L’éducation, dans son étymologie même, c’est : «Educere, ex-ducere, c’est conduire « hors de »  rappelle le philosophe Henri Pena-Ruiz dans Le Philosophoire.

 

Ecoutons George Sand…


 «  Mes pensées avaient pris ce cours,

et je ne m'apercevais pas que cette confiance dans l'éducabilité de l'homme était fortifiée en moi par des influences extérieures.  »


George Sand, La mare au diable,  Folio Classique, 892,  P 37.

 

Ce blog se propose de partager des outils pédagogiques, des moments d'expériences, des savoirs, des lectures, de transmettre des informations relatives à la pédagogie ordinaire et spécialisée, des idées d’activités dans les classes allant du CP au CM2 en passant par la CLIS. Enfin, on y trouvera aussi quelques pensées plus personnelles.

  Fond accueil

« Notre savoir est toujours provisoire, il n'a pas de fin. Ce n'est pas l'âge qui est le facteur déterminant de nos conceptions ; le nombre de « rencontres » que nous avons eues avec tel ou tel savoir l'est davantage, ainsi que la qualité de l'aide que nous avons eues pour les interpréter... »

Britt-Mari Barth, le savoir en construction.

 ________________________________________________________________________________________________

1 Le Philosophoire, L’éducation, n° 33, P16  

2 P 52, Britt-Mari Barth – Le savoir en construction – Retz – Paris – 2004 – Isbn : 978725622347

 

 

Samedi 26 mai 2012 6 26 /05 /Mai /2012 08:22

sacs_plastique_arbre---Christian-Coulombe.jpg

 

Ronde bucolique d’un sac épris d’esthétique.

Gonflé par le vent, saisi d’une liberté bouffonne, 

Le détritus vrille, roule, aérien,  

Encouragé par les courants, 

Le voile se soulève - joue des élévations - descend, remonte, glisse.

Libre, l’insensé perfectionne - ici, une envolée,

- là, une virevolte souple et passionnée,

Le vide s’emplit de légèreté. 

 

De son drapé pétrolier, on voit poindre une beauté éphémère,

Un art ?

Une symphonie, 

Un déploiement, des volutes, 

Un rythme,

Un chiffonnement ajusté au sens des éléments,

Un flou adapté aux forces en mouvement.

 

Un ballet macabre ?

                                      Un ballet !

 

Gonflé d’orgueil, 

Il croit voler - là où un rien l’emporte,

Il croit se dresser – là où une aspiration le pince,

Il croit s’élever - là où un souffle le cogne,

Il pense créer, là où un juste équilibre – précaire – et dérisoire,

Une poussée, 

Une folie passagère, pittoresque, convergent en de fantasques évènements.

 

On voit dans cette perdition – la belle et agréable sarabande d’un ange,

L’abandon esthétique d’une pellicule vibrante,

Encore un court instant,

Plastique – plastique – du sac plastique,

Le beau se joue du caniveau.

 

De la brise farceuse, surgit la vie de l’excrément, 

De la dépression d’un air badin, naît la poétique du néant. 

 

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Merci à V. l'inspiratrice de ces quelques mots,

cette Vidéo provient de son dernier billet : American derviche

 

 

Par Le chêne parlant - Publié dans : poésie - Communauté : Secrets d'école
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Dimanche 20 mai 2012 7 20 /05 /Mai /2012 09:19

Logo_illettrismeLD_WEBSITE.jpgLisez rapidement ceci :

Cet aiseau  vert a vn joli bcc.

« A votre insu – explique Stanislas Dehaene - votre cerveau vient de résoudre sans effort toute une série de difficultés… le mot oiseau, les lettres « o » et « a » ont exactement la même forme… la voyelle « u » qui débute le mot « un » est en fait une consonne « v » … les deux lettres du mot « bec » sont les mêmes. L’ambiguïté est résolue par le contexte… l’interprétation « bec » convient à la fois du point de vue de la prononciation et du sens. » p 79. 

