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9 juin 2012 6 09 /06 /juin /2012 06:56


J.-Wright-of-Derby----Philosophe-faisant-un-expose-sur-le.jpg« Penser, c’est aussi assumer la déformation constante de son esprit. »

Raphaël Enthoven (1)

« Apprendre, c’est organiser la rencontre. » 

Gilles Deleuze.

:… le « noochoc » est l’occasion d’apparition d’un élément différentiel 

qui crée un décalage, une vibration et permet à la pensée d’émerger 

à travers les fissures de la rencontre."

(2) Sébastien Charbonnier, p 49. 

 

 

L’enseignant ne se confond pas avec le(s) savoir(s) qu’il veut transmettre. 

                                                   Le maître se situe hors économie du spectacle.

 

Belles positions de principe, n’est-ce pas ?

 

Mais sommes-nous certains d’échapper à ces clichés ? De ne pas en suivre les principes à la lettre ? Sommes-nous sûrs qu’à force de « volontarisme » pédagogique, nous ne mettions pas la forme sur le devant de la scène, nous ne privilégions pas « la dramaturgie » du cours au détriment du fond ? Pire, que nous ne nous transformions pas en animateurs – experts en gestion de classe ? 

 

Le monde change - Clip 1 - "Nouvelles Pédagogies - Nouvelles Technologies"

 

Mon prof est un acteur 

 

Le désir d’apprendre se confond-il avec l’émotion suscitée au titre d’un spectacle ?

 

« Un cours ça se répète, c’est comme du théâtre. – énonce Deleuze. Si on n’a pas beaucoup répété, on n’est pas inspiré du tout. » (Abc, « professeur ») (2) p 87  

Si Gilles Deleuze, repris par Sébastien Charbonnier, a bien voulu dire « que le professeur doit se mettre en scène » ça n’est guère au sens de ‘faire passer’ des savoirs comme on enrobe de miel une pilule pour mieux l’avaler – non - Deleuze est bien trop subtil pour énoncer de telles trivialités. Au reste, dans ses cours le philosophe est assis au milieu de ses étudiants – statique – en dialogue avec les idées.

 

Alors, que veut dire Deleuze par là ? 

Il veut simplement signifier qu’un cours est tout sauf une improvisation. C’est un travail de longue haleine,  pensé, ruminé, construit. Elaboré.

 

Enseigner c’est avoir quelque chose à dire. C’est se présenter en tant qu’expert.

 

Développements :

 

I. Ce qui s’inscrit a-t-il à voir avec la rencontre d’un acteur, d’un personnage de roman ?

 

On ne pense à rien lorsqu’on regarde un acteur, lorsqu’on goûte un spectacle. Les couleurs, la rapidité des réparties, l’enchaînement des scènes, les changements de points de vue sont autant de merveilles aveuglantes, de spectacles qui vous carbonisent.

Les regards effarés savourent, se divertissent. L’esprit se relâche, l’élève devient « con-so-mateur » ; un consommateur à la cervelle consumée au lance-flamme de l’idée toute faite – prémâchée – celle du slogan.

 

Tout l’art du théâtre se situe dans l’artifice. 

Habile manipulation de pensées qui consiste à transformer l’artificiel en réel. A transmuter le faux, le toc, en pierres précieuses. 

L’alchimiste joue sur les stéréotypes – la fantaisie – les excès – les effets, toutes ces « techniques habiles » ont pour effet d’anesthésier la réflexion. 

La stupéfaction, l’admiration sont autant de fruits de l’anti-pensée. Autant de formes, de métamorphoses excessives destinées à provoquer l’étonnement, le choc.  … C’est la beauté hypnotisante de la méduse : celle qui vous statufie. Bloque la réflexion. Fait obstacle à l’intelligence. La faculté de juger selon un mode critique disparaît : vaporisé sous l’effet de l’image. 

Alice-Pike-Barney--Medusa--Laura-Dreyfus-Barney-.jpg

Pas de démonstration : un show. 

Pas de théorie : une manière directe d’observer le réel. Sans filtre. Sans clé. 

C’est le mur Facebook, celui qui montre tout et ne dévoile rien de l’essence des choses. 

