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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 07:15

« Qu'est-ce en effet que les classiques 

Le-savoir.JPGsinon les plus nobles pensées enregistrées de l'homme ? »

Henry David Thoreau (1).

 

 

« L’avenir ne sera pas maudit, 

nous y avancerons par la recherche, 

dans la douleur et l’espoir. »  

Cédric Villani.

 

 

 

Etienne Klein était en train d’expliquer la théorie de la relativité devant un parterre de centraliens – il faut bien le dire peu enthousiastes …

 

 

Lorsque soudain, dans la salle un bras se lève. 

Le professeur s’empresse de lui donner la parole.

- « Monsieur, intervient l’élève, je ne suis pas d’accord avec la théorie de la relativité d’Einstein ! »

Surprit et enthousiaste, l’enseignant l’invite à développer sa pensée. L’étudiant aurait-il trouvé une faille dans l’enchaînement mathématique ? Aurait-il perçu une contradiction dans les termes ?

Et bien non.

Et à l’étudiant d’annoncer du haut de sa suffisance :

« Je suis pas d’accord.

- Bien pourquoi ? Insiste Etienne Klein.

- Non, vraiment, je ne sais pas mais… Einstein je ne le sens pas … Et puis son équation, je n’y crois pas. » 

 

 

Qu'est-ce que c'est que cette pensée où le travail est absent, tout entraînement superflu, sans échec possible ? 

 

Ici, ce qui est significatif, c’est l’idée – somptueuse - d’une réussite sans contrainte. Sans affrontement. Sans rendez-vous avec le savoir. 

On sent la comédie cachée derrière ce beau – ce grand objectif. Une illusion. Une chimère. La conviction intime de vaincre sans l’aide de quiconque.

 

Mais – au reste – cela est-il seulement possible, cette idée d’une pensée solitaire et constructive ?

 Cedric-Villani.jpeg

Prenons l’exemple de Cédric Villani, médaille Fields en mathématiques déjà évoqué sur ce blogue. Son excellence, se situe moins dans sa capacité prodigieuse à résoudre des équations que dans sa « manière de voir les choses ». Il y a les matheux – explique-t-il – mais comme toute personne lucide – en prise avec le monde et sa complexité - il connaît ses points forts et ses faiblesses (Toutes choses étant relatives par ailleurs.). 

« Je trouve des connexions entre les questions qui ne semblent pas en avoir. » Mais ces connexions, ces liens, il ne les trouve pas seul. « J’ai pris plusieurs embranchements inattendus – ajoute-t-il - au gré des rencontres avec des matheux travaillant dans d’autres domaines. Il faut être curieux, tenace et imaginatif. » 

 


Ainsi, nous le voyons, l’idée du chercheur solitaire planqué dans sa tour d’ivoire est un mythe.

 

C’est le mythe du « self-made-pensée » – 100% vue à la TV, série made in USA. Peut-on se faire seul ? Sans l’aide de personne ? Le jeune philosophe Cédric Lagandré le self-made-man n’est pas un homme. Il développe : « selon Aristote il n'est pas humain : seul l'animal « se fait seul », c'est à dire non pas « librement », mais sans monde en partage, et précisément ailleurs il ne se fait pas. » (2) p 85-86.

 

Nous sommes le fruit de notre culture. Comme tout le monde, le chercheur a ses préjugés, ses idées reçues, ses convictions. Ce dernier aura spontanément tendance à s’intéresser aux travaux qui vont dans son sens. Un moyen de ce prémunir du solipsisme est de parler, communiquer, échanger avec d’autres chercheurs. 

 

Cédric Villani évoque clairement sa place au sein d’une communauté de chercheurs. Les publications, les colloques ont ces fonctions de dialogues actifs, d’échanges contradictoires constructifs.  

 

En outre, un chercheur fait partie d’un laboratoire, d’une équipe. Ainsi n’est-t-il pas rare qu’un chercheur finisse les travaux de ses prédécesseurs.

« .. en 1854, Rayer et Davaine observèrent des bâtonnets cylindriques dans le sang serenpiditecouvertured’animaux morts du charbon, mais cette observation ne mena à rien tant qu’une connexion ne fut pas établie avec une autre observation, celle de Pasteur, qui remarqua que le même bâtonnet était l’agent de fermentation du beurre. » p 59 De la sérendipité, dans la science, la technique, l’art et le droit – Leçons de l’inattendu – Pek van Andel, Danièle Bourcier. 

 

      Nous sommes un maillon.

Or un maillon fait toujours partie d’une chaîne. Il n’existe pas de maillon seul, « Il faut savoir – écrit la professeur de philosophie Hansen-Love , citant Hegel - que la progression de la culture ne peut être regardée comme le calme prolongement d'une chaîne, aux maillons précédents de laquelle les maillons suivants seraient rattachés - certes, de telle façon qu'il soit tenu compte de ceux-là - mais en raison de leur matière propre, et sans que ce travail ultérieur soit mis en perspective sur le premier. »

La philosophe – toujours citant les 'Textes Pédagogiques' -  poursuit : « la culture doit nécessairement disposer d'un matériau et objet préalable sur lequel elle travaille, qu'elle modifie et élève à une forme nouvelle. » (Trad. fr.. Bernard Bourgeois ,( 1811)in Textes pédagogique Paris, Ed. Vin, 19781978, p 82)

 

Einstein fait suite à Lavoisier, connaissait les travaux de Poincaré (pas le président, Henri, son cousin.) etc.

Etienne-Klein.JPG

 

Il va de soi qu'« Aucune pensée n'est jamais isolée »(3) Lucien Jerphagnon le montre tout au long de son livre dédié à l'Histoire de la pensée. « Il y avait bel âge que l'Antiquité avait posé que de nihilo nihil fit, que de rien, rien ne sort – et on savait dire pourquoi.(4)» La pensée est le fruit d'une histoire, c’est une construction. En philosophie, comme dans d'autres matières, les élèves s'inspirent des pairs « fondateurs », les lisent, les analysent, fournissent des objections, enfin, conçoivent leur propre opinion philosophique. 

