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1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 06:53

En toute amitié.

 Le-charme-des-penseurs-tristes---causerie.jpg

      Alexandre Lacroix - Philosophie Magazine

La vague est fille d’un océan tourmenté par une dépression. »

1 * Frédéric Schiffter – Petite philosophie du surf.

 

Les commentaires exotiques pullulent à l’endroit de l’amitié.

 

Elle est parfois perçue telle la lumière d’une âme vouant / voulant du bien à l’autre (étrange présence du vouloir au sein d’un univers frappé de hasard), mais le plus souvent, son évocation reflète la communion de deux pensées cadencées, suprême accord de cœurs foulant un sol craquant au même rythme, accordés à l’unisson. 

 

« Parce que c’était lui, parce que c’était moi. », ajoute le commun – aussi sec.

 

L’hommage fait à La Boétie par un Michel de Montaigne chaviré, dévasté, égaré non par la mort mais par la perte à vie d’Etienne -  ad vitam arraché, coupé de son lien et de sa conscience – se meut en sujet de dissertation ordinaire. Crime de lèse sauvagerie, le sujet bateau chavire, tyrannise des générations d’élèves, décompose la fine fleur Montainienne en mascarades rédactionnelles, platitudes de références classiques, soupe de citations décoratives, pétales sans nuances ni émotions et autres réflexions déterrées de manuels que rien n’égaye.

Dans cette Loi ‘thermoapathique’, aucune transtantiation 2*, rien de transcendant : l’inerte se substitue aux sentiments, le sublime 3*  fait tapisserie, le relief devient creux, la beauté absurde, les fines pointes – écrasées à coup de briques – se flétrissent instantanément sur elles-mêmes. 

 

Alors  ? 

                             Heureux le simple du vague à l’âme.

 

L’amitié bruisse d’une totalité tonitruante vagissant dans un pois de silence, a la saveur du rien, la petitesse du tout, l’éclat d’un arc électrique situé au fin fond d’un univers opaque. 

 

Mécanique du ciel jetant  les âmes errantes au hasard, l’agitation amicale n’entre pas en fusion mais se heurte en un champ de sensibilités métalliques. 

 

                De l’escarbille jaillit la direction, incandescente et impalpable.

 

                                    Etincelle sans écho, imprévisible, frappée de l’envie d’être désorientée.

 

 Frederic-et-Francoise---cadre.jpg

 

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1 * P 37 - Frédéric Schiffter – Petite philosophie du surf. Editions Milan.

2* « Si Cook enregistre le mot, il ignore que, pour un « sauvage », « faire corps » avec un élément signifie communier en esprit avec lui, échanger son âme avec la sienne. Cook ne voit pas qu’il assiste à une transtantiation. A une transe. » p 50 :

3 * P 26-27 : 

« Lorsque, confrontés à l’immensité du monde, nous mesurons la petitesse de notre être, ce que nous voyons n’est pas beau, nous dit Kant, mais sublime. Sublime, par une nuit claire, la majesté de la voûte céleste étoilée. Sublime, la succession, à perte de vue, des massifs enneigés. Plus sublime encore, les chutes d’eau d’un torrent, un orage en montagne ou une tempête sur l’océan. Mais que nous mesurions notre inconsistance face aux puissances naturelles ne nous humilie pas. Au contraire, cela nous édifie. Sachant que c’est à nous, les hommes, et à nous seuls, qu’il est donné de contempler la nature, même si nous ignorons le sens de ce don, nous ne pouvons nous empêcher d’y voir une élection. Devant ces spectacles, nous éprouvons un « sentiment de jubilation mêlé d’effroi ». C’est en cela, en ce qu’ils nous invitent à ressortir que nous ne sommes nés que pour être les témoins à la fois maudits et privilégiés d’un monde où nous ne comptons pour rien, que Caspar David Friedrich et William Turner s’affirment comme les maîtres du sublime. » 

Frédéric Schiffter – Petite philosophie du surf – Milan 2005 – ISBN : 2-7459-1680-7

 

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      Le charme des penseurs tristes. 