Le divertissement, ça empêche de voir.

 

Selon Dewey, nous rappelle Britt-Mari Barth, « apprendre » signifie « apprendre à penser », c’est la position défendue par Canguilhem face à la philosophie. 

 

II. Dans quel espace se situe le travail de l’enseignant ? 

 

L’enseignement est affaire de perceptions. Le maître dispose d’un savoir précis, exigeant, qui lui permet d’aborder l’apprentissage dans un ensemble complexe, le but étant d’essayer de tirer l’élève du flou. 

Pour ce faire, il se doit de signifier explicitement à l’élève les clés : L’apprentissage est un processus interne(3). Si l’élève n’a pas conscience des bénéfices qu’il peut tirer de son temps de classe, ne se mobilise pas intellectuellement, rien ne se produira.  En d’autres termes, vous pourrez user de tous les arguments possibles, si l’élève n’est pas volontairement impliqué dans ce qu’il fait, tous vos efforts se réduiront à néant.

Le travail de l’enseignant se situe donc - certes - dans un espace externe mais surtout dans un champ interne : celui de l’espace mental.

 

 Le raisonnement en est l’un des piliers, les connaissances, les fondations. Pour le dire autrement , « l'éducation intellectuelle [vise non seulement à fixer une solide base culturelle, mais] consiste [non moins] à former une pensée réfléchie. » 

 

C’est quoi favoriser l’exercice de la pensée ?

  "Heidegger… Qu’appelle-t-on penser ? « L’homme sait penser en tant qu’il en a la possibilité, mais ce possible ne garantit pas encore que nous en soyons capables. » (DR, 188 ; IT, 204) C’est une histoire de différence : ce qui diffère de ce que je sais déjà ou croyais savoir se présente comme nouveau à ma pensée ; ce nouveau me force à penser. Cet élément génital est baptisé « noochoc » par Deleuze. (IT, 204)

… « produire un choc sur la pensée » (2) p 34

 

Le noochoc, c’est un vacillement. « Riches de percepts et d’affects, un film, un tableau, une nouvelle [un album] ne sont-ils pas susceptibles de jouer ce rôle d’amorce qui force [je préfère le terme engage] les élèves à penser ? »(2) p 36.

 

L'enseignant de par sa formation et son expérience, est le plus à même d'analyser la nature des résistances, de repérer, concientiser, prendre en main, traiter les difficultés. De déconstruire les « prêt à penser »...  D’adapter ses pratiques en regard des besoins. Il sait comment l’aborder. Il détient un regard critique qui lui permet moult ajustements. Bref, faire preuve d’humanisme, demeurer dans des interrogations humaines, voilà le défi que tout enseignant entend relever

Britt-Mari Barth s’inscrit dans une mouvance Brunerienne. 

Pour faire court, Gérôme Bruner développe l’idée selon laquelle : comprendre, c’est négocier le sens.

Laquelle négociation passe par le langage, le dialogue. Ce dernier, précise Britt-Mari Barth « voit l'apprentissage comme une transaction, un échange entre l'apprenant [horrible terme - en effet] et un membre de sa culture plus expérimenté que lui. »

le langage, le dialogue, qui devient l'outil important de la communication et d'autres indicateurs non linguistiques – comme les gestes, l'intonation et les expressions du visage – sont également importants pour arriver à créer une signification commune. »

Mais là encore, il ne s’agit nullement de se transformer en dramaturge.

Si l’apprentissage négocie le sens, cela signifie qu’entre l’enseignant et l’élève, passe un fil – un fil conducteur – dont le maître va ajuster les paramètres de longueur, de tension, de taille. 

Eveiller, établir des contours ou une ligne directe, dévoiler, articuler – bref, s’inscrire dans un travail réflexif. 

 

 Pour arriver à une compréhension commune, il faut d'abord comprendre ce que l'enfant comprend. C'est donc la nature de l'échange (dans ses dimensions qualitatives) qui prime. L’échange et la rencontre. La rencontre de l’autre – l’étrange – le savoir. 

 

Conclusion : 

Jouer sur les mécanismes bien huilés de la dramaturgie est un jeu dangereux.

