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31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 17:24

 Ernest-Pignon-Ernest---Ecole-de-Michel-Ange---Promethee-e.jpg

    Une goutte de faiblesse se fait parfois l’océan du fort...

 

 

La plupart des concepts grammaticaux comportent des cas particuliers. L’être humain n’échappe pas à la règle. 

Dans une forme globale où règne le sensible, la raison, où tout un chacun semble en mesure de discerner le bien du mal, un petit nombre d’individus se montre capable d’assassiner son voisin, d’enlever la fille de ce dernier ou, pris d’une inspiration surréaliste, supprimera sans états d’âme tout ce qui bougera dans la rue. 

 

Ce principe d’un tout humain et d’une partie inhumaine est un récif. 

L’homme majoritaire ne cède pas à la violence gratuite, les forces du bien règnent en lui. C’est un être de mesure, ce qui est le sens du ‘normal’ – norma 1* – la règle, l’équerre.  

L’homme minoritaire, au contraire, peut se montrer violent, cruel, obstiné, obtus, médiocre, ignoble.

On supputera son geste par une biographie insoutenable ou un débordement maladif. 

Un monde nous sépare de lui. On martèlera ses bizarreries, sa froideur, ses excès, ses pulsions, sa maladie mentale. Une vitre étanche mure nos deux existences. On voit sa folie. 

 

Ainsi, jour après jour, cette distinction profonde se vérifie-t-elle. Le quotidien force la conviction. Le normal brille d’un côté, le pathologique de l’autre 1*. 

 

Or, voici qu’en présence du vil, dans les confidences du monstre, à le côtoyer - la démonstration confortable et rassurante perd de sa pertinence, les frontières se brouillent. Les cases éclatent.

 

« Le cinéma – écrit Frédéric Schiffter - est à la fois une école des sentiments et un atelier du regard. »

 

Ecoutons les leçons d’un maître de la noirceur - en ce cas.  

 

Les premiers épisodes de la série Dexter mettent le spectateur extrêmement mal à l’aise. Plus encore en version originale, le paysage offert est oppressant. Images très sombres, musique glauque, voix caverneuse, monde troublé de night-clubs, ponctué par la dégénérescence d’une ville qui s’étend à l’infini des ténèbres. On sent la violence du personnage, sa disposition au meurtre, son absence de sentiment, sa jouissance, sa jubilation face à l’exécution. 


Le premier regard est de nous disposer en dehors de ses furieux sentiments, nous exclure de son monde, nous  placer au-dessus, en dehors, nous donner le beau rôle. Nul ne peut a priori s’identifier ni comprendre un tel personnage. Il s’agit d’un esprit dérangé ne pensant pas comme nous – un dingue 2* - assiégé de l’image de son père – commandé par un code. En un mot : une âme malfaisante. Bref, son absence de sentiment moral, son insensibilité, son manque ‘d’humanité’ le placent indéniablement du côté du monstrueux, de l’inhumain. 

 Ernest Pignon Ernest - d'après Nicolas poussin - Le massac

Puis – habilement - la série nous mène par le bout de l’ombre. 

 

En absence de justice, puisque des assassins échappent à leur peine et passent allègrement entre les mailles de la police, mettre fin à leur existence ne devient-il pas un spectacle bien fait ? Après tout, les êtres supprimés ne l’avaient-ils mérité ? 

Non seulement tuer, découper deviennent le signe du tribunal du juste mais un geste de vertu. Dexter passe du statut de sociopathe à celui du protecteur de la veuve et des citoyens. En liquidant les ordures, le psychopathe pourfend le néfaste, nettoie la ville, sauve des vies. Son couteau sauvage devient le symbole insensé d’une lutte pour le bien, mieux, un remède au mal. 

 

Le spectateur glisse doucement, se dérobe à ses principes jusqu’au renversement du regard, l’inversion des valeurs. Le sentiment d’un châtiment mérité fait de lui un complice. 

 

Le personnage raconte - on l’écoute. Le meurtrier s’épanche – on éponge ses égarements. 