 

Dans l’article précédent, nous avons repéré et explicité un certain nombre d’opérations effectuées par notre cerveau lors de la lecture. Le traitement s’effectue :

1) très rapidement, 

2) en parallèle, 

3) par bigrammes.

 

L'aire mobilisée est toujours la même, chez tous les lecteurs.

Quel-circuit-cerebral-mobilise-t-on-pour-lire.JPG  Comment-ce-circuit-se-developpe-t-il--2.jpg  

Mais après tout, repérer des mots en leur entier, apprendre des listes de mots, où serait le mal ? Pratiquer ainsi, ne serait-ce pas là compléter un dispositif syllabique existant, étendre le champ des voies d’apprentissages possibles ? Jouer sur tous les tableaux ? En quoi, après tout, serait-ce négatif ?

 

Pour y voir plus clair, voici le compte-rendu des expériences pratiquées par Bruce McCandliss, professeur à  l'Institut Sackler de New York. 

L’expérience est simple, Bruce McCandliss afin d’éviter tout effet parasite dû à une connaissance antérieure a créé un nouvel alphabet. Pour saisir le fonctionnement de ce dernier, il faut bien sûr  connaître son mode de fonctionnement. La lecture commence du bas pour finir en haut. L’alphabet s’écrit « … à  l'aide de lettres dont les traits et les courbes se touchent de sorte que leurs courbes forment un contour global continu. Voici quatre mots écrits dans cet alphabet : » (Page 298).

 mots-en-globale.JPG

 

Ici, les mots ont trois lettres. 

 lettre-T.JPG

 

      La lettre T est présente dans tous les mots. Mais elle n’a pas été donnée. 

Le chercheur américain commença donc à faire mémoriser ces mots à différents groupes d’étudiants. Pour les uns, il s’agissait de les mémoriser globalement.

Quant aux autres, il leur révéla de quelle manière ces mots se lisaient, c’est-à-dire – rappelons-le - de bas en haut.  

 

1 jour après : ceux qui lisaient en global connaissaient mieux les mots que ceux qui tentaient de décomposer les lettres. 

La méthode globale serait-elle plus facile ?

 

N’allons pas trop vite. Poursuivons…

 

Le chercheur continua – jour après jour - à distribuer des listes de mots. 

Chaque mot nouveau présentant une nouvelle difficulté de mémorisation, les étudiants lisant de manière globale devaient - à chaque fois - tout reprendre à zéro. Ceux – au contraire - ayant développé des stratégies de décomposition (analytique) commençaient à gagner du terrain. « L’identification des lettres et des graphèmes demande initialement plus d'efforts – nous dit Stanislas Dehaene -  mais les bénéfices en sont vite évidents. » (1)

 

A la fin de l’expérience, vous vous en doutez, le différentiel de rapidité de lecture fut conséquent. Mais le plus important ne se situe pas là. Car après tout, me direz-vous en toute logique, cela confirme nos dires : apprenons des mots globalement en début d’apprentissage de la lecture et  complétons par des stratégies syllabiques. Ainsi les élèves sauront plus rapidement repérer des mots – donc lire de petits textes – qu’ils pourront par la suite décrypter.

Nous gagnerons ainsi du temps.

 

Ainsi naquit la méthode mixte. 

Soit l’apprentissage d’une liste (de 4 à 10) mots à mémoriser journellement, tout en pratiquant des décompositions de mots en lettres et syllabes. 

Cette méthode semble tout avoir pour elle.

En effet, elle allie sens et décodage mécanique. 

Au reste, sa pratique est assez courante, voire même s’est largement généralisée. Encore une fois, rappelons-le, tout ceci est fort cohérent – en effet – vu de l’extérieur. 

 

Mais à y regarder de l’intérieur – par le biais de l’IRM – que voit-on ?

 

L’imagerie cérébrale met en évidence deux points qui remettent non seulement ce type de procédure en cause mais l’invalide.

Ces deux points sont d’une extrême importance :

 

1) C’est l’hémisphère droit qui s’active lors de la lecture globale.