D’abord parce qu’il est éminemment aisé d’entraîner l’adhésion d’élèves déjà conquis – charmés – par le statut de l’enseignant. 

Ensuite parce que provoquer un désir – c’est transformer l’élève en spectateur, puis en consommateur.

 

Si le maître est un interprète – c’est dans le sens de la traduction qu’il faut l’entendre – dans le sens de rendre accessibles, compréhensibles les savoirs.

L’enseignant n’est ni  un animateur, ni un montreur de foire, ni un comédien – il ne s’abandonne pas au théâtre des sentiments - il est animé de la passion de transmettre – le désir qu’il doit susciter, c’est celui de l’envie de comprendre, du plaisir de penser le réel, de le démontrer éventuellement – de regarder les choses sous un nouvel angle – de bannir les fausses évidences – bref, une volonté portée vers les savoirs. 

« L’enseignant peut devenir un maître des rencontres. »p 32 :

 

Lesquelles se font sans artifices, sans arrière-pensée, sans théâtralisation. 

 

Enseigner – c’est un saisissement. 

 

 Joseph-wright-of-derby.jpg

 

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P 44 : Bruner(4) commente les théories vygotskiennes ainsi :

« Si l'on donne la possibilité à un enfant d'être guidé par un adulte - ou par un  camarade plus avancé que lui – celui-ci peut alors lui servir de substitution de conscience (vicarious consciousness) jusqu'au moment où il est capable de maîtriser sa propre conscience de la contrôler. Quand l'enfant atteint ce niveau de maîtrise consciente d'une fonction ou d'une conceptualisation nouvelle, il peut alors s'en servir comme d'un outil. » L'enseignant est donc un assistant qui va soutenir, développer les potentialités de chaque élève.  Britt-Mari Barth dévoile l'un des obstacles majeur à l'apprentissage  … « si une information va à l'encontre des idées reçues qu'on a sur un sujet, il se peut qu'on l'ignore simplement parce qu'on ne veut pas se remettre en cause, par orgueil, par paresse intellectuelle... ou par refus du « saut épistémologique » sur lequel Bachelard a attiré notre attention.  Toute  notre sensibilité fonctionne comme une grille qui peut refuser ou déformer l'information que les sens transmettent.» Britt-Mari Barth – Le savoir en construction , op cit, P 68.

 

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(1) Raphaël Enthoven. 28.06.2010 - Gaston Bachelard, le dormeur éveillé : vie et œuvre. Les nouveaux chemins de la connaissance, France Culture.

(2) Deleuze pédagogue – Sébastien Charbonnier – La fonction transcendantale de l’apprentissage et du problème – L’Harmattan. 2009 – Paris  ISBN : 978-2-296-10610-9.

(3) L’idée d’un processus purement externe est encore tenace.  Le maître lit sa leçon ; L’enseignant présente son exercice d’une manière attractive… Cela ne saurait suffire si l’élève n’est pas dans les mêmes dispositions que l’enseignant.

(4) « Vygotsky », a Historial ant Perceptual Pespective », in Wertsch JV, Culture, Communication and Cognition : Vygotskian Perspectives, Cambridge University Press, Cambridge, 1985.

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« Le « noochoc »… « C’est donc la coexistence des contraires, la coexistence du plus et du moins dans un devenir qualitatif illimité, qui constitue le signe ou le point de départ de ce qui force à penser. » (2) p 35 

 

« Il faut simplement qu’une puissance les « force à penser, les jette dans un devenir-actif. Une telle contrainte est ce que Nietzsche appelle « Culture. » (Nph, 123) Sur ce point, il faudrait réfléchir sur le rôle de l’art dans l’enseignement de la philosophie. Riches de percepts et d’affects, un film, un tableau, une nouvelle ne sont-ils pas susceptibles de jouer ce rôle d’amorce qui force les élèves à penser ? »(2) p 36.

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Published by Le chêne parlant - dans Recherche pédagogique - Sciences
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commentaires

outlookrepairhelp.com 18/07/2014 12:55

It is not that easy to b a good teacher. A teacher should not have any confusion regarding the knowledge that needs to be shared with the students. But the world has changed, so have the teaching methods. Anyway, thanks for discussing this.

the speaking oak 18/07/2014 20:53

Dear outlookrepairhelp,



Put a little honey on the pellets of knowledge can only be positive for foraging knowledge. Is not it ?