Morgan mâle sort de sa figure noire et blanche, son visage sent la souffrance. Ses longs monologues nous gagnent, nous rapprochent de ses états d’âmes, révèlent son combat gris, profond, quotidien. Sa lutte de tous les instants contre sa pathologie, ses difficultés à mener une existence ordinaire, l’envie d’échapper au vide, aux commandements noirs, aux instincts pèsent sur nos convictions. Nous apercevons dans sa cruauté – une impuissance. Un néant. L’image frappante d’une incapacité à lâcher prise, se donner à l’autre, à s’abandonner aux sentiments ordinaires. Un désarroi masqué ? Sa sinistre condition apparaît comme une malédiction subie. Mille nuances de sentiments étonnants. 

 

Au fond, ses préoccupations mortelles, ses envies de s’extirper de la caverne de tôle, d’éventrer le container de sa solitude, ses tentatives sans résultats, son rêve de mener une vie ordinaire, son exclusion, nous touchent.  

 

         Finalement, Dexter est plein d’une envie d’abolir les distances. 

 

                                Une quête d’intégration à fin de se fondre dans la matière du monde. 

 

Il est fort à parier que cet acte sera sanglant. 

 

 

 

 

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1* Canguilhem, Le normal et le pathologique. 

Georges Canguilhem – le normal et le pathologique – Quadrige PUF

 « Le dictionnaire de médecine Littré et Robin définit le normal comme suit : normal (normalis, de norma, règle) qui est conforme à la règle, régulier…

Le vocabulaire technique et critique de Lalande est plus explicite : est normal, étymologiquement, puisque « norma » désigne l’équerre ce qui penche ni à droite, ni à gauche, donc ce qui se tient dans un juste milieu, d’où deux sens dérivés : est normal ce qui est tel qu’il doit être : est normal, au sens le plus usuel du mot, ce qui se rencontre dans la majorité des cas d’une espèce déterminée ou ce qui constitue soit la moyenne soit le module d’un caractère mesurable. […]… terme équivoque, désignant à la fois un fait  et une valeur attribuée à ce fait par celui qui parle, en vertu d’un jugement d’appréciation qu’il produit à son compte. » p 76.

« On souligne enfin une confusion analogue en médecine où l’état normal désigne à la fois l’état habituel des organes et leur état idéal, puisque le rétablissement de cet état habituel est l’objet ordinaire de la thérapeutique. » p 77 

Dominique Lecourt

 

2 * Gérald Bronner, Vie et mort des croyances collectives

* M; Duval, Un ethnologue au Mandarom, Paris, PUF, 2002, p 19.

« D'ailleurs, au début de son enquête, on lui demandait souvent s'il valait le peine de faire une étude sur ce groupe (le Mandarom), attendu que « le gourou est un dingue et les adeptes aussi * ». Après une étude de plusieurs années sur cette secte, Duval s'est fait un point de vue un peu différent. Non seulement les adeptes ne lui paraissaient pas plus fous que la moyenne des gens, mais il constate, statistiquement, qu'ils ne sont pas en rupture avec la société extérieure (ils travaillent, lisent des journaux, inscrivent leurs enfants dans les écoles publiques ou privées, appartiennent à des associations etc.) Il ne s'agit pas de trouver raisonnables les croyances absurdes qui sont défendues dans le fanatisme politique ou religieux ou dans les sectes, mais de voir pourquoi et comment les gens qui les endossent ne sont pas forcément déraisonnables. 

….

Une croyance individuelle a une histoire, c'est à dire qu'elle résulte d'une construction parfois lente et progressive, de sorte qu'il n'est pas toujours possible pour le croyant en devenir de prendre conscience qu'il s'engage, pas à pas, sur le chemin d'une adhésion qui, en d'autres contextes, eût pu lui sembler déraisonnable. » P 39 :

Gérald Bronner, Vie et mort des croyances collectives, Hermann, collection sté et pensées, France, 2006, ISBN : 2-7056-6570-6

 

3* Frédéric Schiffter - Philosophie magazine. L'art nous rend-il moralement meilleurs ? 