2) C’est l’hémisphère gauche (l’aire occipito-temporale ventrale gauche, pour être précis) qui s’active lors de la lecture syllabique.

 

Et alors ? 

 


Quel circuit cérébral mobilise-t-on pour lire?

 

Le problème se situe bien au niveau de la compatibilité des deux régions cérébrales. 

Pour le dire autrement, l’une ne va pas avec l’autre. 

Les-excursinnistes--1894---Henri-Edmond-Cross--Delacroix.JPG

Nuageneuf.

L’hémisphère droit est spécialisé dans la reconnaissance des visages. L’hémisphère gauche étant spécialisé quant à lui dans le langage parlé et la reconnaissance typologique des formes dans l’espace (souvenez-vous des myriades de petits fragments que notre cerveau s’efforce de recomposer, trait par trait, lettre après lettre).   

les-neurones-de-la-lecture-1.JPG Qu-apprend-elle-exactement--2.jpg


Or « les problèmes que posent la reconnaissance des mots ne sont pas les mêmes que ceux que posent la reconnaissance des visages et la mise en connexion n’est évidemment pas la même. » 1’09 de la conférence. « Chaque domaine de reconnaissance visuelle va avoir son propre territoire cortical. » 

 

En gros, renforcer ou travailler l’hémisphère droit ne revient pas à renforcer ou consolider la construction de l’hémisphère gauche mais au contraire va venir affaiblir ce dernier, contrecarrer son élaboration, brouiller le message.

 

Un peu comme si afin d'améliorer votre endurance, vous suiviez à la fois un programme de course de fond, et un autre en sauts d’obstacles. Les fibres musculaires ne sont guère sollicitées de la même manière.

Invariablement, la puissance faisant travailler le muscle en volume, va venir contrecarrer le travail en longueur. 

 

Pour en revenir au sujet qui nous intéresse…

 

« Autrement dit – affirme Stanislas Dehaene -  l'apprentissage par la méthode globale mobilis[e] un circuit inapproprié, diamétralement opposé  à celui de la lecture experte. » (2).

 

Stanislas Dehaene n’hésite d’ailleurs pas à intituler l’un de ses paragraphes : de « L'inefficacité  de la méthode globale »

 

                                        Message on ne peut plus clair.

 

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(1) et (2) Les neurones de la lecture, Stanislas Dehaene.

 

----------------------------------

Une forêt de neurones.

 

Par Le chêne parlant - Publié dans : lecture - écriture - Communauté : La maternelle
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Samedi 12 mai 2012 6 12 /05 /Mai /2012 18:14

Jean-Despujols---la-pensee---avant-1929.jpgLire, oui mais comment - en syllabique, en globale, de manière syllabique durant l'enfance, de manière globale une fois adulte ?  Stanislas Dehaene débroussaille les idées reçues et apporte des réponses sans équivoque. 

 

Lisez ceci  :

A BIRD IN THE

THE HAND IS WORTH

TWO IN THE BUSH.

 

Ce type de test montre combien il est difficile de voir la redondance du « the » pour le lecteur « expert ».

 

C'est que notre système de décodage adulte est ultra performant. 

Pour preuve, un bon lecteur – non pas un très bon lecteur, non, juste un  lecteur ordinaire - peut lire en moyenne 400 à 500 mots par minute.(1) 

 

Contrairement aux idées reçues – et dieu sait si Stanislas Dehaene en balaye bon nombre - ça n’est pas la « forme » du mot – autrement dit l’ « aspect global » - qui joue. Pour preuve, vous lisez aussi bien que vite  :  trois - TROIS ou TrOiS ,

 « c’est – explicite le chercheur - que notre système visuel ne prête aucune attention au contour du mot ni aux lettres montantes ou descendantes : il ne s’intéresse qu’à la reconnaissance invariante de la suite des lettres (2). »

 P-44-fig-1.2--Les-neurones-de-la-lecture-JPG

 

Ceci est de première importance.

Mot---Sihouette.JPGD’abord parce que cela invalide nombre d’exercices dits de « discrimination visuelle » largement sur-utilisés dans les fichiers.

