Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 16:16
Robert Shana ParkeHarrison - Icare  -

Robert Shana ParkeHarrison - Icare -

Robert Shana ParkeHarrison - Galery. 

« Soyez le changement de ce que vous voulez être » Gandi


 « Etre le héros de sa vie », voilà l’esprit des productions américaines. 


Dans la série télévisée Arrow, le fils de bonne famille - Oliver Queen - lutte pour son émancipation.
L’œil du spectateur admire l’acteur plein d’assurance. L’éphèbe épris de justice combine deux éléments. D’abord, il se rachète une conduite – de goujat sans manières ni morale, le Don Juan s’éprend de bien et de justice (les trois-quarts des productions américaines sont téléphonées depuis ce code de la rédemption). Ensuite, plein de cette audace courageuse, l’âme r-éveillée effectue avec succès toutes ses missions, atteint tous ses désirs. 
Confronté au danger, à la violence, face aux ennemis, Olly – diminutif d’Oliver -  se tient droit, présent dans son univers, courageux au possible. Contrairement à vous et moi, cet « action man » détient une limpide ténacité, une intensité muette - une puissance. Sa respiration, se fait brise. Ses déplacements ont l’adresse du vent éveillé. Tout à coup, on hume son impatiente envie d’en découdre. Dans un magnifique moment de bravoure, la force-fragile affronte le pire sans s’accabler, se joue des odeurs organiques, enfin, contre vents et marée,  en un happy end glorieux : triomphe. 


Ainsi naît l’accomplissement – l’être fictionnel exécute ses plans et les mène à leur terme. En réalisant tout en se réalisant, en accomplissant sans coup férir, le héros fait surgir le résultat de la  promesse, du désir - la réalité. 


« Le libre arbitre est un effet de survie » nous apprend Michel Onfray dans un entretien avec Pierre Rhabhi.
Reprenons le paragraphe en son entier :
« Vous le formulez très bien », dit Michel Onfray à Pierre Rabhi. Le philosophe poursuit : « Le libre arbitre est un effet de survie. Arrive un moment où l’on se dit : soit je me laisse faire et je suis broyé, soit je survis, et, dès lors, il faut que je prenne mon destin en main. C’est là qu’on se « crée liberté », pour le dire comme Nietzsche. A priori, on n’a pas la liberté de choisir sa vie. Mais c’est parce qu’on construit son propre libre arbitre qu’un jour, alors, on peut dire non : je ne veux pas de cette vie-là, j’en veux une autre. » Philomagazine


 

Effectivement, Myster Queen fonctionne à la survie. Au moins durant son séjour forcé sur l’île, l’héritier  millionnaire en dollars ne l’est pas moins en exploits.  Doué d’un courage construit par l’épreuve - celle d’avoir perdu son père -, confronté aux divers agents du mal en raison d’un complot fomenté contre sa famille, l’esprit défensif devient offensif . 
Autrement dit : le beau gosse dégomme tous les méchants un par un. 

 

D’accord « celui qui le veut, le peut », voilà les ressorts de la fiction. Mais dans la ‘vraie vie’, qu’en est-il vraiment ?


L’adage germanique ayant bercé mes années de collège – et la jeunesse de Cynthia Fleury - est-il vérifiable ?  Le « Wer will, der kann » que l’on nous faisait écrire en première page du cahier, le « quand on veut, on peut », est-il proverbial ou artificiel ?


Quelques exemples…
Premier cas : L’étudiante se paye des études et, par là même, s’arrache à son destin. 
Prenant son avenir en main, la  fille a décidé de détruire l’injonction qui lui était faite de rester à sa place – de ne pas se la jouer « futée », de ne pas faire « sa maligne », bref, de ne pas dépasser le maître. 
La chose est réalisable. Cette dernière a un toit où dormir. Le produit de son travail salarié peut donc être affecté aux études.
Aurait-elle agit de même si cette dernière s’était trouvée à la rue ? 
Peu probable. Comment, en effet, subvenir à des besoins propres et à des frais d’inscription de concert ? 


Autre exemple : dans un magasin de vêtements, une vendeuse exerce ses talents.

En pleine après-midi, la responsable régionale débarque et ordonne : virez-moi ça !
Etant sous période d’essai, le sort de la recrue est - quoi qu’il advienne - scellé. 
Pourtant,  la directrice du magasin – lucide de la réaction en chaîne que va entraîner sa réponse - oppose un non catégorique. 
Voilà de quoi se réjouir, nous exclamons-nous. La jeune âme vivant en famille a osé dire « non », s’est crée liberté. On a envie de croire en l’universalité d’une réponse si belle, d’en faire un exemple, un automatisme, une valeur cardinale, un fait acquis. Une composante de la grandeur humaine.
Pourtant, cette personne aurait-elle agi à l’identique, seule, avec un enfant à charge ?
Soyons honnête – à moins d’être une complète irresponsable - , l’employée restera à sa place. Cette fois, la travailleuse dans le  prêt-à-penser-fémimin éprise de bien, pleine de la volonté de se « créer liberté », s’écrasera, se taira, obéira. 
Question non de lâcheté – ou de manque de courage - mais de responsabilité. De nécessité.