"Quand aux séries télévisées, les meilleures sont descriptives et non normatives. Prenons la plus réussie : Dexter. Si le héros, un sérial Killer, nous est sympathique, au sens le plus fort du terme, ce n'est pas parce qu'il traque les "méchants", mais parce qu'il réveille l'instinct du tueur qui est ne nous. Est-il sur le point d'être découvert ? Nous tremblons pour lui. Si on l'arrête, nous ne pourrons plus jouir par procuration de son art de boucher. Les saisons de Dexter semblent écrites par des disciples de Baltasar Gracián ou de La Rochefoucault. Le héros ne comprend rien à l'amitié ni à l'amour dont ses proches font grand cas. Dès lors, il mime les comportements de la normalité affective qui, peut-être, se dit-il, finiront par déteindre sur ses sentiments totalement anesthésiés. Aidé d'une figure aimable, il joue à merveille la comédie. Tout le monde s'y laisse prendre, à part quelques-uns - mais ceux-là, il se dépêche de les liquider sans état d'âme. Dexter nous venge de toutes nos compromissions. 

A celui qui voit de bons films ou de bonnes séries, quand il sort du cinéma ou éteint son poste, la réalité humaine lui apparaît clairement. Les artistes ne sont pas des prêcheurs de vertu mais des maîtres de lucidité."

Philosophie Magazine - Dossier l'art - L'art nous rend-il moralement meilleurs ? P 55

 

frédéric Schiffter - Blogue Entretien téléphonique donné à Philosophie Magazine, numéro de juin 2013

L'art nous rend-il meilleurs ?

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A Lire... L’art rend-t-il moralement meilleur ? - Barney Stinson et Dexter Morgan. Blogue d'Axel

 

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      Analyse de la série sur Arte. 


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 Raymond Devos a vu l'une de ses vidéos, censurée par quelque « bien pensant »... 

      Un excellent sketch de second degré, genre d'humour anti-charlatans incompris des petits soldats de la censure. 

 

Qui tu es ? Ou ne laisse jamais les autres te dicter qui tu es.

 

Un jour, en pleine nuit... mon médecin me téléphone:

"Je ne vous réveille pas ?"

Comme je dormais, je lui dis:

"Non."

Il me dit:

- Je viens de recevoir du laboratoire 

le résultat de nos deux analyses. 

J'ai une bonne nouvelle à vous annoncer. 

En ce qui me concerne, tout est normal. 

Par contre, pour vous... c'est alarmant.

Je lui dis:

- Quoi?... Qu'est ce que j'ai ? 

Il me dit:

- Vous avez un chromosome en plus... 

Je lui dis:

- C'est à dire ? 

Il me dit:

- Que vous avez une case en moins !

Je lui dis:

- Ce qui signifie ?

Il me dit :

- Que vous êtes un tueur-né ! 

Vous avez le virus du tueur...

Je lui dis:

- ...Le virus du tueur ?

Il me dit:

- Je vous rassure tout de suite. 

Ce n'est pas dangereux pour vous, 

mais pour ceux qui vous entourent... 

ils doivent se sentir visés.

Je lui dis:

- Pourtant, je n'ai jamais tué personne !

Il me dit:

- Ne vous inquiétez pas... cela va venir ! 

Vous avez une arme ? 

Je lui dis:

- Oui ! Un fusil à air comprimé.

Il me dit:

- Alors pas plus de deux airs comprimés par jour !

Et il raccroche !

!!!

Toute la nuit... j'ai cru entendre le chromosome 

en plus qui tournait en rond dans ma case en moins. 

Le lendemain, je me réveille avec une envie de tuer...

Irrésistible !

Il fallait que je tue quelqu'un. Tout de suite ! Mais qui ?

Qui tuer ?... Qui tuer ?

Attention ! Je ne me posais pas la question : 

"Qui tu es ?" dans le sens :

"Qui es-tu, toi qui cherches qui tuer ? "

ou : "Dis-moi qui tu es et je te dirais qui tuer."

Non !... Qui j'étais, je le savais !

J'étais un tueur sans cible !

(Enfin... sans cible, pas dans le sens du mot sensible !)

Je n'avais personne à ma portée. 

Ma femme était sortie ...

Je dis : "Tant pis, je vais tuer le premier venu !"

Je prends mon fusil sur l'épaule... et je sors.