 

« Nos théories n'ont donc rien de neuf; - souligne Plotin, au IIIème siècle - elles ont été énoncées il y a longtemps... (5)» On a tout à gagner de ce partage. On a tout intérêt à cultiver l'échange, à apprendre des autres plutôt que de se contenter de ce que l’on sait ou croit savoir, de ce que l'on fait ou croit bien faire. Aussi, qu'on se le dise, imiter le meilleur de ce que nous a donné la culture humaine, toucher du doigt leur pensée, sans la déformer ni la trahir, saisir les subtilités, sans prétention, en toute humilité, sans être soi-même Rimbaud (premier en versification) ou Verlaine, échanger sur ce qui cela nous inspire, serait peut-être déjà pas si mal comme objectif, non ?  

 

 Ensuite, fort de cette réflexion - «  il arrivera que le cadre de ces grandes pensées, révolues mais toujours influentes, fournisse à tel penseur de première grandeur le principe organisateur de son propre génie... » (6) Lucien Jerphagnon.

 

------------------------------------------

 

(1) Henry David Thoreau, Walden ou la vie dans les bois, L'imaginaire Gallimard, 2009, Mesnil-sur-l'Estrée, p 119.

(2) Cédric Lagandré, La société intégrale, climats, Paris, 2009, ISBN : 978-2-0812-2014-6. 

(3) Histoire de la pensée. Lucien Jerphagnon, P 226.

(4) P 376, op. Cit.

(5) P 228, tiré des Ennéades, V, 1,8).

(6) P 228, op. Cit

-----------------------------------------

      E = MC2 ?

 

 

 

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Published by Le chêne parlant - dans Recherche pédagogique - Sciences
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commentaires

electricite paris 5 29/01/2015 17:06

J'apprécie votre blog , je me permet donc de poser un lien vers le mien .. n'hésitez pas à le visiter.
Cordialement

Le chêne &... trois petits points... 31/01/2015 19:26

Chère électricité Paris V.,

Les conventions, au diable !

Mes meilleurs vœux 2015.

Ewa 13/05/2012 19:06


D’accord, d’accord chère Virginie, Molière. Pas Corneille. Molière. 


Je le répète, cela n’a pas d’importance. J’aime les pièces signées Molière, beaucoup plus que celles signées Corneille, c’est tout. L‘essentiel, c’est qu’elles existent, tout le reste est
anecdotique. 


 


Permettez-moi d’éclaircir encore trois derniers petits points.


1/ « On peut dire : foutaise d’un hurluberlu (dont soit dit
en passant, à présent nous connaissons le nom - raison pour quoi je ne le citerai pas.) » (n°26)


Pourquoi ne pas le citer? L’hurluberlu qui a déclenché la polémique en 1919, c’est Pierre Louÿs : poète, romancier, connaisseur raffiné de la littérature ancienne, usurpateur d‘identité. Il s’est
attaqué au puritanisme, à l’hypocrisie de la morale bourgeoise (voir son subversif « Manuel de civilité pour les petites filles à l’usage des maisons d’éducation« ). Ses écrits sont
pleins d’érotisme, d’ironie, d’humour. Ce cornélien ressemble beaucoup plus à Molière que n’importe quel molièriste. 


 


2/ Quant à ces universitaires qui ne connaissent pas l’art théâtral et mènent les fameuses études linguistiques, (à l’étranger en plus).


Vous avez écrit : « Ces inepties ont été mises à mal depuis longtemps notamment par des chercheurs en linguistique » (n°15) 


Donc, en réponse à vos « arguments numériques« que vous aviez l’air de considérer comme « faisant autorité », au moins à ce moment-là, j’ai cité un seul exemple d’une étude qui
n’avait pas encore été mise à mal, rien de plus. Il se trouve qu’elle comporte des chiffres. 


Je ne prétends absolument pas que les statistiques et les pourcentages puissent être décisifs dans le domaine de l’art en règle générale. Pas plus que les théories scientifiques d’ailleurs. Je
n’ai qu’une formation littéraire, les chiffres me font un peu peur. La théorie et l’histoire du théâtre, et plus particulièrement du théâtre français - bien que le français ne soit pas ma langue
maternelle et que j’aie fait la plus grande partie de mes études ailleurs qu’en France - ne me sont pas étrangères, au contraire. 


D’où mon intérêt, entre autres, pour des histoires « jokariennes ». D’où mon premier commentaire composé d’une phrase et demie, d’un sourire et de quatre liens dont un qu’Axel a redonné
ensuite (?). D’où… tous ces propos divers dont je n’aurais jamais pu imaginer l’ampleur, si disproportionnés et si passionnés…


 


3/ Pour Nuageneuf, « sage » et poète.


a) « @EWA : bien sûr le théâtre est fait pour être joué, bien sûr ! Mais il ne faut pas mettre à la trappe (du souffleur !) tous ceux qui n‘ont pas les moyens de se rendre au théâtre, qui
plus est au Français…« 


Vous avez raison. Concernant la Comédie-Française, l’abonnement annuel présente un léger avantage financier. On peut aussi se faire inviter. :~)


 


b) « … nos deux compères ont sans doute collaboré à l’écriture de telle ou telle pièce. Et de surcroît, nous savons que Molière rêvait d’être un grand tragédien et Corneille un grand comédien
! Et alors ! La belle affaire ! « 


Oui, bien sûr. Et, il existe au moins une pièce qui résulte d’une collaboration officielle entre Molière et Corneille et qui n’est pas contestée, c’est « Psyché ». 