Thank you for your visit.

Nuageneuf 14/06/2012 10:37


Tss,tss, chère Virginie, croyez-bien que je ne "passe" pas, bien au contraire ! Pas un jour sans une ou deux lectures de vos travaux. Leurs richesses, leurs pédagogies me sont un réel
enrichissement. Mon regret est de ne pas avoir assez de temps libre pour intervenir dans vos débats, vous questionner plus avant sur tel ou tel sujet... 


Bien cordialement.

Virginie 13/06/2012 18:18


Cher Nuage,


 


Merci de votre passage.


 


… Au plaisir de vous lire. Virginie.

Nuageneuf 13/06/2012 10:36


Chère Virginie,


 


"Interprète des savoirs" me parait être une lumineuse définition.


 


Amitiés. Ce matin, les nuages s'essorent.

Virginie 11/06/2012 19:04


Ah, je vois que le transat sur herbe 100% garanti sans pesticide réussit aux pensées dilettantes.


 


Logotectus…Logotetto…        Les deux mamelles de l’enseignement  ?


 


Bâtisseur de raison…     J’aime bien.


 


J’avais pensé à « interprète des savoirs » … peut-être trop « Staracadémique ? » 


Les inventives idées seront les bienvenues,


 


Bonne soirée aux logotectes de toutes obédiences !


                                                      
       Ca ne fait pas un peu secte ?

Axel 10/06/2012 19:09


Cherchant à concilier les sensibilité en la matière, je me suis perdu en détours sans arriver à quoi que ce soit de véritablement probant. 


Mais voici, brut, le fruit de ces cogitations de transat, lancées dans un petit carnet :


 


Savoir / Délicatesse / Fermeté / limpidité


Passeur / Architecte / Bâtisseur / Polinisateur / Semeur


 


Jardinier citoyen ? trop révolutionnaire. Et puis cité, c’est la πόλις, avec le suffixe ‘ogue’ c’est déjà pris !


Semeur ? Je ne peut m’empêcher de songer au geste auguste du semeur décrit par Hugo.


Tuteur ? Trop rigide…


 


Et avec maître… Fichtre, en grec ça donne quelque chose du genre διδακτικός / didactique. Magister est plus classe mais c’est retour la case départ…


 


Faiseur de raison ? faiseur de sourire, faiseur  de malheur, etc. Bof.


 


Et avec Raison ?… λόγος, c’est aussi parole, discours… 


Architecte de la Raison ?… Ma fois pour marier nos racines grecques et latines ça donnerait Logotectus… Ou, à prendre plutôt le suffixe en italien… Logotetto…


 


Logotetto, logotectus….


Le jour de la rentrée scolaire cela pourrait donner : « Bonjour, je suis votre nouveau logotectus… »


Faut vraiment avoir rien de mieux à faire !

Virginie 10/06/2012 16:10


Cher Frédéric,


L’appellation « enseignant » – du moins est-ce en ce sens que je l’utilise - est un générique commode incluant celui de professeur et d’instituteur.


Ayant été estampillée ‘professeur des écoles’ en cette période ‘délicate’ où la profession du premier degré changeait d’étiquette, je connus cet intervalle de défiance où chacun accusait chacun,
où il était impossible d’éviter les ressentiments.


L’esprit chagrin des plus ulcérés voyait en cette désignation de professeur de la hauteur, du mépris, de la suffisance. Répétant à l’envie : « Mais on fait le même métier  ! » 


Le professeur, quant à lui, s’offusquait des âmes traîtresses osant les affubler d’un substantif si désuet, non conforme à ce qu’ils étaient, ne rendant pas grâce à leurs années universitaires,
etc., comme si le nom d’instituteur avait pris forme d’injure.


J’ai vu ces crispations, ces rancœurs. J’ai ressenti ces reproches. Franchement, je suis d’accord avec vous. 