 Eugène Atget - Avenue de l'observatoire - 1926 ou... Vitrification.

Eugène Atget - Avenue de l'observatoire - 1926 ou... Vitrification.

Ruwen Ogien,  dans un excellent livre intitulé "L'influence de l'odeur des croissants chauds sur la bonté humaine" 2011, décrit très précisément l’influence exercée par une odeur, une rencontre, une dispute voire même un tas de feuille tombé au sol sur des choix décisionnels futurs 1*.


Mais revenons à nos vouloirs.
Quels sont les ingrédients de ce « je veux »  ? Quelle est la nature de son pouvoir ?
Peut-on faire « de [sa] vie un rêve et d’un rêve une réalité. » comme l’indique Antoine de Saint-Exupéry. Lequel - ironie de l’histoire - a été viré d’un journal par manque d’imagination
 
Retour à la case fiction.
On assimile souvent Matrix à un film traitant de la réalité, dénonçant l’illusion. 


Néo, le héros de la superproduction hollywoodienne  – a toujours su que quelque chose n’allait pas dans sa vie. Raison pourquoi le placide jeune homme choisit de suivre le chemin de la vérité, de combattre, donc, les agents « Smiths » et autres programmes.


Dès le départ, souligne le glossaire des principaux symboles, concepts et personnages, Neo apparaît épuisé, fatigué 2* p 165. 
Pourquoi ? 
« L’épuisement favorise les justes. », nous indique le résumé du film. « Les grands hommes trouvent la fortune et n’encourent aucun blâme. » «[…] au milieu des épreuves, la joie peut être préservée – et là réside précisément la dimension fertile de l’épuisement. […] Si l’épuisement est abordé avec rigueur, l’être s’accorde avec l’instant. » 2 * p 167.
Pour ma part, j’y lis non un accord ou une voie d’accomplissement mais essentiellement une réaction 2* p 166.

 

"La prophétie était un mensonge. L'élu n'a jamais été prévu pour mettre fin à quoi que ce soit. Ce n'était qu'un système de contrôle de plus." A cela, Morpheus est obligé de répondre : "Je n'y crois pas." Mais il reconnait un peu plus tard : "j'ai eu un rêve, et ce rêve m'a maintenant abandonné." in Matrix,machine philosophique, ed ellipses, p 164.

Développement :
Conformément à l’ordinaire des fictions, Neo agit. 
Avalant la pilule rouge – l’image n’est pas mince - le guerrier entre en action.
Résultat, sans préparation ni indications, notre oiseau voulant subjuguer le ciel - tel Icare le soleil - s’écrase lourdement sur le macadam. Jusqu’à la fin du film, notre soldat de la vérité se confronte avec violence à la fiction du réel. 
Comme dans la vraie vie, atteindre un but réclame pratique et apprentissage. (Heureuse chose que l’existence de logiciels accélérés – on en réclame.) 
Mais ce n’est pas tout, chacun de ses combats sont un fatras de déconvenues. Néo n’est pas seul.
Son vouloir s’oppose à celui d’autrui. Ses buts, ses idéaux de réussite, son envie de vaincre se heurte systématiquement - avec violence - à la voix poussiéreuse de l’agent Smith, aux sarcasmes du Mérovingien, à la fluidité métallique de jumeaux spectraux. L’engagé tourbillonne alors dans une suite de chutes sans profondeur contrôlée. Sa conviction décline au rythme de l’obscurité lui barrant la route. Au goût de ses victoires et de ses défaites involontaires.
Peu à peu, l’horizon se trouble,  sa force, celle là même qui se contorsionne violemment pour atteindre la lumière, s’amenuise. Le ciel s’écroule. L’avenir est incertain. 
Le vouloir ne saurait donc suffire au pouvoir.  
La volonté n’est qu’impulsion de départ. L’aiguillon du changement une pointe sans obligation de résultat. Si la flèche ne pique, elle n’atteint bien souvent  rien d’autre que vous-même. 


 La rude découverte n’a pourtant rien d’original.
   Le glorieux Achille - hêrôs d’Homère entre les héros - chef de guerre incontestable sera frappé par derrière : éliminé d’une simple flèche au talon par le lâche Paris. Siegfried vulnérable d’une feuille tombée sur son épaule sera frappé par Hagen. Jeanne d’Arc ? La bergère brûlée vive est carbonisée au feu de sa foi de réussite.

     Même Vercingétorix et César atteints tous deux d’un Syndrome de personnalité aigu – celui de se prendre pour des "demi-dieux" – seront trahis par la contingence des évènements. 