« Un oracle jamais n’est sans obscurité


On l’entend d’autant moins que mieux on croit l’entendre


Et peut-être, après tout, n’en devez-vous attendre


Que gloire et que félicité »


[Psyché, Acte II, Scène 2] 

Virginie 13/05/2012 10:45


Cher Frédéric,


 


Orange bonbon - ça décroche la rétine mais ça réchauffe les synapses. La lumière combat la mélatonine – laquelle paraît-il influence nos humeur dépressive. 


« Si vous êtes sensible à ce phénomène qui s'ajoute au mauvais temps et qui s'amplifie lorsque d'épais nuages noirs masque la lumière la journée – je lis sur un site - la solution
c'est le matin d'allumer une lumière puissante. Prévoyez des lampes puissantes supplémentaires dans votre salle de bain par exemple, et en prenant votre petit déjeuner. » Le site ajoute : «
On trouve également sur le marché dans notre société de consommation, des "simulateur de l'aube"[expression poétique s’il en est] équipé d’une lampe puissante qui
imite le lever du soleil en produisant une luminosité croissant de 0 à 400 lux en 30 minutes : cela augmente la production matinale de cortisol, l'hormone de l'énergie. C'est idéal pour un réveil
en douceur. »


 


On n’arrête pas le progrès, n’est-ce pas ?


 


Enfin – voici en ce nord morose - une belle journée,


tout étant rentré dans l’ordre éphémère des choses, comme vous le savez si bien tourner,


à moi de vous envoyer, mes hommages ensoleillés. Virginie.


 

Cédric 12/05/2012 11:52


 


Quelle que soit la vérité, Molière se marre !


Et il me semble que ce soit là l'essentiel !


 


Rire, n'est-ce pas là le plus bel hommage ?


Rire de tout, et surtout de l'essentiel !


De ce rire qu'adressent les sages aux étoiles.

Frédéric Schiffter 12/05/2012 11:27


Et en orange bonbon?


 


Chère Virginie,


 


Les négationnistes qui contestent à Molière la paternité de ses pièces pour l’attribuer à Corneille se divisent en deux catégories. La première est un
ramassis de types et de bonnes femmes qui n’ont pas lu Molière. La seconde un ramassis également, mais de gens qui n’ont pas lu Corneille. Or des études linguistiques, qu’il n’était guère besoin
de pousser bien loin, ont montré que ces deux catégories n’en faisaient qu’une seule, l’une et l’autre communiant dans la même haine aveugle à l’égard de l’œuvre de Molière, notamment de son
humour et de son pessimisme — éléments totalement étrangers à l’œuvre de Corneille.  Car enfin, comment ne pas parler de haine quand on cherche à nier l’existence de Molière en sa
qualité de dramaturge majeur du Grand Siècle ? Jean-Jacques Rousseau qui détestait l’auteur du Misanthrope (il se sentait visé ( !) par la charge contre Alceste), n’a
jamais poussé le bouchon de son ressentiment jusqu’à affirmer que ce dernier n’écrivait pas ses pièces.


 


Pareils négationnistes qui se parent de je ne sais quelle science et ornent leur sabir de données statistiques peu compatibles avec l’art du théâtre, me font
penser à des Diafoirus, ces petits docteurs si bien dépeints par Molière qui ramènent leur ignorance en toute occasion et s’avèreraient très néfastes pour leurs semblables si le bon sens, telle
une providence, n’y veillait en les renvoyant à leurs ridicules prétentions de savoir.


 


 


Mes hommages balnéaires,


 


FS

Frédéric Schiffter 12/05/2012 11:19





Chère Virginie,


 


Les négationnistes qui contestent à Molière la paternité de ses pièces pour l’attribuer à Corneille se divisent en deux
catégories. La première est un ramassis de types et de bonnes femmes qui n’ont pas lu Molière. La seconde un ramassis également, mais de gens qui n’ont pas lu Corneille. Or des études
linguistiques, qu’il n’était guère besoin de pousser bien loin, ont montré que ces deux catégories n’en faisaient qu’une seule, l’une et l’autre communiant dans la même haine aveugle à l’égard de
l’œuvre de Molière, notamment de son humour et de son pessimisme — éléments totalement étrangers à l’œuvre de Corneille.  Car enfin, comment ne pas
parler de haine quand on cherche à nier l’existence de Molière en sa qualité de dramaturge majeur du Grand Siècle ? Jean-Jacques Rousseau qui détestait l’auteur du Misanthrope (il se sentait visé ( !) par la charge contre Alceste), n’a jamais poussé le bouchon de son ressentiment jusqu’à affirmer que ce dernier
n’écrivait pas ses pièces.


 


Pareils négationnistes qui se parent de je ne sais quelle science et ornent leur sabir de données statistiques peu
compatibles avec l’art du théâtre, me font penser à des Diafoirus, ces petits docteurs si bien dépeints par Molière qui ramènent leur ignorance en toute occasion et s’avèreraient très néfastes
pour leurs semblables si le bon sens, telle une providence, n’y veillait en les renvoyant à leurs ridicules prétentions de savoir.


 


 


Mes hommages balnéaires,


 


FS

Nuageneuf 12/05/2012 09:03


Fabuleuse résultante des échanges de mots :


- Virginie : On peut dire bien des choses en somme...


- Constance : La nuit vous réussit...


 


On en redemande ! 

constance 12/05/2012 08:41


Chère Virginie,


 


La nuit vous réussit :).


 


Bises

Virginie 12/05/2012 01:33


Histoire de contrebalancer le lyrisme ayant emporté une fin de semaine jokarienne. 


J’ajoute, en tentative de sérieux. :


 


Ah, ce monde grandiose du calculable. 