(Notamment – vous le savez fort bien – sur ce refus des idées toutes faites : La panacée des soupes déshydratées – chargées en sel afin d’en masquer les fadeurs industrielles et d’en charger
artificiellement les vertus gustatives - le tout vendu en sachet commode à transporter.)


J’ai moi-même longtemps réfléchi sur les termes - professeur, instituteur, maître ou enseignant… Soyons clairs aucun ne me convient tout à fait, ni ne m’indispose vraiment. 


 


En attendant impatiemment le 12 septembre – bien que je ne sois pas pressée de vieillir - fort bon et balnéaire dimanche, cher Frédéric.


Virginie.

Frédéric Schiffter 10/06/2012 12:34


Chère Virginie,


 


Je ne connais rien de plus avilissant pour un professeur et un instituteur que d'être désignés sous le terme d' "enseignants". Dès lors que les professeurs et les instituteurs acceptent d'être
nommés ainsi et se nomment eux-mêmes ainsi, ils cautionnent le mépris que leur vouent les abrutis de toute farine — des poujadistes aux intellectuels à la gomme, en passant par les parents
d'élèves ignares. 


Et puis enfin, que signifie être "enseignant d'anglais" ou "enseignant de philosophie"? Ou "enseignant en anglais" ou "enseignant en philosophie"? Ce terme a germé dans la tête plate d'un
technocrate soucieux de détruire, précisément, l'art d'enseigner. Car l'enseignement est un art et non un ensemble de recettes psycho-pédagogico-comportementalistes. Bientôt, un professeur ou un
instituteur sera un "coach" en tel ou tel "champ d'apprentissage cognitif optionnel". Il jouera alors le rôle de la soumission. 


 


Bon. C'est dimanche. 


Merci pour vos aimables commentaires sur mon blogue.


 


Bonne journée, chère Virginie.


 


Frédéric


 


 

Présentation

  • : Le chêne parlant
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  • : L'éclectisme au service de la pédagogie & L'art de suivre les chemins buissonniers. Blogue de Virginie Chrétien chrétien. Maître formatrice en lien avec l'ESPE de Lille. Rédactrice chez Slow Classes. Partenariat : philosophie Magazine. Écrivaine : La 6ème extinction - Virginie Oak.
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Introduction.

L’éducation, dans son étymologie même, c’est : «Educere, ex-ducere, c’est conduire « hors de » rappelle le philosophe Henri Pena-Ruiz dans Le Philosophoire. Charles Coutel parle quant à lui d'[Educarea] ēdŭcāre ‘prendre soin de l’ignorance de l’élève’. "Le rôle de l’éducation - dit-il - c’est de me disposer à mon humanité en moi grâce à mon instruction." Ecoutons George Sand… « Mes pensées avaient pris ce cours, et je ne m'apercevais pas que cette confiance dans l'éducabilité de l'homme était fortifiée en moi par des influences extérieures. » George Sand, La mare au diable, Folio Classique, 892, P 37. Ce blogue se propose de partager des outils pédagogiques, des moments d'expériences, des savoirs, des lectures, de transmettre des informations relatives à la pédagogie ordinaire et spécialisée, des idées d’activités dans les classes allant du CP au CM2 en passant par la CLIS. Enfin, on y trouvera aussi quelques pensées plus personnelles. « Notre savoir est toujours provisoire, il n'a pas de fin. Ce n'est pas l'âge qui est le facteur déterminant de nos conceptions ; le nombre de « rencontres » que nous avons eues avec tel ou tel savoir l'est davantage, ainsi que la qualité de l'aide que nous avons eues pour les interpréter... » Britt-Mari Barth, le savoir en construction. ________________________________________________________________________________________________ 1 Le Philosophoire, L’éducation, n° 33, P16 2 P 52, Britt-Mari Barth – Le savoir en construction – Retz – Paris – 2004 – Isbn : 978725622347

Contributions et Partenariats.

Contributions gracieuses : Magazine Slow-classes. Numéro 1 Faire Mouche en géométrie et 2. Le moulinet à vent : mettre des mathématiques dans les voiles. ....... SLOW CLASSES : Slow Classes __________________________________________ Partenariat gracieux Philosophie Magazine. Philomag ________________________________________

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