 

Mais il y a pire.

Explications : 

 

Suivant les expérimentations de Jonathan Grainger et Carol Whitney, deux chercheurs en psychologie, il semblerait  que les mots soient codés par bigrammes. 

Stanislas Dehaene commente  : « Il s’agit d’expériences d’amorçage, dans lesquelles on examine si la présentation d’une première chaîne de caractères facilite la lecture d’une seconde… On sait par exemple, que la présentation d’une amorce partielle telle que « jrdn », facilite tout autant la lecture du mot « jardin » - alors qu’une amorce aux lettres mélangées telles que « jtrdvn », « jdrn » ou « dnjr », n’a aucun effet. Cela signifie que les chaînes « jrdn » et « jardin », à une certaine étape du traitement visuel, partagent le même code. » Pages 209 – 210.

 

Chez les élèves de CLIS, ce type d'écrit dénué de voyelles se rencontre régulièrement à un certain stade de la lecture. L'élève écrit : « La vtre rle s la rte » et lit : « La voiture roule sur la route. » 

Naturellement une semaine après, ils se montrent souvent incapables de se relire.

(Les syllabes semi-complexes (oi et ou) sont évidemment plus difficiles à acquérir.)    

 

Néanmoins, poursuit le chercheur, cette lecture par bigramme est si puissante « que l’on puet mmêe lrie des parhess etnèiers dans lsequllees les ltteers de cahucn des mtos ont été mlénaéegs de pocrhe en prchoe, suaf le pmerèrie et la drneèire. » (1) p 210. Cet effet, je l’ai explicité dans l’un de mes articles (syllabique versus globale).

 

Quel code résisterait à une telle salade de lettres ? » Interroge-t-il avant que de poursuivre : « C’est en réfléchissant à cette question que Jonathan Gainger et Carol Whitney en sont venus à proposer que les système visuel des lecteurs code la position relative des lettres, et qu’il le fait en repérant les bigrammes.

 

 « Comment lit-on ? » 

 

Stanislas Dehaene répond à cette question sans détour : lors de la lecture, notre reconnaissance des mots n’est pas « globale ». 

representation-schematique-du-modele-de-McClelland-et-Ru.jpgNotre cerveau analyse les « myriades de petits fragments » qui composent l’objet visuel, en l’occurrence le mot. Puis, trait par trait, notre cerveau va recomposer des lettres, les associer, repérer des combinaisons qui vont le conduire à discriminer le mot « exact ». Ce processus – résultat d’années d’apprentissages - est si rapide qu’il peut laisser accroire à une lecture immédiate et globale (3).

 lecture-codage-lettres.gif

Que nous apprennent ces recherches ?

 

1er enseignement  :   L’apprentissage de la lecture fonctionne du simple au complexe. 

 

Nous en avions le sentiment de ce B. A. ba (4), Stanislas Dehaene confirme cette intuition de manière ferme et définitive :

« Au sein de la voie graphème phonème, les premières connexions à se mettre en place concernent les lettres isolées dont la prononciation est régulière. Progressivement, l’enfant apprend à prononcer les graphèmes plus rares et plus complexes. Il  repère les groupes de consonnes et apprend comment les combiner pour former une chaîne comme « bl » ou « str ». Il mémorise, enfin, des terminaisons ou des morphèmes particuliers dont la prononciation fait exception : la conjugaison « -ent » qui termine les verbes et ne doit doit pas se prononcer an, la terminaison « tion » qui se lit « sion », les mots irréguliers comme « femme » ou « oignon »… Le lecteur expert est avant tout, un fin lettré qui connaît quantité de préfixes, de racines ou de suffixes et les associe sans effort à leur prononciation et à leur sens. » p 271.

 lecture-en-parallelegif.jpg

Alors, où est le piège dans lequel il s’agissait de ne pas tomber ? 

 

Il s'agissait simplement de ne pas confondre la lecture experte de l’adulte et celle de l'enfant. 