 

« Le penseur vaut mieux que le philosophe. Affaire de politesse. Il ne nous importune pas avec des idées, des analyses, des spéculations, mais nous touche par ses songes, ses observations, ses hantises. […] Au lieu d’un pesant traité avec quoi un philosophe se venge sur ses lecteurs de la peine qu’il eut à l’écrire, le penseur nous régale de notes, de traits, d’anecdotes assemblés en recueils comme s’il s’adressait à un proche. »

Le charme des penseurs tristes. p 81

 

 

Vidéo 1 - Une philosophie des sentiments et de la douleur,


      

 

Vidéo 2 : Cioran, La marquise Du Deffand, Hérault de Séchelles. 

 

" A ceux qui – tel Roland Barthes en son temps – relèguent La Rochefoucault dans le registre d’une critique sociale de son époque et de son milieu, comme si le moraliste était un intellectuel « traître à sa classe », pour en portraiturer les illusions, les ridicules et les simagrées, on ne peut que leur faire valoir combien les Maximes n’ont trouvé autant d’actualité qu’en notre époque où rivalisent les professeurs de la vie heureuse et juste, de la sculpture de soi, etc. La Rochefoucauld nous avertit que si tous s’évertuent à nous persuader de notre perfectibilité c'est parce que tous désirent passer à nos yeux comme aux leurs pour les illustrations mêmes du bien-fondé de leurs éthiques. Pas de dissimulation dans cette bonne parole mais une ruse de leur amour-propre qui les « ventriloque ». Pour qui sait voir sans ce besoin aveuglant d’admirer, leurs doctrines et leurs « exercices spirituels » trahissent leurs vices, leurs complexes et leurs carences affectives les plus secrets, totalement cachés à leur propre conscience et qui n’ont d’autre issue pour trouver un peu de jouissance ou de compensation que le moyen détourné du magistère. Quel ressort psychique peut bien animer un philosophe qui se dévoue à « éclairer » un public sinon un désir de le dominer et d’en être aimé ? Pourquoi, en retour, le public adule son maître sinon parce que, souffrant de maux semblables aux siens, il trouve quant à lui gratification à lui être soumis et ainsi, pense-t-il, à en être aimé en  retour ? La servitude intellectuelle montre que l’amour-propre souvent « se hait lui-même » et qu’il fourvoie nombre d’esprits faibles dans les impasses de la conviction uniquement pour qu’ils aient l’impression de penser avec force."

Le charme des penseurs tristes. p 71-72.

 

Vidéo 3 : Albert Caraco.

 

       "L’homme est un animal métaphysique et qui voudrait que l’univers n’existât que pour lui, mais l’univers l’ignore et l’homme se console de cette ignorance en peuplant l’étendue de dieux, dieux faits à son image. Ainsi nous parvenons à vivre en nous payant de raisons creuses, mais ces raisons si belles et si consolantes tombent à rien, quand nos yeux s’ouvrent sur la mort et le chaos, dont nous vivons enveloppés et toujours menacés. La foi n’est qu’une vanité parmi les vanités et l’art de tromper l’homme sur la nature de ce monde."

Albert Caraco, Le charme des penseurs tristes, p 122.

 

Le charme des penseurs tristes, suite :

Le charme de la mélancolie.

 

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Le Charme des penseurs tristes. Flammarion. 

 

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Le philosophe sans qualités - Blogue de Frédéric Schiffter.

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Published by Le chêne parlant - dans philosophie conférences
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commentaires

Le chêne parlant 08/09/2013 10:43


Sapristi, votre remarque est juste, cher Frédéric. Une musaraigne a grignoté votre texte à
vilains coups d’incisives.


 


Des mesures de poids seront prises prochainement.


 





 


Bien à vous, sous un ciel pastel, Virginie.

Frédéric Schiffter 07/09/2013 20:27


Chère Virginie,


L'exil intérieur, Le cimetière de la morale, L'enquête de Wittgenstein, La tentation nihiliste... C'est en poche. L'Infâme, que vous avez aperçu au Thé, est un styliste. Difficile de
faire un choix. En fait, à part L'exil intérieur, ouvrage qui le fit connaître et se présente comme un essai de psychosociolgie, ainsi que les autres titres que je cite ci-dessus, les
livres de R.J. se ressemblent; et pour cause: ce sont des pièces détachées de son journal. 


Petite remarque concernant votre retranscription de mon texte sur La Rochefoucauld. Il manque ce bout de phrase:


"c'est parce que tous désirent passer à nos yeux comme aux leurs pour les illustrations mêmes du bien-fondé de leurs éthiques".