Le héros a besoin de « clés » qu’il ne détient pas ; 


L’espèce vaillante, forte, intrépide, entière tel Ryan Gosling de ‘Drive’ veut. Mais l’ange mafieux à l’air placide doute. Comme Neo, il sait où ses pas les mènent. La solitude, le silence ne sont point force mais faiblesse, interrogation, confusion mentale. 


Le destin, l’autre nom d’une vie dénuée de pronostics, recordée à de misérables faiblesses, d’actions incomplètes, d’espérances malades. 

Elu, L’éclairé sait : aller au devant de sa mort, c’est aller au devant de sa vie.


 Néo est un accablé. .. 


                       Un guerrier du néant et du vide.
    

Drive - A real hero.

Voluntas (Question chrétienne arendt faculté inventée par les grecs – voluntas ne correspond pas à la boulesis grecque , c’est « la capacité de choisir entre des possibles »… des possibles prédestinés – choisir une « optique après une délibération », volonté rationnelle , c’est une  délibération (image de la balance revient souvent) « La pensée la plus aboutie fait pliée la volonté » Gaelle 

« Toute décision est déterminée par des raisons » Raphaël Enthoven – « aucun choix n’est un choix » Raphaël Enthoven il y a illusion de choisir chaque choix  « épouser le cours des choses ; » « La vie ne s’arrête pas à la mienne » R enthoven 27/04/ 2010 – l ‘histoire du courage


Jankélévitch ( penseur du fidèle courage – les vertus et l’amour » tome 2 du traité des vertus chapitre sur le courage
(dire aussi que nous sommes tous comparables)

 

Cynthia fleury 28/04/2010 ‘la fin du courage’

Les nouveaux chemins de la connaissance : Courage ! 3/5 : "La fin du courage"
courage (force opérative chez Jankélévitch ) « l’échec n’est pas la défaite » RE 
on fait sujet – seuil inaugural de la décision (Jankélévitch)  quand on veut on peut (il faut le vouloir vraiment ) 
« Ca vous fait sujet – ça vous rattache au monde ; » [mais ça ne se décrète pas]  
organisation de la forfaiture.
La démocratie ça ne marche pas tout seul. On gagne toujours contre un autre camp 
45 min : «On se rend compte que souvent voilà le courage, ça ne paye pas.  Donc à quoi bon être courageux dans ce monde. Mieux vaut être le passager clandestin – je l’ai dit tout à l’heure - de sa propre vie et on va passer entre les gouttes. [….] Dans le monde du travail chacun reconnaît que ça ne va pas, ça dysfonctionne un maximum […] C’est totalement le désastre . Et pourtant , chacun continue à tenir encore un  moment de plus.  Donc vous avez un  dessaisissement du courage dans le monde du travail. … Sur le monde du travail, il fallait se ressaisir de la chose. »

 

Citations : 

 

 "les hommes se trompent aisément, et souvent s’obstinent à ce qui leur plaît, sans savoir si ce qui leur plaît est possible."P 271 : …
Alain – Propos sur les pouvoirs – Folio Essais – Gallimard 1985 – Cher 2009 - ISBN 978-2-07-032278-7
 

 

p 378 : Vouloir, c’est ne pas pouvoir. Quiconque a pu agir l’a voulu avant de pourvoir le faire mais seulement après l’avoir pu effectivement. Quiconque veut ne pourra jamais, car il se perd à vouloir. Je crois que ces principes sont fondamentaux.
Fernando Pessoa – Le livre de l’intranquillité. Christian Bourgois éditeur. 1999. ISBN : 2-267-01516-1
 

Tomasz Gudzowaty - Le pouvoir de la volonté  -

Tomasz Gudzowaty - Le pouvoir de la volonté -

Skyfall - Bond - James Bond 007

Tomasz Gudzowaty - Galery -  

Bibliographie :

 

1* "L'Influence de l'odeur des croissants chauds sur la bonté humaine et autres questions de philosophie morale expérimentale", de Ruwen Ogien - Grasset.

france Culture.  

Article du Monde

 

2 * "La prophétie était un mensonge. L'élu n'a jamais été prévu pour mettre fin à quoi que ce soit. Ce n'était qu'un système de contrôle de plus." A cela, Morpheus est obligé de répondre : "Je n'y crois pas." Mais il reconnaît un peu plus tard : "j'ai eu un rêve, et ce rêve m'a maintenant abandonné." in Matrix ;machine philosophique, ed ellipses, p 164.

 

 Tomasz Gudzowaty. - pouvoir de la volonté.   

Tomasz Gudzowaty. - pouvoir de la volonté.

Tomasz Gudzowaty. - pouvoir de la volonté.

Un peu d'humour : La vraie vie.

Partager cet article

Repost 0
Published by Le chêne parlant - dans Films - séries
commenter cet article

commentaires

k.role 20/01/2014 11:42

Chère Virginie,
J'ai cru que votre blog avait disparu. Ouf, il n'en est rien...
bonne journée
Carole

Ludivine 18/01/2014 20:43

Bonsoir Carole,
Une petite rectification concernant les "progrès" : je ne faisais que citer John Searle http://socrates.berkeley.edu/~jsearle/ (C.V. plus qu'impressionnant :)).

