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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 19:00
Guillaume Le Blanc - Photo Virginie Le Chêne parlant

Guillaume Le Blanc - Photo Virginie Le Chêne parlant

Pour Yves Michaud, pas de doute, « La Bienveillance » est un facilitateur de relations sociales. En revanche, cette dernière ne saurait constituer un principe de réunion de la communauté politique.
En effet, la « bienveillance » utilisée à des fins politiques peut comporter bien des effets pervers et, même, constituer un véritable principe d’aveuglement.

 

Yves Michaud - Stanislas d'Ornano - Guillaume Le Blanc- Photo Virginie Le chêne parlant

Yves Michaud - Stanislas d'Ornano - Guillaume Le Blanc- Photo Virginie Le chêne parlant

Le philosophe s’explique et nous met en garde contre les « illusions rêveuses ».  Ce voile de bons sentiments masquant  les courants négatifs à l’œuvre. Cette bonne conscience oublieuse des changements sociétaux – radicaux - en train de se produire.
Aussi, face aux besoins certes nécessaires d’aider les plus démunis,  le citoyen avisé - que nous sommes peut-être…  du moins espérons-le… - ne doit pas oublier d’observer la réalité en face. Ne doit pas s’interdire de constater, donc de dénoncer, une modernité glaçante où la montée des fondamentalismes côtoie les populismes grinçants. Où la flèche des inégalités atteint les nuées d’incivilités. Où la tornade de l’ignorance noie la réflexion de pensées toutes faites et abreuve l’inquiétude de réponses faciles.

Au bord de l’inhumain en expansion, Guillaume Le Blanc se place, quant à lui, du côté de la fragilité sociale. Rendant  une voix aux invisibles, aux oubliés de la société, le philosophe milite pour la création d’un « Parlement des invisibles », défend l’idée d’un « Parlement des inaudibles ».

Deux points de vue  – donc – semblant diamétralement opposés.

                            Deux sommets pourtant positionnés sur des Alpes sans chaînes.

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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 08:23
Anne Boissière- Cité philo - Photo : Virginie Le chêne parlant 12-11-16

Anne Boissière- Cité philo - Photo : Virginie Le chêne parlant 12-11-16

En partenariat avec Cité Philo. Merci à Gilbert Glasman.

En partenariat avec Cité Philo. Merci à Gilbert Glasman.

     L’écoute, la réception, l’abandon aux sens sont vécus comme lieux de l’inutile, instants où la passivité offre un paysage sans intérêt à perte de temps.
Comment, dès lors, provoquer des partages affectifs ? Comment sentir l’espace ? Allumer l’étincelle du vivant ? Comment voyager en terre de saisissement ? Convoquer cette lueur clandestine où bouillonnent les vapeurs sensitives ?  Spirituelles ?
La  Directrice du Centre d'Etude des Arts Contemporains, Anne Boissière, bat la pensée au rythme de l'émotion, de la finesse et de l'affectivité, voit le mouvement comme principe de résonance, de vibrations.
   Place au saisissement.
      Plein des dimensions primitives de pensées, on se laisse gagner par de salutaires arrêts sur vitesse.
 Pause. 
        Enfin, se poser. Se reposer. Etre là.

Traversée :
Walter Benjamin voit dans la « Narration », un mode de communication : le lit d’un partage affectif, tout en rapport à l’autre.  Accordage.  Contact.
La réunion d’une communauté.
La narration organise une relation entre les hommes, évoque la professeure d'esthétique à l'Université de Lille 3. Le narrateur écoute et transmet, fait part de son vécu et de ce qu’il ressent. Organise une relation langagière effective, un « champ de présences » , une tonicité où la pulsion des mots est une impulsion vers l’autre.
     Effectivement, les mots du poète sont la preuve d’une certaine unité cérébrale... L'essence des textes peut enivrer. Montrer, guider, ouvrir tout en fermant les yeux.

Voyage vers l’ici où la parole est humaine et la pensée saisissante.
 Là où le roulis du texte peuple l’instant d’instants. Là où l’on ne se préoccupe ni de faim ni de soif. Là où le moment vous emmène avec soi et vous tient par l’esprit. Des flots d'images adviennent.  Le courant emporte.


        Gagne en partage d’instants.  Nous rend tout-à-fait ensembles, présents à autrui.  

 
 

Anne Boissière - L'Art du sentir.

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Anne Boissière- Cité philo - Photo Virginie Le chêne parlant 12-11-16

Anne Boissière- Cité philo - Photo Virginie Le chêne parlant 12-11-16

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 04:02

Photo - Jamie Baldridge 

 

jamie_baldridge--1.jpg

« En nous traitant
comme des êtres pensants,
Bruner faisait
que nous le devenions. »
David Olson… 
Emilia Ferreiro -
Culture et éducation. 

 « On ne perçoit que ce qu'on conçoit. »

Britt-Mari Barth

Le savoir en construction.

Travail de synthèse élaboré à partir de ma conférence donnée le 9 janvier 2013 en la salle des fêtes de Marchiennes.
Merci à Monsieur l'Inspecteur, Olivier Graff de sa confiance.


Regarder le monde de la lecture et de l’écriture avec plus de clarté,  essayer de le comprendre, telle est la « philosophie » d’Emilia Ferreiro.
La chercheuse soutient et prépare son doctorat sous la direction de Piaget en 1970. 
Pour rappel, en 1970, l’enseignement est strictement syllabique – aucun passage par l’album.