En passant, voilà un extrait que j'aime bien. 


 


Concernant l'Infâme. Il y a des archives INA où on le voit parler de L'exil intérieur.


Bonne soirée et à bientôt,


Frédéric


 


 


 


 


  

Le chêne lecteur de nuit. 07/09/2013 19:14


Cher Frédéric,


 


En tant que souris de bibliothèque, vos indications livresques sont déjà grignotées. 


Je confesse – ce qui n’est pas la moindre des confidences pour un chêne athée – ma méconnaissance des écrits de Roland Jaccard, lequel de ses textes me conseilleriez-vous  ? 


 


Bien à vous, Virginie.   


 

Frédéric Schiffter 07/09/2013 16:26


Chère Virginie,


Oui, Job et l'Ecclesiaste sont deux textes antithétiques. La souffrance, pour le premier, revêt un sens. Même si on n'en comprend pas les raisons, on sait que Dieu, Lui, les connaît. En cela,
l'espoir est permis, notamment celui de voir en la souffrance une épreuve qui mène à la rédemption. Pour le second, la souffrance est sans rémission. On ne peut y voir rien d'autre qu'elle-même —
elle n'a pas de double dirait Clément Rosset: ce n'est pas un mal qui apportera un bien. On souffre, on meurt. Il arrive que la vie apporte des plaisirs. Mais ils sont brefs et
insignifiants. 


Si cela vous intéresse, il faut lire la traduction de l'Ecclésiaste et de Job par Jean Bottéro dans son très beau Naissance de Dieu (Folio). 


 


Merci encore pour ce travail de vidéaste executé dans des conditions extrêmes (chaleur, ennui, torpeur estivale).


Amitié,


 


Frédéric


 


 

Le chêne parlant 05/09/2013 05:44


Cher Soluto,


 


Merci de votre passage. Vous voici donc plus matinal encore que le chêne, à moins qu’il ne s’agisse d’une poussée tardive de sommeil.


 


A très bientôt, cher Soluto.

Le chêne sans dieu ni maître 05/09/2013 05:36


Cher Loïc,


 


Une bénédiction ? Peut-être l’effet paradoxal d’un nihilisme balnéaire de qualité - qui sait - encore deux vidéos et me voici sanctifiée. 


 


Merci de votre lecture enthousiaste et très belle journée à vous sous un soleil radieux. 

Soluto 05/09/2013 00:09


Votre bel article apaise un peu mon regret de n'avoir pas pu me rendre à cette rencontre.


Bravo pour votre formidable blog chère Virginie...

Loïc 04/09/2013 16:18


Ah chère Virginie, vous êtes une bénédiction !


Je me languissais d'entendre le professeur Stein parler de Madame du Deffand, marquise dont je suis d'ors et déjà mordu au dernier degré.
Je viens tout juste de finir la lecture de l'opuscule de notre éducateur sentimental et j'y ai découvert moult océans d'inéspérance où aller plonger (noyer ?) mon jeune entendement.


Bien à vous


Loïc

Le chêne parlant 02/09/2013 20:44


 


Cher Marquis, le fond jaune est une tempête de soleil : la lumière balnéaire touchée par l’onde de choc des pensées amicales. 

Le chêne parlant 02/09/2013 20:40


Chère K.role,


 « Le penseur vaut mieux que le philosophe. Affaire de politesse. Il ne nous importune pas avec des idées, des analyses, des spéculations, mais nous touche par ses songes, ses observations,
ses hantises. »


Le charme des penseurs tristes – Frédéric Schiffter


 


Chère K.role,


        Etait-il absolument nécessaire de surgir en ce lieu ? à cette heure ?


Il est des allers-retours ni interminables, ni fatigués, ni calculés, ni soi, ni autre, ni fantômes pitoyables. Après tout, parfois, hausser les épaules. Foncer. Devient inévitable.


Alors le retard des rencontres prend-il une certaine avance... Rien ni personne ne peut briser cet instant… Car enfin, Participer au Mouvement du Monde… N’est-ce pas là le plus chanceux des
destins ? 

delorée 02/09/2013 13:40


Ah mon bon chêne, quel plaisir de voir et d'entendre notre philosophe sur fond jaune. Si je ne souffrais de ce léger effroi qui me saisit dans l'urbain brouhaha, j'aurais certainement participé à
ce bel événement* et profité de l'occasion pour taquiner le jaccard.