Savoir, dans le sens d'avoir conscience, que l'on est déterminés, n'est-ce pas déjà changer ce déterminisme et par la même la part de notre libre arbitre ?

En fin de compte, ce qui m'intéresse vraiment ce n'est pas la preuve de l'existence du libre arbitre. Mais plutôt d'imaginer les raisons (le pour(-quoi)) pour lesquelles nous continuons à prendre des (ou justement l'absence de) décisions qui vont à l'encontre de notre bien-être.

le chêne vert, quoique... 20/01/2014 19:43

Chère K.role,

Du signe du poisson, me voici devenue écrevisse.

k.role 20/01/2014 03:00

A la faveur de la nuit, chère Ludivine, je reprends le cours de cette réflexion, pour tout dire, je n'ai pas la culture philosophique, de notre chère hôte, que je salue chaleureusement au passage. Ma philosophie dilettante s'inspire surtout de mes rêveries autour du théâtre... Tout à commencé par une réflexion sur la vie comme théâtre. Si nous envisageons la vie comme un jeu, même tragique, nous pouvons concevoir la part de libre arbitre que nous portons en nous... Ce que je dis n'a rien de scientifique, je le répète c'est une rêverie, mais qui trouve sa source dans le génie de certains esprits que je considère comme éclairés (Shakespeare, Pirandello). Sur ce blog, j'ai découvert que Sartre avait fait la même hypothèse avec son "garçon de café", cela m'a frappé. Il n'empêche que pour moi, la spéculation philosophique n'a pas la même force de conviction que le théâtre pour décrire notre humanité, ses contradictions, ses dialectiques profondes. En tout cas, je ne pense pas que l'on puisse résoudre ces questions, Elles sont à poser, à soupeser, à explorer, avec l'instrument imparfait dont nous disposons : le langage. Si nous sommes libres ? je le crois, ne serait-ce que par le langage qui nous permet de tout inventer, de tout imaginer, de dépasser les limites du monde concret.
sur ce... bonne nuit tout le monde;
Carole

k.role 16/01/2014 11:17

Au fait : une petite coïncidence bloguistique ici :
http://oniromancies.blogspot.fr/2014/01/le-cerveau-invente-la-contingence.html
bonne journée Virginie

Axel 18/01/2014 10:21

Chere K.role,

Je n’ai plus un souvenir exact de cette émission, mais oui, le sentiment que j’ai éprouvé correspond à ce que vous décrivez : une bouillie approximative sur fond de « réjouissons-nous ».

k.role 17/01/2014 15:02

Cher Axel,
merci pour ce lien. J'ai écouté et comme vous, je suis agacée. Quelque chose cloche ! Pourtant, je me sens assez proche de l'existentialisme de Sartre, qui affirme que l'homme est fondamentalement libre et feint de l'ignorer. Pour affirmer une telle idée, face à la puissance de l'idée contraire, cela demande une grande finesse et beaucoup de rigueur. mais une telle bouillie défend très mal l'idée Sartrienne, et même la pervertie. c'est cela qui m'agace... Il suffirait de vouloir le bien de l'humanité pour l'obtenir : quelle tricherie. et puis j'entends aussi que la culture occidentale nous aurait conduit à la démocratie (quelle démocratie ?) et que nous avons le devoir d'éduquer les autres peuples tous plus ou moins barbares.... Bref, ce n'est pas sérieux, n'est-ce pas ? beaucoup de raccourcis, de simplifications, de tromperies dans ce discours.

Axel 17/01/2014 09:59

Dans Oniromacies on trouve aussi celui-ci :

http://oniromancies.blogspot.fr/2013/11/eternelle-actualite-9.html

Axel 17/01/2014 09:42

D’un autre côté Misrahi est le chantre de la liberté à tout prix.
Une émission pas si ancienne des NCC l’avait invité, et je me souviens que le discours du philosophe m’avait passablement agacé.


http://www.franceculture.fr/emission-les-nouveaux-chemins-de-la-connaissance-l-actu-philo-des-nouveaux-chemins-robert-misrahi-un