Nous savons qu’un nombre a valeur d’autorité. Un pourcentage étant – par sa nature rationnelle – valeur des valeurs d’argument (j’y reviendrai dans un article).


Néanmoins, pour faire une vérité, cela ne saurait suffire. 


Qu’est-ce qui fait – en science – qu’une thèse soit probante ? 


La discussion des pairs – eux même experts – à même de lancer des études, qui, au final valideront ou invalideront l’hypothèse émise.


 


Jacques Treiner nous dit : 


« 1860 : Si vous prenez le travail de Maxwell qui unifie tout ce qu’on sait sur les phénomènes électriques et magnétiques. Il met ça sous la forme de quatre équations. Il les triture un peu et il
les met sous une forme qui est semblable à l’équation de propagation d’une onde. Donc il dit « il y a quelque chose d’ondulatoire là-dedans. »Il calcule la vitesse de l’onde (il peut le faire, il
a les équations sous les yeux) et donc il trouve la vitesse de la lumière. Donc , jaillit – jaillit – de la feuille de papier une interprétation de la lumière comme étant une onde
 électromagnétique. Mais à l’époque, on n’a jamais vu la propagation d’une onde électromagnétique, c’est Hertz qui le fera vingt ans plus tard.


 


Il poursuit, et ce n’est pas
là le moins important :


(A 26. 51 min de l’émission,  Jacques Treiner  reprend la nuance de taille qui sépare la causalité de la
corrélation (cf Albert Jacquard).


« Il y a corrélation parfaite –dit-il - entre les visiteurs de la tour Effel (augmente avec le temps) et le prix des ordinateurs (diminue avec le temps).


Ca ne permet pas de dire que le prix des ordinateurs diminue parce que le nombre des visiteurs augmente. 


Pour passer d’une corrélation à une causalité, il n’y qu’une seule façon, il faut élaborer une théorie. 


Si vous prenez la tectonique des plaques. Dérive des continents. Théorie élaborée par Alfred Wegener en 1910, elle n’est acceptée qu’en 1960.


http://www2.ggl.ulaval.ca/personnel/bourque/s1/derive.html


Pourquoi parce qu’à partir de ce moment là on trouve le mécanisme par lequel effectivement les plaques sont susceptibles de se développer  (les mouvements convectifs à l’intérieur de la
terre). La théorie « les mouvements convectifs » permet d’expliquer cela et –alors – tout le monde est convaincu. »


 


Hypothèse – théorie – validation par les pairs. 


 


Une théorie a un rapport à la réalité absolument incroyable : c’est qu’il y a du vrai –réel – sonnant et trébuchant -  qui jaillit d’une théorie quand elle est bonne. 


 


Ce qui manque à un Molière = Corneille, c’est la validation par les pairs. 


 


On peut dire : attendons, nous verrons.


On peut dire : foutaise d’un hurluberlu (dont soit dit en passant, à présent nous connaissons le nom – raison pour quoi je ne le citerai pas.)


On peut se méfier des arguments  numériques.


On peut affirmer qu’ils font autorité - tout de même.


 


On peut dire : bien des choses en somme.

Virginie 11/05/2012 18:29


 « 2 et 2 sont quatre et quatre et quatre sont huit. » il est vrai. 


Dom Juan.


 


Chère Ewa, cher Nuageneuf, 


 


Lire de grandes œuvre vous enveloppe d'une douceur familière. L'écorce moussue d’une tournure dégage une odeur frappante, de celle qui s'évapore dans l'air et fermante la mémoire. Les herbes
folles d’une succession de réparties se dressent en gerbes flamboyantes, le sol ressemble à un incendie ; le style clair clapote, heurte, claque et crépite ; la lumière - enragée – perce le fin
voile brumeux de l’esprit, on se laisse gagner par sa douceur...  Lorsqu'on prête attention, on n’entend ni chant, ni murmure... un ver courir sous la terre. Une parole sans propriétaire,
-la nôtre. 


 


Cet héritage – de beauté offerte, sans note de frais -   m'apparaît comme une chance inestimable.


 


Molière, chère Ewa. Pas Corneille. Molière.


 


Mais peut-être mon cœur me trompe ? 


Le palpitant de l’esprit est si capricieux et nous crève si souvent le cœur que l’on ne devrait s’y fier et pourtant... 


 


Bien à vous, Virginie.

Axel 11/05/2012 17:32


Cher Nuageneuf,


 


Vous êtes le plus sage d'entre nous tous.


 


Très amicalement

Nuageneuf 11/05/2012 16:03





Chère Virginie, chère Ewa, cher Axel,


 


Pour tenter d’en finir avec ces funestes palabres sur Molière et Corneille, au demeurant fort intéressantes on en conviendra et particulièrement documentées – merci
Ewa, merci Axel -, convenons de nous en moquer comme de notre premier pourpoint et réjouissons nous de ces œuvres exceptionnelles qui nous sont
données. Nous savons la cour qu’il fallait faire au roi pour obtenir une commande, nous savons les foucades de ce dernier qui exigeait des délais de livraisons intenables et que les affaires
étant ce qu’elles étaient, nos deux compères ont sans doute collaboré à l’écriture de telle ou telle pièce. Et de surcroît, nous savons que Molière rêvait d’être un grand tragédien et Corneille
un grand comédien ! Et alors ! La belle affaire !


« Un air triste » c’est Corneille, « Un air gai » c’est Corneille dira t-on pour paraphraser Cyrano. Virginie, notre délicate hôtesse, nous
présentait le jeune Villani et le vieux Einstein et nous voilà partis dans des digressions – j’en suis le premier fautif – sur les anagrammes puis sur Molière puis sur Corneille ! Jésus dit
« Tout est amour », Marx « Tout est fric », Freud « Tout est sexe », heureusement Einstein dit « Tout est relatif ! ».