Que la nuit vous soit rude et le sommeil profond.


Deloramicalement.


 


* Non rectifié en 1990.

k.role 02/09/2013 11:35


Et que l'esprit poètique veille sur vous ! 


 



k.role 02/09/2013 09:44


« C'est un des privilèges prodigieux de l'Art que l'horrible, artistement exprimé, devienne beauté et que la douleur rythmée et cadencée remplisse l'esprit d'une joie
calme.» (Baudelaire)


merci pour ce "reportage" et bonne rentrée à vous


 

Frédéric Schiffter 01/09/2013 18:29


Cher Axel,


Nietzsche prenait soin de distinguer les esprits libres des libres penseurs, les seconds n'ayant pas, précisément, la liberté intellectuelle des premiers. Vous êtes un esprit libre. Et cela me
fait bien plaisir.


 


Très cordialement,


 


Frédéric


 

Le chêne parlant 01/09/2013 17:21


Sujet aussi difficile que délicat. 


Effectivement, le racisme réside  bien dans une peur panique de l’autre. Une phobie de l’étranger – cet étrange inconnu. Raison pourquoi diverses études vérifient sa présence redoublée –
contre toute attente - en des lieux géographiques dénués d’immigration. Inversement, ces mêmes études constatent une diminution en des lieux de mixité sociale. 


 


La haine de la pensée consiste à condamner a priori et sans nuances.


Le lecteur habituel de ce blogue sait les valeurs défendues ici. 


Néanmoins, préférant prévenir certains travers de lectures (notamment de visiteurs occasionnels), et afin d’offrir de suite une vision plus large de cette exceptionnelle  rencontre, j’ajoute
une nouvelle vidéo où il est question de Cioran, Madame Du Deffand et Hérault de Séchelles. D’autres extraits suivront prochainement…


 


Et ce, pour la plus grande joie, je crois, de Loïc-Epicurea. 

Axel 01/09/2013 11:57


Cher Frédéric,


 


Il n’était pas du tout évident de faire cette présentation de Caraco, d’autant plus en étant embarqué sur le sujet si délicat de son racisme...


Mais en lisant des phrases telles que celles-ci, tirées du bréviaire du chaos, on se rend compte de l’urgence à le lire :


 


 « Les hommes se sont répandus sur l’univers comme une lèpre et plus ils se multiplient, plus ils le dénaturent, ils croient servir leurs dieux en devenant toujours plus innombrables,
leurs marchands et leurs prêtres approuvent leur fécondité, les uns parce qu’elle les enrichit, les autres, eux, parce qu’elle les accrédite. (....) les intérêts de la morale et du négoce forment
une alliance indéfectible, l’argent et la spiritualité ne souffrent que le mouvement s’arrête, les marchands veulent des consommateurs, les prêtres veulent des familles ».


 


« Nos villes sont des cauchemars, leurs habitants deviennent pareils aux termites, tout ce qui s’édifie est d’une laideur monstrueuse (...) A chaque pas, la vue est offensée, l’oreille abasourdie
et l’odorat désespéré... »


 


« Nous sommes au milieu de gens de bonne foi, qui mourront pour leur cause en s’approuvant de s’immoler, nous savons que leur cause est un malentendu dans la majorité des cas, mais il ne sert
à rien de les informer, ils refuseront de nous croire... »


 


Etc.


 


Et rassurez vous dans cette causerie vous n’avez été en rien barbant ou pontifiant. Tout le contraire. Et cela donne envie, à qui ne s’est pas encore procuré « Le charme des penseurs tristes »,
de se ruer chez le libraire le plus proche.


 


Je puis dire que d’autres extraits de cette rencontre sont en préparation pour la semaine prochaine.


 


 


Bien amicalement


Axel

Le chêne parlant 01/09/2013 11:22


* « Ses prouesses, dès lors authentiques, 


lui confèrent toute la sublimité de l’aristos – modèle grec de l’homme excellent. »


Frédéric, Petite philosophie du surf.



Cher Loïc-Epicurea,


 


C’est avec grand plaisir que je découvre votre commentaire de ce matin. 


Avant toute chose, permettez-moi de vous souhaiter la bienvenue sur ce blogue.


 


Naturellement, tout le plaisir du partage est pour moi.