 

 Quel dispositif d’étude ?


Emilia Ferreiro a cherché à savoir :
Comment un enfant lisait avant de lire ? 1*
Comment un enfant écrivait avant d’écrire ?

Pour ce faire, elle a employé un dispositif conséquent :
159 classes – 61 écoles – 6ans 2 mois et 6 ans 10 mois. 959 élèves. ( 3680 Entretiens de 60 min – entre 45 et 90 min où l’enfant acquiert un statut de « partenaire intellectuel » - 3*
Le groupe de chercheur a fait : 1) produire des lettres, chiffres, 2) écriture et analyse du prénom, 3) analyse de parties de phrases, 4) permutation de phrases, 5) écriture de mots et phrases, 6) écriture avec images, 7) lecture avec images. Comment s’y apprennent-ils ? p18.


Le but étant de : rendre clair – évident - le fonctionnement de l’écrit, et ce pour tous les élèves. 2*

Le moyen employé par la chercheuse est simple : il s'agit de développer le savoir métalinguistique, c’est-à-dire la capacité de l’enfant à réfléchir sur le langage.

 

 

 Agnès Obel

 

 

 

Pour des raisons de droits, les images seront changées au fur et à mesure. 'l'article est modifié. Ce dernier en son entier est disponible ici sur blogger

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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 14:05
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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 14:02


Comment échapper à l’absolue liquidité des heures, à la continuité des jours, l’insensibilité des mois ? Comment sortir du coma ? Sentir les pulsations sous les visages lisses des passagers d’un train partant dans le matin froid ? Comment, enfin, percevoir des gouttes de présences noyées dans le mouvement d’une foule avançant à débit constant ?

Il y a les pratiques à risque – bien sûr – ces palpitations du danger où la mort frôle la terre du vivant. Ce besoin de côtoyer le frémissant, cette soif du fracas, cette possibilité du pire, cette fréquentation du vertige… Bref, tout ce qui permet d’échapper au bourbier de l’ordinaire et de sortir – tête haute - de la défécation du présent. C’est que – savent-ils - L’infini n’est pas la répétition éternelle d’un même mais l’effondrement d’un tout réalisé en un point précis. C’est une condensation. Une brèche, une déchirure, un électrochoc.  
Le volume d’un univers contenu dans un dé à coudre.
Néanmoins, si s’évader de l’invariable réclame – certes quelques exceptions -  il est d’autres façons d’être saisi. Il est bien des manières de suspendre sa chute au milieu d’un ciel titubant. 
Lesquelles ? Celles des mots qui vous ferment les yeux. Des phrases qui soulèvent et abandonnent le corps en lettres de pensées. Là où le roulis du texte peuple l’instant d’instants. Là où l’on ne se préoccupe ni de faim ni de soif, pas plus de vie que de mort. 

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Présentation

  • : Le chêne parlant
  • Le chêne parlant
  • : L'éclectisme au service de la pédagogie & L'art de suivre les chemins buissonniers. Blogue de Virginie Chrétien chrétien. Maître formatrice en lien avec l'ESPE de Lille. Rédactrice chez Slow Classes. Partenariat : philosophie Magazine. Écrivaine : La 6ème extinction - Virginie Oak.
  • Contact

Introduction.

L’éducation, dans son étymologie même, c’est : «Educere, ex-ducere, c’est conduire « hors de » rappelle le philosophe Henri Pena-Ruiz dans Le Philosophoire. Charles Coutel parle quant à lui d'[Educarea] ēdŭcāre ‘prendre soin de l’ignorance de l’élève’. "Le rôle de l’éducation - dit-il - c’est de me disposer à mon humanité en moi grâce à mon instruction." Ecoutons George Sand… « Mes pensées avaient pris ce cours, et je ne m'apercevais pas que cette confiance dans l'éducabilité de l'homme était fortifiée en moi par des influences extérieures. » George Sand, La mare au diable, Folio Classique, 892, P 37. Ce blogue se propose de partager des outils pédagogiques, des moments d'expériences, des savoirs, des lectures, de transmettre des informations relatives à la pédagogie ordinaire et spécialisée, des idées d’activités dans les classes allant du CP au CM2 en passant par la CLIS. Enfin, on y trouvera aussi quelques pensées plus personnelles. « Notre savoir est toujours provisoire, il n'a pas de fin. Ce n'est pas l'âge qui est le facteur déterminant de nos conceptions ; le nombre de « rencontres » que nous avons eues avec tel ou tel savoir l'est davantage, ainsi que la qualité de l'aide que nous avons eues pour les interpréter... » Britt-Mari Barth, le savoir en construction. ________________________________________________________________________________________________ 1 Le Philosophoire, L’éducation, n° 33, P16 2 P 52, Britt-Mari Barth – Le savoir en construction – Retz – Paris – 2004 – Isbn : 978725622347

Contributions et Partenariats.

Contributions gracieuses : Magazine Slow-classes. Numéro 1 Faire Mouche en géométrie et 2. Le moulinet à vent : mettre des mathématiques dans les voiles. ....... SLOW CLASSES : Slow Classes __________________________________________ Partenariat gracieux Philosophie Magazine. Philomag ________________________________________

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