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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 07:03

Un texte parlant...

                                         à ceux qui connaissent la valeur des choses.

La vraie valeur des choses est un idéal modeste – peut-être – une herbe qui pousse, un arbre, ‘les jacinthes du Mont Noir, les violettes du Connecticut’*, une Marguerite – un coin de ciel - possession sans coût financier.  La rigueur de cet homme est une force – pas un idéal. Un planteur sans plan, un sage ? peut-être… Peu importe. 

Sa vie est une poussée. Son nom, c’est son corps fourbu, fatigué, son calme, son chant, son coin de soleil. Une harmonie. Loin des avidités, des quêtes sans objet, des attentions aux honneurs, de la recherche maladive de médailles, de la soif de brillance  (L’or pour les anciens, au Mexique, est l’excrément des dieux). Ce conte est une insulte aux politiciens imbéciles prisonniers de leurs chaînes. C'est la liberté d’un homme à part, plein d’un dévouement sombre. Sans ambition, sans avenir. Sans passé.

Celui qui passe – inconnu – sans attente. 

Un monument

                                   La dignité majestueuse d’un hêtre.  

*Marguerite Yourcenar, réponse faite à un journaliste vers soixante-dix ans à propos des images marquantes de sa vie.

 

Que Giono l’ait rencontré, je ne sais. En revanche, je sais qu’ils existent, ces Hommes. J’en ai connu de pareille écorce.  Seulement, personne ne les remarque jamais.  


 

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Pistes pédadogiques ... Jounal des instituteurs

20 questions à choix multiples - Ecole H. Jacquement  24430 Marsac sur Isle -2004

Etude complète pour des CM2 ou SEGPA...

Structure narrative, etc.

Circonscription de Strabourg 5.

ORDP - questions...

 


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Published by Le chêne parlant - dans Littérature
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commentaires

Le chêne parlant 20/10/2012 17:23


Sachez, Cédric, que cette image de chat en lévitation n’est pas une vue de l’esprit. En mécanique quantique – aussi incroyable que cela puisse paraître - le fait
d’observer influence le ‘comportement’ de la matière.


 


Cher Nuage,


 


L’humour est une arme redoutable. A user de toute urgence contre la Murphysation contemporaine.


Très amicalement, Virginie.


 

Nuageneuf 20/10/2012 15:34





Les multiples développements de la loi de Murphy appliqués au monde des affaires se résume coutumièrement ainsi : « Quand ça commence
mal, ça continue encore plus mal ». Force est de constater, par l’addition d’expériences malheureuses, que c’est parfaitement exact !


 


Bien avant la loi de Murphy existait cette bien vieille et rebattue histoire juive ashkénaze que je ne peux me retenir de conter ici une fois
encore :


 


 


Une femme affolée arrive en courant chez le rabbin "Rabbi !, rabbi !, ce matin j'ai tartiné une biscotte, elle est tombée à terre le
beurre vers le haut"


Le rabbin est un peu incrédule, mais il sait que cette femme n'est pas une menteuse. Il voit que ce comportement inhabituel de la tartine
menace tout l'édifice psychique de la pauvre femme. Il lui demande quelque temps pour réfléchir à ce problème. 




 


Le lendemain il vient la voir, tout souriant :


 "Voilà Rachel, je sais ce qui s'est passé hier, tu avais mis le beurre du mauvais côté de la
tartine".


 


Amitiés, chère Virginie

Cédric 20/10/2012 14:38


 


Excellente, cette vidéo avec Etienne Klein au sujet du chat à la tartine beurrée. Je connaissais le paradoxe, mais pas l'hypothèse selon laquelle il resterait en lévitation pour ne pas avoir à
choisir !  :-))


 


Merci pour le partage !

Le chêne parlant 17/10/2012 16:04


Préciser une pensée est toujours un plaisir, Ewa.


J’ajoute que « L’immense culture, l’érudition, la gentillesse et la bienveillance, la disponibilité, l’humour et cette manière adorable de ne pas se prendre au sérieux » caractérisent également
les professeurs de France et d’Europe. Etienne Klein et Cédric Villani en sont l’exemple parfait.


(La loi de Murphy et le paradoxe de la tartine beurrée.)...  Loi de murphy


 


En Gaule, nombre de professeurs dressent la lame du  verbe contre la barbarie. 