Or les scientifiques, les experts de la lecture sont adultes par définition. Leur erreur a consisté au décalque de leur compétence de lecture experte sur les procédures de l'enfant. Stanislas Dehaene résume les résultats de ses nombreuses recherches et expériences.

 

Ce qui est trompeur, c’est que chez l’adulte, la longueur des mots n’influe en rien sur la rapidité de lecture. 

Ceci est un fait. 

Mais à partir de ce fait, les chercheur ont établi une interprétation erronée, ils en ont déduit que le lecteur ne tenait pas compte des lettres. Cette hypothèse a été invalidée par l’IRM. 

En réalité, les lettres sont traitées en parallèle, d’une manière si rapide que ce traitement passe inaperçu.

Nous en faisons l’expérience dès lors que nous lisons des mots nouveaux, notamment dans le cas d’une langue étrangère. En ce cas, pas de mystère : nous décodons le mot syllabe après syllabe. 

 

Au reste, ajoute Stanislas Dehaene, le temps de lecture des enfants est bien conforme à cette hypothèse de lecture syllabique.  « Pendant les années d’apprentissage, le temps de lecture est strictement proportionnel au nombre de lettres, et cet effet de longueur met plusieurs années à disparaître. Ainsi est-il encore plus évident chez l’enfant que la lecture n’est pas globale. » P 296.

 

2ième enseignement : Non seulement nous ne lisons pas de manière globale mais utiliser des méthodes globales pour lire est néfaste !

 

Mais il ne suffit pas d’avancer cet argument pour en valider la véracité.

 

Encore s’agit-il de le prouver.

 

Au prochain épisode… Quel suspens ! 

 

----------------------------

 

(1) « … la plupart des bons lecteurs… lisent aux alentours de 400 à 500 mots par minute. » Les neurones de la lecture. p 42.

(2) p 43, Stanislas Dehaene : C’est ça que l’on appelle le problème de l’ « invariance perceptive ». 

(3): « … les opérations que réalise notre cerveau n’ont rien de commun avec une quelconque reconnaissance « globale » de la forme des mots […] L’objet visuel est explosé en myriades de petits fragments que notre cerveau s’efforce de recomposer, trait par trait, lettre après lettre. Reconnaître un mot, c’est d’abord analyser sa chaîne de lettres et y repérer des combinaisons de lettres (syllabes, préfixes, suffixes, racines de mots) pour enfin les associer à des sons et à du sens. C’est seulement parce que ces opérations ont été automatisées par des années d’apprentissage et se déroulent en parallèle, hors de notre conscience, qu’a pu persister pendant tant d’années l’hypothèse naïve d’une lecture immédiate et globale. […] p 28-29

 

(4) : « Lorsque nous ânonnons B.A. – BA, le planum temporale apprend progressivement à reconnaître les correspondances entre  la sonorité et l’apparence des lettres. A l’âge adulte, ces liens entre graphèmes et phonèmes s’automatisent et prennent la forme d’un véritable réflexe de conversion des lettres en sons. » p 152.

« … la communauté scientifique. Pour les uns, le passage par le son est essentiel – le langage écrit, après tout, n’est qu’un sous-produit du langage oral et nous devrions donc toujours passer par la voie des sons, ou voie phonologique, avant d’en retrouver le sens. Pour les autres, le passage par la phonologie n’est qu’une étape initiale, caractéristique du lecteur débutant. Chez le bon lecteur, la lecture efficace passerait par une voie directe ou voie lexicale, en ligne directe depuis la chaîne de lettres jusqu’au sens du mot. Aujourd’hui, un consensus se dégage : chez l’adulte, les deux voies de lecture existent et sont activées simultanément.» p 53.

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Les neurones de la lecture.

 

Cliquez pour avoir accès à la conférence. 

 img-1-small480.jpg

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Pour aller plus loin...   

(Médiation phonologique, Accès lexical et contrôle oculomoteur en lecture.)

 

Lille 3.


Par Le chêne parlant - Publié dans : lecture - écriture - Communauté : Ecole
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