 


 


ps : @EWA : bien sûr le théâtre est fait pour être joué, bien sûr ! Mais il ne faut pas mettre à la trappe (du souffleur !) tous ceux qui
n’ont pas les moyens de se rendre au théâtre, qui plus est au Français… 



Axel 11/05/2012 14:33


"en 2010 dans la revue scientifique « Journal of Quantitative Linguistics «, basée sur le lexique et la syntaxe, attribue six comédies de Molière à Corneille, avec une probabilité supérieure
à 95%, et quatre d‘autres, avec une probabilité entre 63-73%. Pas encore mise à mal, pour l’instant, ça viendra peut être ; cela doit être assez simple, il parait qu’il suffit de « vraiment
honnêtement lire » ces deux auteurs pour régler l’affaire."


 


C'est surtout qu'une comission d'experts 'linguistes' en contredit une autre, etc. Et comme l'on sait, hors la science dite dure - et encore même là.... - l'idéologie tient bonne part...


 


http://fr.wikipedia.org/wiki/Paternit%C3%A9_des_%C5%93uvres_de_Moli%C3%A8re


 


Alors oui, faute d'éléments tangibles, j'aime autant à me fier en la matière à ma propre subjectivité, d'autant que l'écheveau ne pourra jamais être véritablement démêlé. Et pour avoir lu il y a
peu Cinna, suivit de L'école des femmes, ma foi pour moi, jusqu'à mieux informé, la messe est dite....


 


Je suis même persuadé - c'est une intuition - que la linguistique n'est pas forcément la mieux placée en la matière. Et qu'à les passer sous le crible statistique, analysant les récurrences des
vocables, tournures, etc., on pourrait bien trouver que les oeuvres de Baudelaire ont été écrites par Lamartine, ou celle de M.O par F.S frappé un jour d'orage par un éclair d'hédonisme
libertaire...


 


Mais, comme vous le dite justement : "...en fait, tout cela n’a pas grande importance, l’essentiel, c’est que ces œuvres existent."


 


Très bonne journée à vous

Ewa 11/05/2012 13:06


Chère Virginie,


Merci pour votre aimable réponse à ma petite digression.


Effectivement, contester la paternité des œuvres littéraires peut faire un peu de bruit et permet sans doute de vendre quelques livres en plus. A part Molière et Shakespeare, on pourrait
également citer comme exemple Alexandre Dumas père (certaines polémiques sur ses « nègres » ont été incontestablement menées sur le fond de racisme) ou Homer, dont l’existence, réelle ou
mythologique, est toujours sujette à controverses (en 2006, Andrew Dalby a soutenu l’hypothèse selon laquelle l’Iliade et l’Odyssée furent écrites par… une « femme sicilienne » :~)). 


 


Mais là où les preuves historiques sont rares ou inexistantes, il me paraît légitime de garder la même confiance limitée ou la même prudente méfiance envers les faits établis, officiels, «
incontestables » et installés depuis « toujours » qu’envers les propositions ou visions nouvelles, différentes, controversées. 


D’ailleurs, cela me rappelle un peu votre article sur Christophe Colomb et sa découverte de l’Amérique. Oui, ce n‘est pas tout à fait la même chose, mais quand même….


 


Dans l’affaire Molière-Corneille, les cornéliens ne ressemblent pas tout à fait à ce jeune étudiant qui « n’a pas senti  » la théorie de la relativité d’Einstein. Ils disposent d’un
argumentaire un peu plus solide. Vous énumérez certains de ces arguments, on pourrait les développer et y ajouter d’autres, plus ou moins convaincants. Quant aux études linguistiques, l’une
d’elles, menée à l’Université de Saint-Pétersbourg et publiée en 2010 dans la revue scientifique « Journal of Quantitative Linguistics «, basée sur le lexique et la syntaxe, attribue six comédies
de Molière à Corneille, avec une probabilité supérieure à 95%, et quatre d‘autres, avec une probabilité entre 63-73%. Pas encore mise à mal, pour l’instant, ça viendra peut être ; cela doit être
assez simple, il parait qu’il suffit de « vraiment honnêtement lire » ces deux auteurs pour régler l’affaire. :~)


 


Personnellement, pour des raisons idéologiques, j’aime bien l’idée que ce soit le fils de tapissier du 17e, siècle, le fou du roi, un saltimbanque, un autodidacte (il avait des références et des
réflexions d’une personne érudite, instruite, sans avoir étudié, c’est impressionnant) qui soit devenu cet auteur génial, un maître. Si c’est lui, tant mieux.


Mais en fait, tout cela n’a pas grande importance, l’essentiel, c’est que ces œuvres existent. Et pour les apprécier pleinement, la lecture, même dans la plus belle édition, ne suffit pas, je
pense. Il faut les voir vivre, c’est-à-dire, sur scène. « Le théâtre est fait pour être joué » disait Molière (ou Corneille).


 


Me font vos billets ronronner, chère Virginie, de plaisir.  ;~)

Axel Evigiran 11/05/2012 08:06


Si je ne devais n’avoir plus qu’un seul livre cela serait sans conteste les Essais de Montaigne. Si je n’en devais conserver qu’une poignée, assurément, les œuvres complètes de Molière y
figureraient aux côtés de celles de Huysmans et de quelques autres…

Quant à cette affaire Corneille vs Molière il ne faut avoir lu ni l’un ni l’autre – mais vraiment honnêtement lire – pour hasarder telle billevesée (il se trouve même un site web  pour
‘touiller’ l’affaire…) ; ou comment être cornelien au point de vouloir attribuer à son héro le génie d’autrui… En atteste la profession de foi des larrons :



« ARTICLE PREMIER : rien ne doit ternir la gloire de Molière.
ARTICLE DEUX : nul ne doutera de son génie universel.
ARTICLE TROIS : toujours déprécier Pierre Corneille au profit de Molière.
• Faire éclater la vérité sur l’Affaire Corneille-Molière.
• Rendre à Pierre Corneille ce qui lui appartient pour lui redonner le prestige et la stature qui auraient dû rester les siens ».