Et sur qui je tombe ? Le hasard, tout de même ! 

Sur... le premier venu !

Il avait aussi un fusil sur l'épaule...

(Il avait un chromosome en plus, comme moi!)

Il me dit:

- Salut, toi, le premier venu !...

Je lui dis:

- Ah non! Le premier venu, pour moi, c'est vous !

Il me dit:

- Non ! Je t'ai vu venir avant toi et de plus loin que toi !

Il me dit:

- Tu permets que je te tutoie ? Je te tutoie et toi, tu me dis tu !

Je me dis:

- Si je dis tu à ce tueur, il va me tuer !

Je lui dis:

- Si on s'épaulait mutuellement ? 

D'autant que nous sommes tous les deux en état 

de légitime défense !

Il me dit:

- D'accord ! 

On se met en joue...

Il me crie:

- Stop!... Nous allions commettre tous deux une regrettable bavure...

On ne peut considérer deux hommes qui ont 

le courage de s'entre-tuer comme des premiers venus !

Il faut en chercher un autre !

J'en suis tombé d'accord !

Là-dessus, j'entends claquer deux coups de feu

et je vois courir un type avec un fusil sur l'épaule...

Je lui crie:

- Alors, vous aussi, vous cherchez à tuer le premier venu ? 

Il me dit:

- Non, le troisième ! 

J'en ai déjà raté deux ! 

Et tout à coup, je sens le canon d'une arme 

s'enfoncer dans mon dos. Je me retourne. C'était mon médecin...

Qui me dit:

- Je viens vous empêcher de commettre un meurtre à ma place...

Je lui dis:

- Comment, à votre place ? "

Il me dit:

- Oui ! Le laboratoire a fait une erreur.

Il a interverti nos deux analyses. 

Le chromosome en plus, le virus du tueur, c'est moi qui l'ai !

Je lui dis:

-Docteur, vous n'allez pas supprimer froidement un de vos patients ? 

Il me dit:

- Si ! La patience a des limites. 

J'en ai assez de vous dire: Ne vous laissez pas abattre !

Je lui dis:

- Vous avez déjà tué quelqu'un, vous ?

Il me dit:

- Sans ordonnance... jamais ! Mais je vais vous en faire une !

 

Raymond Devos.

 

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Published by Le chêne parlant - dans philosophie Films - séries
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commentaires

the speaking oak 28/04/2014 23:05

Cher Visit us,

La peinture d’Ernest Pignon Ernest a un pouvoir saisissant, celui de rendre lisible la terreur, l’horreur, l’effroi.
Et puis les élans mystiques, également. Un exil des regards et un sens des détails qui n’est pas sans rappeler les esquisses de Michel-Ange.

Merci de votre courriel.
Many thanks.

visit us 28/04/2014 13:24

I have always had immense interest towards painting. I have always wondered that how a theme or particular message could be conveyed through a painting. I loved the painting that you have shared which tells about the ability to distinguish good and evil. Thanks.

Le chromosome de l’écriture végétale. 01/06/2013 15:08


Cher Alfonso,


 


Quelques rayons de soleil m’obligent à profiter du jardin – lecture près d’un sumac, évidemment.


Sachez que je vous dois la dernière phrase, le dernier acte, de mon billet… Celle-ci m’échappait depuis plusieurs semaines, plus je ‘planchais’, plus la chose prenait mauvaise tournure. Puis
voici votre  Shakespeare, impeccablement prononcé en
fin de vidéo.   Et l’encre brune s’est écoulée, nette et précise.


 


Autre hasard, voici que Frédéric Schiffter explore le sujet.


 


Bon et beau We Kant à vous.


 


  (J D M S Q T V R – Encore un Jeu de Mots Stupide Que Tu Vas Regretter.)


 


 

Cédric 01/06/2013 11:17


 


Chère Virginie, merci pour la suggestion, mais je sais que je n'irai pas, je n'ai depuis des années jamais éprouvé l'envie d'aller visiter une exposition ou un musée quel qu'il soit. (je n'ai
d'ailleurs aussi loin que je me souvienne jamais visité une exposition ou un musée de ma propre initiative) ( cela changera peut-être un jour, je n'en sais rien, mais pour l'heure l'immobilité me
sied à merveille ! :-) ).