k.role 16/01/2014 11:04

Bonjour Virginie,
Cette question du libre arbitre et du déterminisme est insoluble en fait, c'est comme celle de l'inné et de l'acquis. Mais ce qui me pose problème c'est ce besoin de trancher, et d'opposer absolument les deux propositions. Lorsque Ludivine dit qu'il n'y a pas eu de "progrès", elle veut sans doute dire, qu'il n'y a pas de "preuve" , aucune certitude. Finalement tout est question de conviction : on croit ou on ne croit pas au libre arbitre. D'ailleurs, cette notion est théologique à la base, n'est-ce pas ?...
Cette réflexion sur la liberté, est métaphysique. Ce que je ne comprends pas c'est ce glissement entre le philosophique et l'idéologique... Je me demande à quel moment il a lieu... cette phrase : "si on veut, on peut", est un slogan néo-libéral, qui, en y réfléchissant bien conduit à mettre le discrédit sur ceux qui ne réussisse pas. Si on est pauvre c'est qu'on l'a bien voulu. Il faut que les philosophes prennent leurs responsabilités et fassent attention de ne pas jouer le jeu de ce monde où la soi-disant liberté n'est en fait que celle de quelques uns. Il n'y a pas de liberté possible sans ses corolaires : la justice et l'égalité. Ce que transmettent ces fictions, c'est l'idéologie dominante. Le super héros est une compensation fictionnelle dans un monde où les individus sont de plus en plus contraints et soumis au système. Plus les inégalités se creusent, plus on nous fait croire que les conflits sociaux ont disparu et que tout est question de volonté individuelle. On envoie les chômeurs voir des psy ou des coachs !!!!
Autre chose : je me demande de quoi on parle quand on parle de "déterminisme" : dans la petite vidéo que nous a transmis Ludivine, l'orateur dit que ce sont les lois de la nature. Or, certaines lois, comme la loi du marché par exemple, sont inventés par les hommes et la classe dominante fait en sorte d'en faire une nécessité absolu. De la même manière, l'infériorité supposée des femmes pendant des siècles étaient présentée comme une loi de la nature. Il a bien fallu que des individus se dressent contre ces "déterminismes" inventés pour soumettre les peuples.

ouf... J'ai quand même réussi à sortir les quelques mots qui tournaient dans ma tête depuis quelques jours.
merci Virginie
amicalement
Carole

Axel 17/01/2014 09:56

Bonjour Krole,

Votre commentaire est tout à fait stimulant et pose des questions forts intéressantes.
Je suis d’accord avec vous pour voir dans l’expression « si on veut, on peut » un slogan néolibéral, même s’il semble que la sentence vienne d’époque bien plus reculées…
J’ai trouvé sur la toile l’impératif de Kant suivant : « "du kannst denn du sollst", "tu peux car tu dois" ce qui est un peu diffèrent car Kant mettait le devoir là ou l’expression populaire met le vouloir.
Il y a pas mal de dictons dans le même esprit comme : « Qui ne tente rien n'a rien », « Aide-toi le ciel t'aidera », etc. Cela me fait aussi songer au slogan « Just do it ! »…

Amicalement
Axel

Axel 15/01/2014 16:32

Tiens, cela n’a rien à voir…. mais je viens juste de m’intéresser à l’étymologie du mot Blog.

Je découvre que cela vient de la contraction « Web log »
Alors, Blog ou blogue ?

Et bien les deux ! (mais je ne vois absolument pas écrire cybercarnet)

[Pour en revenir au sujet : un choisissant d’écrire Blog plutôt que Blogue (ou l’inverse) est-ce un acte de liberté ou le fruit d’un déterminisme ?... ]


======================================================================
Étymologie
Blog est issu de l'aphérèse d'un mot composé, né de la contraction de « Web log » ; en anglais, log peut signifier registre ou journal. La francophonie tente de trouver des équivalences ou des alternatives à cet anglicisme, bien que le franglais soit fréquent sur la Toile, notamment parmi ses techniciens, qui rendent souvent compte de la nouveauté par le biais d'anglicismes et de néologismes.
Un blogueur ou une blogueuse (en anglais : blogger) est l'individu qui a l'habitude de bloguer : il écrit et publie les billets, sans entrer dans la composition de tous les commentaires qui y sont associés. La blogosphère est l'ensemble des blogs. Parfois, par métonymie, on désigne l'ensemble des blogs d'une communauté précise : la « blogosphère homosexuelle », la « blogosphère des standards Web ».
Formes francisées
L'utilisation de la graphie identique à la forme anglaise blog, est la plus répandue si bien qu'elle figure dans les éditions 2006 des dictionnaires Le Petit Larousse et Le Robert.
L'Office québécois de la langue française (OQLF) soutient la forme graphique francisée blogue ou le néologisme cybercarnet . La lexicalisation en blogue permet, selon l'OQLF, d'adapter l'anglicisme aux structures morphologiques et orthographiques du français puisque le suffixe -og n'est pas opérant en français (il faudrait prononcer [blo], un g final n'étant jamais prononcé). Cette lexicalisation permet aussi de créer les dérivations « bloguer, blogueur, bloguesque », etc., d'éviter la confusion « bloggeur » - « blogger », et semble être adoptée progressivement par toutes les communautés. Toutefois, les formes dérivées sont également largement utilisées par ceux qui conservent la graphie « blog ». Le synonyme cybercarnet offre les mêmes possibilités de dérivations tels cybercarneteur, cybercarnetage, cybercarnétosphère...

le chêne parlant 15/01/2014 14:20

Cher Frédéric,

Bonjour,

Soyez le bienvenu sur ce blogue.