Virginie 10/05/2012 19:41


Que de sages conseils ! 


 


Épanchez-vous, Cher Nuage - ici, comme vous le voulez - c’est le moins que l’on puisse dire au messager des cieux.


 


Très amicalement, Virginie.

Nuageneuf 10/05/2012 11:56


« Ah, ce cher Molière – un maître - on ne s’en lasse jamais. »


 


a)


Chère Virginie, c’est là la phrase fatale ! A ne pas surtout pas prononcer au risque de me lire m’épancher ici jusqu’à agacer votre auditoire. Aussi vais-je m’astreindre à un seul petit conseil
d’ami. Lectrices, lecteurs, vous rêvez de ne plus disposer que d’un seul livre ? Munissez-vous vite des œuvres complètes de Molière, dans une belle édition recouverte de cuir doré sur tranche,
posez-la à portée de main et ouvrez-la à n’importe quelle page. Je vous garantis que vous ne pourrez plus refermer le livre. Revers de la médaille : je n’ai pas d’antidote.   


 


b)


Excellent choix que ce montage vidéo. Premier extrait : surprise et joie de revoir Henri Virlojeux en Maître de philo. Deuxième extrait : les comédiens français ! Le nirvanha. Pour le troisième,
c’est sans doute plus de l’ordre du défi ou du « tour de force » …


 


 


c)


MONSIEUR JOURDAIN: Non, vous dis-je, je ne veux que ces seules paroles-là dans le billet ; mais tournées à la mode ; bien arrangées comme il faut. Je vous prie de me dire un peu, pour voir, les
diverses manières dont on les peut mettre.


 


MAÎTRE DE PHILOSOPHIE: On les peut mettre premièrement comme vous avez dit : Belle Marquise, vos beaux yeux me font mourir d'amour. Ou bien: D'amour mourir me font, belle Marquise, vos beaux
yeux. Ou bien : Vos yeux beaux d'amour me font, belle Marquise, mourir. Ou bien: Mourir vos beaux yeux, belle Marquise, d'amour me font. Ou bien: Me font vos yeux beaux mourir, belle Marquise,
d'amour.


 


MONSIEUR JOURDAIN: Mais de toutes ces façons-là, laquelle est la meilleure?


 


MAÎTRE DE PHILOSOPHIE: Celle que vous avez dite: Belle Marquise, vos beaux yeux me font mourir d'amour.


 


MONSIEUR JOURDAIN: Cependant je n'ai point étudié, et j'ai fait cela tout du premier coup. Je vous remercie de tout mon cœur, et vous prie de venir demain de bonne heure.


 


Acte II, Scène IV

Nuageneuf 10/05/2012 11:44


Cher Axel,


 


Merci pour votre attention si particulière ! J'y suis vraiment très sensible. N'ayant pas le temps matériel sur l'instant, je vais imprimer ce que vous m'expliquez
et espère pour l'avenir en faire mon profit. (Je suis équipé d'un Mac)


 


A très bientôt et mille mercis encore.


 

Axel Evigiran 10/05/2012 08:09


Bonjour Nuageneuf,


« Merci pour les renseignements, via Axel. Cela ne m’éclaire pas plus car je reste nul en informatique ! ».

Mais non. Mais non cher Nuageneuf, c’est juste un petit truc à connaître : )

En fait, lorsque vous utilisez un traitement de texte se cachent des codes et commandes qui permettent de fixer la mise en page, le type de polices de caractères, leur tailles, couleurs, etc. De
même, sur votre blog, sous le texte de votre article se trouvent le même type de codes.

Un exemple : sur mon dernier billet le texte visible du début est est :
« D'humeur fort taquine et joyeuse malgré un ciel plombé d'encre, je ne résiste pas à reprendre quelques images récoltées sur la toile lors de mes pérégrinations matinales. »

Voici ce que donne le code (ce qu’on ne voit pas mais qui sert à la mise en page et prise en compte des polices, etc.) :

«
    D'humeur fort taquine et joyeuse malgré un ciel plombé d'encre, je ne
résiste pas à reprendre quelques images récoltées sur
    la toile lors de mes pérégrinations matinales.
 

    .
 

Ce qui se passe lors de la recopie d’un commentaire depuis un traitement de texte vers un blog est parfois un conflit (ou une prise en compte différente) entre la plateforme du blog et ledit
traitement de texte. D’où l’intérêt de passer par notpad (ou bloc note). Ce dernier ne prend en compte aucun code, mais juste le texte brut sans mise en forme.
Je procède donc ainsi : je rédige mon texte sous traitement de texte, puis je copie de notepad, puis enfin de notepad dans le Blog.

Voila, j’espère n’avoir pas été trop brouillon dans l’explication.

Virginie 09/05/2012 21:29


Merci chère Ewa pour vos liens.


 


Molière = Corneille ? 


C’est une rumeur tenace, une espèce de théorie du complot du grand siècle. 


Laquelle a pour arguments :


1) Molière n’aurait pas fait d’études                                            
                    


2) il n’a pas été désigné comme auteur au sens moderne du mot à l’époque


3) il avait très peu de livres (environ 200 ouvrages)


4) il a style (soi-disant) proche de celui de Corneille qui était réputé pour unique


5) il n’a laissé aucun écrit de sa main


6) il avait trop peu de temps pour écrire


7) Corneille a été proche de Molière au cours de sa carrière


 


Ces inepties ont été mises à mal depuis longtemps notamment par des chercheurs en linguistique. 