 


En tous les cas, je découvre cet artiste grâce à vous.


 


Excellent week-end à vous.

Axel 01/06/2013 10:48


" Madame ou Mademoiselle ? " 


 



Le chêne parlant 01/06/2013 08:26


Cher Cédric, 


 


Au moins c’est sincère ! 


Je suis parvenue également à trouver le sketch en audio.


 


Si vous avez quelques heures… N’hésitez pas à jeter un œil – voire les deux – sur l’exposition d’ Ernest Pignon Ernest au Musée des Beaux arts de Lille et à l’Hospice Comtesse.


 


Je suis allée à la conférence qui réunissait Régis Debray et Ernest Pignon Ernest autour du thème « Trait de génie »… Un bon moment.  J’en reparlerai. 


 


http://www.palaisdesbeauxarts.fr/spip.php?article3009


 


http://www.pba-lille.fr/spip.php?article3011


 





http://fotoforum.fr/photos/2013/06/01.19.jpg

Alfonso 01/06/2013 08:04


Chère Virginie,


Ce commentaire que je n'écrirai pas, essaye d'imaginer ce que dirait le poète Jorge Luis Borges du dernier recueil de nouvelles du poète Jérôme Leroy :  Dernières Nouvelles de
l'Enfer.


Ce commentaire impossible n'est peut-être pas sans intérêt pour la suite de l'histoire.


Une peine infinie.

Cédric 31/05/2013 21:32


 


Très bel article. Je me souviens avoir suivi les premières saisons avec plaisir, sans même me poser quelque question que ce soit concernant le 'bien', le 'mal', 'la morale ou non du héros', et
c'est en lisant ce billet que je prends conscience que je ne me posais aucune question, je suivais simplement l'histoire telle qu'elle m'était présentée.


 


Bref, merci.


 


Quant au sketch de Raymond Devos, pour qui veut le voir interprété en son, en chair, en os et en images : cliquer ici ( le sketch débute à 11'45").


 


Au plaisir.

Présentation

  • : Le chêne parlant
  • Le chêne parlant
  • : L'éclectisme au service de la pédagogie & L'art de suivre les chemins buissonniers. Blogue de Virginie Chrétien chrétien. Maître formatrice en lien avec l'ESPE de Lille. Rédactrice chez Slow Classes. Partenariat : philosophie Magazine. Écrivaine : La 6ème extinction - Virginie Oak.
  • Contact

Introduction.

L’éducation, dans son étymologie même, c’est : «Educere, ex-ducere, c’est conduire « hors de » rappelle le philosophe Henri Pena-Ruiz dans Le Philosophoire. Charles Coutel parle quant à lui d'[Educarea] ēdŭcāre ‘prendre soin de l’ignorance de l’élève’. "Le rôle de l’éducation - dit-il - c’est de me disposer à mon humanité en moi grâce à mon instruction." Ecoutons George Sand… « Mes pensées avaient pris ce cours, et je ne m'apercevais pas que cette confiance dans l'éducabilité de l'homme était fortifiée en moi par des influences extérieures. » George Sand, La mare au diable, Folio Classique, 892, P 37. Ce blogue se propose de partager des outils pédagogiques, des moments d'expériences, des savoirs, des lectures, de transmettre des informations relatives à la pédagogie ordinaire et spécialisée, des idées d’activités dans les classes allant du CP au CM2 en passant par la CLIS. Enfin, on y trouvera aussi quelques pensées plus personnelles. « Notre savoir est toujours provisoire, il n'a pas de fin. Ce n'est pas l'âge qui est le facteur déterminant de nos conceptions ; le nombre de « rencontres » que nous avons eues avec tel ou tel savoir l'est davantage, ainsi que la qualité de l'aide que nous avons eues pour les interpréter... » Britt-Mari Barth, le savoir en construction. ________________________________________________________________________________________________ 1 Le Philosophoire, L’éducation, n° 33, P16 2 P 52, Britt-Mari Barth – Le savoir en construction – Retz – Paris – 2004 – Isbn : 978725622347

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