Meilleurs vœux 2014 à vous également.

Axel 14/01/2014 09:09

Bonjour ici,


Plutôt que de reprendre la sentence spinoziste archi-connue « on se croit car on ignore les causes qui nous déterminent », je suis allé regarder de bon matin ce que la science pouvait avoir à dire sur le sujet et j’ai trouvé cet article qui, à défaut de réponse nette et tranchée - et c’est heureux - m’a semblé pouvoir nourrir la discussion :


http://sciencetonnante.wordpress.com/2012/03/05/le-libre-arbitre-existe-t-il/

Ludivine 15/01/2014 08:05

Et voilà mon ami :)

Frédéric 14/01/2014 23:09

Bonsoir,

Peut-être tout simplement que nous sommes plus vaste que ce dont nous avons conscience.

Et qu'il suffit de se remémorer des décisions que nous avions prises précédemment, pour que notre attention les applique dans l'instant présent.

En cela, notre inconscient ne serait que la sédimentation d'expériences passées, justement là pour nous faire décider librement dans l'instant. L'illusion serait de croire qu'elles proviennent d'un autre que moi.

Autrement dit, je crains malheureusement que nous n'ayons d'autre choix que de fournir un effort permanent pour nous souvenir que nous sommes plus que ce que nous croyons, et donc joyeusement libre dans l'instant.

Mais une fois qu'on le sait vraiment, est-il nécessaire de poursuivre l'effort ? Je ne le crois pas.

Et c'est peut-être à ce moment-là que l'on goute à la liberté d'être. La liberté sans la nécessité de se voir libre.

Je vous souhaite à tous une très bonne et heureuse année 2014 !

Ludivine 14/01/2014 20:38

De rien Axel :).
Je ne peux que vous conseiller vivement de déambuler dans une carte au(x) trésor(s) http://pasfaux.com/la-carte-au-tresor.

Axel 14/01/2014 15:59

Merci Ludivine pour les liens.

Que pas mal de choses échappent à la conscience et que nous soyons régit par moult automatismes est plutôt heureux (lorsque par exemple je rentre en voiture du travail et que j’écoute un podcast je suis ravi que mon système de pilotage automatique prenne le relai).

Là où les chosent deviennent effectivement plus gênantes c’est la question du libre arbitre lorsqu’on aborde les décisions qui nous engagent (choix moraux, etc.)
Les expériences reprises dans le billet de « science étonnante » me semblent sont trop succinctement décrites pour en tirer véritable conclusion (pas de détail sur le protocole, etc).
D’après ce que j’ai compris, dans la première (Libet) il s’agit de cliquer sur un bouton (action volontaire) tandis que sur un cadran défile l’heure en accéléré : la consigne est de retenir l’heure du clic. On pourra donc noter qu’il s’agit d’un choix très basique, sans autre enjeu que retenir ce qu’on a cliqué, et qui n’implique aucun choix moral. Dans ce contexte il ne m’apparait a priori pas étonnant que plus ou moins consciemment nous anticipions de défilement de l’horloge pour essayer de cliquer des heures faciles à retenir… Mais cela serait à creuser.
Dans la seconde expérience (2008) on nous dit qu’il y a deux boutons, mais sans nous dire quel est le protocole ni les attendus (faut-il toujours cliquer pour obtenir une heure à retenir ?). Qu’en déduire ? En l’état j’aurai tendance à répondre : absolument rien.

Quoi qu’il en soit le sujet est passionnant.

Au fond je me demande si l’on ne se trouve pas dans une problématique du genre de celle du climat. Je m’explique :

On peut prédire avec un fort taux de réussite - et très localement - le temps qu’il fera à tel endroit dans quelques heures (clic simple pour l’heure) ; c’est déjà plus problématique d’avoir des prévisions météo valides sur plus grande échelle et sur une semaine (clic sur actions plus complexes) et c’est impossible d’avoir une météo fiable à long terme (décisions sur choix moral ou situation complexe).
Cela n’empêche pas de savoir que nous sommes confrontés à un dérèglement climatique planétaire et d’en modéliser assez bien les conséquences probables si rien n’est fait pour l’enrayer (atavismes et déterminismes qui feront que placé dans un contexte donné, tel individu optera plutôt pour tel choix ou tel comportement).

Un système infaillible de prévisions ‘neurologiques’ pour tout individu et dans toutes situations me parait relever d’un réductionnisme délirant sortant du cadre de la science – du moins en l’état des connaissances (cf. scénario à la Minority report). La réalité de la complexité humaine me parait plutôt plaider une orientation de type ‘quantique’ pour prendre une autre métaphore scientifique : l’observateur influant sur la mesure (ici cela peut être le milieu culturel, la situation donnée, etc.) et résultat se traduisant par des données statistiques (probabilité de faire plutôt ceci que cela). Mais la marge d’incertitude et d’indéterminé demeure - et cela ne réponds toujours pas à la question : libre-arbitre ou déterminisme ?
Mais si c’était au fond une fausse question ?