Vous avez les mêmes contestations envers Shakespeare…


« Sous le masque de William Shakespeare. »


Ce qui d’une part fait vendre des livres. Mais surtout, il s’agit d’un enjeu idéologique : quelqu’un qui n’est pas issu de la caste de la noblesse ne peut pas avoir un tel talent.


 


Shakespeare a-t-il écrit ses pièces ?


Nota : en ce qui concerne Molière, une émission – il me semble - de 2000 ans d’histoire y fait référence. Mais cela est déjà ancien. 


Excellente soirée à vous - au plaisir de vous lire - Virginie.

Ewa 09/05/2012 11:47


Ce cher Molière, maître? Enfin…, peut-être… :~)


[ - site internet  - wikipédia - audio - vidéo ]


 

Cédric 09/05/2012 10:14


 


Merci pour cette vidéo, je ne connaissais aucune des trois versions, je n'ai, quant à moi, pas de préférence, les trois ont leur charme comique, ce qui me fait me dire que ma préférence doit tout
simplement être le texte en lui-même ! :-)


 


 


 

Virginie 09/05/2012 09:36


 


Des mots bien arrangés, comme il faut.


 


Le Bourgeois Gentilhomme - Acte II Scène IV


 


http://www.youtube.com/watch?v=HJRnjBKpQy0


 


(Ne rater sous aucun prétexte la deuxième scène – de loin la meilleure.) 


 


Ah, ce cher Molière – un maître - on ne s’en lasse jamais.


 

Cédric 08/05/2012 11:22


 


Lisant votre perplexité, je tiens à préciser qu'aucune de ces anagrammes ne vous décrit "vous" "le chêne parlant", je me suis juste amusé à découvrir les différentes images qu'on pouvait créer
avec les mêmes lettres.


 


Pour moi "anagramme" n'est pas synonyme de "synonyme" ou de "définition".


C'était juste un jeu avec les lettres de "le chêne parlant".


Et à part ce jeu des "images", il n'y a là évidemment aucun intérêt !! ;-)


 


Bonne journée à vous !


 

Virginie 08/05/2012 09:29


Cher Cédric,


Le sens de certaines de vos anagrammes me laisse perplexe. 


Merci. Je ne crois pas mériter tant d’éloges raeliens.

Virginie 08/05/2012 07:48


Cher Nuageneuf,


 


Vous avez un véritable pouvoir pédagogique ?… Comme vous y allez (la crustarose – à ne pas confondre avec la crustacirose - me guette), merci, c’est trop d’honneurs.


 


Vous avez raison de nous rappeler ces belles anagrammes, savoureuses, énigmatiques, humoristiques ou décalées. 


L’anagramme pour l’anagramme ne présente aucun intérêt, ceci est fort juste. 


Leur éclat est admirable à petite dose – du moins est-ce mon opinion. 


Le but étant – je vous rejoins - de faire surgir un entre deux… un rire, un principe, un particularisme oublié,  une essence, qui sait… une pensée.


 


Excellente journée pluvieuse à vous (nous sachant du même côté de la carte et du territoire). Un maillon de chêne parlant.

Nuageneuf 07/05/2012 22:46





Chère Virginie,


Merci pour les renseignements, via Axel. Cela ne m’éclaire pas plus car je reste nul en informatique ! Par ailleurs, je crains que mon
commentaire n’ait pas été publié dans son intégralité ; je souhaitai par ce biais  attirer l’attention sur ce talent caché de monsieur E.Klein en
recopiant un billet publié il y a quelques mois. Voici donc le lien, ce sera beaucoup simple pour ceux que cela peut éventuellement intéresser :


http://nuageneuf.over-blog.com/article-les-anagrammes-renversantes-d-etienne-klein-97519803.html 


L’essentiel est ailleurs et je vois qu’avec ces digressions sur les anagrammes, nous nous sommes bien
éloignés  de votre superbe travail. Vous avez un véritable pouvoir pédagogique et c’est un grand plaisir de découvrir et d’apprendre avec vous. Je
vous en remercie et vous adresse mes bonnes pensées.

Cédric 07/05/2012 11:43


P.-S. :  Avec "Axel Evigiran" on peut en faire des tas ! ( je vous laisse vous amuser si ça n'est pas déjà fait ! ;-) )


 


Pour le plaisir : "Vin gai relaxe."  "Relaxe via gin !" " Il exagera vin !"

Cédric 07/05/2012 11:01


 


Merci cher Axel, je ne m'étais servi que de celui-ci : http://www.anagramme-expert.com/  qui ne fait vraiment qu'une toute petite partie du boulot : il ne génère qu'une liste de mots
possibles pour une éventuelle anagramme complète ( des 14 lettres de "le chene parlant", il donne la liste des mots de 11 lettres, puis 10 etc. qu'on peut former avec les 14 lettres ).






Le générateur d'anagrammes que vous indiquez fait déjà un peu plus de travail : j'ai retrouvé (avec moins de peine ) "planche alterne" (sans les points d'exclamation ;-) ) et "éléphant lancer"
(pas dans le même ordre ) que j'avais moi-même découvert plus laborieusement ! Mais force est de constater que ces générateurs d'anagrammes ne remplacent pas encore le cerveau humain (pour
l'heure ! ) car je ne suis pas tombé sur les autres anagrammes que j'ai proposées parmi la foultitude d'anagrammes générées par le logiciel et qui ne veulent, pour le coup, vraiment rien dire !


 


On peut malgré cela se demander quel fut le travail véritable d'un Étienne Klein dans la recherche de ces anagrammes, lui qui doit être au fait des dernières technologies et peut-être avoir mis
lui-même au point un générateur d'anagrammes plus 'intelligent '.