D’autres vidéos de votre nihiliste préféré suivront prochainement, l’une vraisemblablement consacrée à La Rochefoucault, l’autre à la marquise du cafard, Madame de Du Deffand. Et, cerise sur le
gâteau – si je puis dire… Rorda.  


 


Le charme des penseurs tristes – dont fait partie Frédéric – réside dans cette détonante sincérité. Philosophie sans chichi ni blabla, hantée d’ombres, affligée de cette pathologie – ô combien
anti-médiatique - consistant à dire ce que l’on pense et penser ce que l’on dit.  


Il est fort à craindre que cette aristocratie* de la pensée demeure impénétrable à certains. 

Frédéric Schiffter 01/09/2013 11:14


Très chère Virginie,


Merci pour ce témoignage d'amitié. 


J'ai été heureux de vous rencontrer à cette occasion. Mais, hélas, le temps a manqué pour que nous discutions plus longuement. 


J'ai conscience que ces vidéos ont dû vous prendre du temps et qu'il n'était pas facile de choisir les moments les moins barbants. Car, comme toujours en ces circonstances, j'ai le sentiment
d'avoir pontifié et ennuyé les gens. 


Concernant Caraco, il est difficile d'être son avocat. Je m'aperçois que je l'ai médiocrement présenté et, par là, desservi. Pourtant, l'écrivain en vaut la peine. On ne peut qu'accorder de
l'intérêt à des penseurs qui pressentent l'apocalypse. J'espère que le chapitre que je lui consacre dans le livre rattrapera cette mauvaise impression. 


En attendant, encore une fois, merci à vous pour tout — ainsi qu'à votre assistant responsable de la partie musicale tout à fait appropriée. 


 


Frédéric


 


 


 


 


 


 


 


 


 

Loïc 01/09/2013 09:57


Merci, chère Virginie, de partager avec nous ces quelques moments passés en compagnie de l'un de nos nihilistes favoris. Pour nous qui n'avons pas pu être là, c'est une agréable compensation.

Présentation

  • : Le chêne parlant
  • Le chêne parlant
  • : L'éclectisme au service de la pédagogie & L'art de suivre les chemins buissonniers. Blogue de Virginie Chrétien chrétien. Maître formatrice en lien avec l'ESPE de Lille. Rédactrice chez Slow Classes. Partenariat : philosophie Magazine. Écrivaine : La 6ème extinction - Virginie Oak.
  • Contact

Introduction.

L’éducation, dans son étymologie même, c’est : «Educere, ex-ducere, c’est conduire « hors de » rappelle le philosophe Henri Pena-Ruiz dans Le Philosophoire. Charles Coutel parle quant à lui d'[Educarea] ēdŭcāre ‘prendre soin de l’ignorance de l’élève’. "Le rôle de l’éducation - dit-il - c’est de me disposer à mon humanité en moi grâce à mon instruction." Ecoutons George Sand… « Mes pensées avaient pris ce cours, et je ne m'apercevais pas que cette confiance dans l'éducabilité de l'homme était fortifiée en moi par des influences extérieures. » George Sand, La mare au diable, Folio Classique, 892, P 37. Ce blogue se propose de partager des outils pédagogiques, des moments d'expériences, des savoirs, des lectures, de transmettre des informations relatives à la pédagogie ordinaire et spécialisée, des idées d’activités dans les classes allant du CP au CM2 en passant par la CLIS. Enfin, on y trouvera aussi quelques pensées plus personnelles. « Notre savoir est toujours provisoire, il n'a pas de fin. Ce n'est pas l'âge qui est le facteur déterminant de nos conceptions ; le nombre de « rencontres » que nous avons eues avec tel ou tel savoir l'est davantage, ainsi que la qualité de l'aide que nous avons eues pour les interpréter... » Britt-Mari Barth, le savoir en construction. ________________________________________________________________________________________________ 1 Le Philosophoire, L’éducation, n° 33, P16 2 P 52, Britt-Mari Barth – Le savoir en construction – Retz – Paris – 2004 – Isbn : 978725622347

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Contributions gracieuses : Magazine Slow-classes. Numéro 1 Faire Mouche en géométrie et 2. Le moulinet à vent : mettre des mathématiques dans les voiles. ....... SLOW CLASSES : Slow Classes __________________________________________ Partenariat gracieux Philosophie Magazine. Philomag ________________________________________

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