Voici un peu en désordre les pensées qui me viennent…

Ludivine 14/01/2014 13:58

Bonjour Virginie et Axel,
En effet, John Searle pense que la neurobiologie va pouvoir donner des réponses aux problèmes de la responsabilité et du libre arbitre. Mais peut-on "librement" accepter que nous ne prenons en réalité aucune décision libre et rationnelle ?
Qu'au fond c'est notre partie cachée (l'inconscient) qui se charge de traiter la situation/la décision/l'action, que comprendre et faire c'est simplement accepter la décision que l'inconscient a déjà pris ?
Quelle est la part du corps dans cet inconscient ? Je crois qu'elle y est considérable.
Quelle est la part de l'inconscient des autres ? Considérable aussi.
Que reste-t-il à notre conscience ?

Un ami (http://pasfaux.com/) m'indique une émission qui aborde également ce sujet en passant par Spinoza http://www.franceculture.fr/emission-les-racines-du-ciel-le-bonheur-selon-spinoza-2014-01-12. A l'occasion, je rajouterai cette écoute...

le chêne parlant 14/01/2014 07:08

Chère Ludivine,

Votre contribution me réjouis. C’est plaisir de vous lire.
Les mots de Searle concernant les progrès possibles en matière de libre arbitre ne sont pas dénués d’intérêt. Néanmoins, le vocable « progrès », supposant à la fois avancée et amélioration, me gêne.
La pensée est-elle comparable à un objet technique ? Cette dernière serait-elle susceptible de progresser au rythme de nos connaissances nouvelles ? Ne serait-ce point là confondre information et raison ?
Les textes des anciens, Platon ou Aristote pour ne citer qu’eux, dépeignent un monde complexe, riche, buriné au rythme de la raison - le logos. Ils surpassent de loin bien la plupart des carabistouilles actuelles.
Certes nous pouvons exercer notre raison. Nous pouvons accroître notre degrés de lucidité, augmenter notre niveau de conscience par nos lectures, mais ces avancées sauraient-elles constituer des améliorations ?
L’humanité est-elle susceptible de se réformer, de se bonifier ?

Quant au libre arbitre, peut-on débroussailler et suivre son chemin sans se heurter aux obstacles que constituent les volontés, imperfections et désirs d’autrui ? Suffit-il de penser pour faire ? N’est-ce point là confondre possible et réel ? Pierre Rabhi s’est heurté au refus des banques de financer son projet. Avec ardeur et ténacité, il a suivi son cap, à juste titre, puisque ce dernier a atteint son objectif. Pour autant, ce succès est-il une clé ? La marque d’une philosophie à suivre ? Une démarche – ou recette – garantissant le succès ? Vendre ainsi du sable pour de l’or n’est-il point criminel ?
Nous avançons à l’aveugle, abandonnés à nos vaines actions, souvent infructueuses, parfois couronnées de succès. Au cours de cette courte balade, chaque chose se répercute, se bouscule, se modifie. Un échange, un mot… tout bifurque. Comment cela est-il possible ? Comment le grain d’une phrase, pourrait-il boucher une voie ou – à l’inverse – en ouvrir une autre, changer une vie ? Nos actions ne sont point sans conséquences.
On erre plus que l’on se trouve.

Vanité d’une humanité aimant à se diviniser, nous tirons gloire et fierté de nos succès après coup*.


* Ce qui ne veut pas dire qu’il ne faille rien faire, bien entendu.

Bonne journée à vous. Bien amicalement, Virginie

Ludivine 13/01/2014 14:42

J'ai oublié deux choses, la première est un s à étude (me semble-t-il) et la seconde est un lien vidéo d'un exposé de Cyrille Michon http://webtv.univ-nantes.fr/fiche/2865/cyrille-michon-libre-arbitre-et-determinisme qui traite justement de ce sujet.
Sur ce... Au plaisir

Ludivine 13/01/2014 14:34

Chère Virginie, vous voyez, je me décide...

L'expérience du libre arbitre est un des thèmes que j'étudie dans le cadre d'une reprise d'étude (je n'ai cependant pris philo qu'en mineure) et qui me pose quelques difficultés.

Je ne citerai que Searle qui, en introduction d'une conférence à Paris (Sorbonne me semble-t-il) en 2001, disait : "La persistance du problème du libre arbitre, en philosophie, me semble constituer une sorte de scandale. Après des siècles de réflexion sur le libre arbitre, il ne me semble pas que nous ayons fait beaucoup de progrès. Y a-t-il quelque problème conceptuel que nous serions incapables de surmonter ? Avons-nous négligé de prendre en compte quelques faits ? Pourquoi avons-nous accompli si peu de progrès par rapport à nos prédécesseurs ?"