 


Par curiosité j'ai essayé avec « Albert Einstein », j'ai trouvé facilement un « Bel artiste inné » ( il m'a seulement suffit de remettre les mots dans le bon ordre ).






Quoi qu'il en soit, pour l'heure et jusqu'à preuve du contraire, il faut disposer d'un cerveau pour découvrir de belles anagrammes ! ;-)






Bien à vous tous.






Cédric.


 

Axel 07/05/2012 07:52


Voici un petit générateur d'anagrammes :


http://www.dcode.fr/generateur-d-anagrammes

Cédric 06/05/2012 13:49


 


Chère Virginie, oui !


 


Comprendre, savoir, entendre ce qui fut compris, pensé par le passé ou ce qui est affirmé par d'autres au présent. Car comment pourrait-on remettre en question, ce qu'on ne comprend pas ?



Pour remettre en question, il faut avoir tout d'abord compris les questions.


 


Quant aux anagrammes, je me suis amusé ! ;-)


 


Le chêne parlant :


 


étancher le plan


allant épancher


planche ! alterne !


penchant le rael


le râle penchant


perché en allant


prenant le châle


panner le chalet


lancer éléphant


lâché en perlant


perlé en lâchant


parle en léchant


lent pal archéen


clephte râle : « nan! »


lent car phalène


le placet rhénan


éperlan léchant


éternel plancha


 


( même si elle est parfois totalement saugrenue ou absurde, chaque anagramme a une signification, dans ma tête en tout cas ! :-) )

Virginie 06/05/2012 11:36


Cher Nuageneuf,


 


Voici une autre anagramme savoureuse d'Eteinne Klein :


 


L’accélérateur de particules…… : éclipsera l’éclat du Créateur.


 


Pour ce qui est des écrits passant en noir, il semblerait qu’il faille utiliser NOTEPAD (Blocnote) car les traitements de texte contiennent des codes HTML masqués m’indique Axel.


 


Bien à vous, Virginie.

Nuageneuf 06/05/2012 11:12


Virginie, je ne sais pourquoi le premier envoi de commentaire apparait sur fond gris foncé et, de ce fait, reste illisible. N'hésitez surtout pas à la mettre à la corbeille. Ma seconde tentative
semble plus adéquate. Bien à vous, Jean-Michel

Nuageneuf 06/05/2012 11:10





 


Chère Virginie,


 


Quel brillant travail vous nous donnez là , de bon matin ! Quelle somme de travail !


On en reste sans voix ; beaucoup est dit, expliqué, commenté et il ne faut pas de grands efforts pour comprendre : merveilleux exercice
de pédagogie. Merci.


 


Vous convoquez avec bonheur M. Etienne Klein. Je me permettrai donc de rappeler qu’il excelle en outre dans l’art de l’anagramme dont voici
quelques exemples, plus réjouissants les uns que les autres…


 


 


--------


« Albert Einstein » ou « rien n'est établi »


 


 


 


Etienne Klein dirige le laboratoire des sciences de la matière au
Commissariat à l'Energie Atomique (CEA) et intervient dans le programme du LHC, l'accélérateur de particules géant qui devrait nous livrer pieds et poings liés, si l’on peut dire, le boson de Higgs en 2012.


Etienne Klein est aussi un grand expert en anagrammes plus savoureuses et énigmatiques les unes que les autres. Florilège.


 


 


Une « étreinte » devient-elle « éternité » que dès lors « la vérité » est « relative ».


 


Et puis,


 


« Le commandant Cousteau » = tout commença dans l’eau


 


 « Albert Einstein » se métamorphose en « rien n'est établi »,


 


« Leonard Bernstein » en « l'art de bien sonner »,


 


« Charles Baudelaire » en « le labeur de sa chair »,


 


« Etre ou ne pas être, voilà la question » = Oui, et la poser n'est que vanité orale,

Présentation

  • : Le chêne parlant
  • Le chêne parlant
  • : L'éclectisme au service de la pédagogie & L'art de suivre les chemins buissonniers. Blogue de Virginie Chrétien chrétien. Maître formatrice en lien avec l'ESPE de Lille. Rédactrice chez Slow Classes. Partenariat : philosophie Magazine. Écrivaine : La 6ème extinction - Virginie Oak.
  • Contact

Introduction.

L’éducation, dans son étymologie même, c’est : «Educere, ex-ducere, c’est conduire « hors de » rappelle le philosophe Henri Pena-Ruiz dans Le Philosophoire. Charles Coutel parle quant à lui d'[Educarea] ēdŭcāre ‘prendre soin de l’ignorance de l’élève’. "Le rôle de l’éducation - dit-il - c’est de me disposer à mon humanité en moi grâce à mon instruction." Ecoutons George Sand… « Mes pensées avaient pris ce cours, et je ne m'apercevais pas que cette confiance dans l'éducabilité de l'homme était fortifiée en moi par des influences extérieures. » George Sand, La mare au diable, Folio Classique, 892, P 37. Ce blogue se propose de partager des outils pédagogiques, des moments d'expériences, des savoirs, des lectures, de transmettre des informations relatives à la pédagogie ordinaire et spécialisée, des idées d’activités dans les classes allant du CP au CM2 en passant par la CLIS. Enfin, on y trouvera aussi quelques pensées plus personnelles. « Notre savoir est toujours provisoire, il n'a pas de fin. Ce n'est pas l'âge qui est le facteur déterminant de nos conceptions ; le nombre de « rencontres » que nous avons eues avec tel ou tel savoir l'est davantage, ainsi que la qualité de l'aide que nous avons eues pour les interpréter... » Britt-Mari Barth, le savoir en construction. ________________________________________________________________________________________________ 1 Le Philosophoire, L’éducation, n° 33, P16 2 P 52, Britt-Mari Barth – Le savoir en construction – Retz – Paris – 2004 – Isbn : 978725622347

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