Bonne soirée, amicalement
Ludivine

Axel 13/01/2014 08:04

Cet Assomoir là :
http://www.theatredunord.fr/index.php?option=com_flexicontent&view=items&id=282

le chêne parlant 12/01/2014 20:25

Chères Karen et Sophia,

Ma messagerie est dure de la feuille. Vos courriels n'y apparaissent pas. Je puis néanmoins lire vos noms dans la case de réception du blogue. Comment donc vous répondre ? Pourriez-vous me renvoyer vos courriels ?

Vous souhaitant une excellente soirée, veuillez recevoir mes sincères pensées.

Nota : Je réponds à tous mes courriels.
Sans réponse de ma part, persévérez donc. Le chêne vous en remercie d'avance.

le chêne parlant 12/01/2014 20:11

Bonsoir Cédric,

Merci de ce partage. Ce jour fut celui de Gustave Doré et de L’Assommoir, je me penche donc sur vos documents dès que possible.

Bonne soirée à vous, bien amicalement, Virginie

Cédric 11/01/2014 21:10

Bonsoir Virginie,

Le libre arbitre n'existe pas. On fait ce qu'on ne peux s'empêcher de faire, on est ce qu'on ne peut s'empêcher d'être, on pense ce qu'on ne peut s'empêcher de penser.

Quelqu'un qui en parle très bien de cette illusion du libre arbitre : Sam Harris.

Voici une de ses conférences sur le sujet (c'est en anglais) :

http://www.youtube.com/watch?v=_FanhvXO9Pk

Et résumé en 1'23" : http://www.youtube.com/watch?v=oZRDW8q8LGU

C'est lumineux, et je suis parfaitement en accord avec ce qu'il exprime là.

Bonne soirée.

Et au plaisir.

Présentation

  • : Le chêne parlant
  • Le chêne parlant
  • : L'éclectisme au service de la pédagogie & L'art de suivre les chemins buissonniers. Blogue de Virginie Chrétien chrétien. Maître formatrice en lien avec l'ESPE de Lille. Rédactrice chez Slow Classes. Partenariat : philosophie Magazine. Écrivaine : La 6ème extinction - Virginie Oak.
  • Contact

Introduction.

L’éducation, dans son étymologie même, c’est : «Educere, ex-ducere, c’est conduire « hors de » rappelle le philosophe Henri Pena-Ruiz dans Le Philosophoire. Charles Coutel parle quant à lui d'[Educarea] ēdŭcāre ‘prendre soin de l’ignorance de l’élève’. "Le rôle de l’éducation - dit-il - c’est de me disposer à mon humanité en moi grâce à mon instruction." Ecoutons George Sand… « Mes pensées avaient pris ce cours, et je ne m'apercevais pas que cette confiance dans l'éducabilité de l'homme était fortifiée en moi par des influences extérieures. » George Sand, La mare au diable, Folio Classique, 892, P 37. Ce blogue se propose de partager des outils pédagogiques, des moments d'expériences, des savoirs, des lectures, de transmettre des informations relatives à la pédagogie ordinaire et spécialisée, des idées d’activités dans les classes allant du CP au CM2 en passant par la CLIS. Enfin, on y trouvera aussi quelques pensées plus personnelles. « Notre savoir est toujours provisoire, il n'a pas de fin. Ce n'est pas l'âge qui est le facteur déterminant de nos conceptions ; le nombre de « rencontres » que nous avons eues avec tel ou tel savoir l'est davantage, ainsi que la qualité de l'aide que nous avons eues pour les interpréter... » Britt-Mari Barth, le savoir en construction. ________________________________________________________________________________________________ 1 Le Philosophoire, L’éducation, n° 33, P16 2 P 52, Britt-Mari Barth – Le savoir en construction – Retz – Paris – 2004 – Isbn : 978725622347

Contributions et Partenariats.

Contributions gracieuses : Magazine Slow-classes. Numéro 1 Faire Mouche en géométrie et 2. Le moulinet à vent : mettre des mathématiques dans les voiles. ....... SLOW CLASSES : Slow Classes __________________________________________ Partenariat gracieux Philosophie Magazine. Philomag ________________________________________

Blogs voisins

Silapédagogie silapédagogie Aider ses élèves. com, un site de mathématiques créé par Marc Godin, chercheur en mathématiques, ce dernier est pointu et passionnant. Aider ses élèves . com Document Aider ses élèves . com - document

Emissions à écouter

___ Gai savoir Raphaël Enthoven - Paula Raiman et les indispensables Nouveaux chemins de la connaissance. Gai savoir ................................................................. Les nouveaux chemins de la connaissance - Adèle Van Reeth Les nouveaux chemins d'Adèle Van Reeth

Sites plus

Jaques Darriulat Jacques Darriulat _________________________________________ Philolog Philolog _______________________________________ Le lorgnon mélancolique. Le lorgnon mélancolique