 


Bonne soirée à vous.

Le chêne parlant 17/10/2012 15:58


Chère Ludivine,


 


Merci de vos liens. Le partage est important en effet.


 


Excellente soirée à vous, amicalement, Virginie.

Ewa 16/10/2012 23:38


Contente que suite à mon petit commentaire vous ayez complété votre billet par de beaux mots, Virginie.


Merci de votre réponse. 


 


 

Ludivine 16/10/2012 21:30


Bonsoir Virginie,


 


Je vais très bien, merci :). Ainsi, c'est ce Guillaume que j'écoute parfois le samedi soir ! 


 


Etienne Klein à propos du Théorème vivant de
Cédric Villani "On est embarqué. On suit les déambulation d'un cerveau qui est un miracle profane. On décolle avec lui tout en déplorant de n'être pas soi-même un génie" ici http://www.franceculture.fr/emission-le-monde-selon-etienne-klein-le-lien-entre-les-mathematiques-la-physique-le-langage-le-boso "


 


A bientôt, Virginie, belle soirée

Le chêne parlant 16/10/2012 20:25


Napoléon : "Monsieur de Laplace, je ne trouve pas dans votre système mention de Dieu ?


Laplace : Sire, je n'ai pas eu besoin de cette hypothèse."


 


Bonsoir, Ewa,


 


La vraie valeur des choses est un idéal modeste – peut-être – une herbe qui pousse, un arbre, ‘les jacinthes du Mont Noir, les violettes du Connecticut’*, une Marguerite – un coin de ciel -
possession sans coût financier.  La rigueur de cet homme est une force – pas un idéal. Un planteur sans plan, un sage ? peut-être… Peu importe. 


 


Sa vie est une poussée. Son nom, c’est son corps fourbu, fatigué, son calme, son chant, son coin de soleil. Une harmonie. Loin des avidités, des quêtes sans objet, des attentions aux honneurs, de
la recherche maladive de médailles, de la soif de brillance  (L’or pour les anciens, au Mexique, est l’excrément des dieux). Ce conte est une insulte aux politiciens imbéciles prisonniers de
leurs chaînes. C'est la liberté d’un homme à part, plein d’un dévouement sombre. Sans ambition, sans avenir. Sans passé.


Celui qui passe – inconnu – sans attente. 


Un monument. 


                                   La dignité majestueuse d’un hêtre.  


 


*Marguerite Yourcenar


 


Que Giono l’ait rencontré, je ne sais. En revanche, je sais qu’ils existent, ces Hommes. J’en ai connu de pareille écorce.  Seulement, personne ne les remarque jamais.  


 


Une vibration... Tout est vibration.


« Il est vrai que parfois près du soir les oiseaux ressemblent à des vagues et les vagues aux oiseaux et les hommes aux rires et les rires aux sanglots. » "La ville s'endormait" de Jacques Brel


 


Merci de votre commentaire, Virginie.

Ewa 16/10/2012 17:21


La théorie de la synchronicité se confirme une fois de plus… :~)


Vous savez Virginie, j’ai découvert ce film il y a plusieurs mois grâce au professeur de philo québécois. Connaissant ma sympathie pour l’écologie et mon amour immodéré pour les animaux, il
m’avait envoyé un lien vers le beau film d’animation «Le fleuve aux
grandes eaux». En cherchant les renseignements sur son réalisateur, Frédéric Back, je suis tombée sur «L’homme qui plantait des arbres». Je l’ai beaucoup aimé, mais, comme vous,
j’ai hésité à le mettre en ligne. Trois choses m’avaient légèrement perturbée :


1) La vision manichéenne et assez naïve du monde avant et après l’intervention du berger solitaire. On passe de l’enfer au paradis, et tous ces changements sont déterminés
uniquement  par l’environnement. Mais, ce n’est qu’un beau conte écologique pour les enfants, donc pourquoi pas?


2) Ce paradis écolo que l’on dit être l’œuvre d’un seul homme désintéressé n’en est pas tout à fait. C’est aussi l’œuvre de dieu, étant donné que le berger s’y réfère, donc agit
en quelque sorte au nom de dieu. Son désintéressement aurait pu être total, et son œuvre purement «humaine», s’il avait été athée :~), car c’est le seul qui n’attende aucune récompense et
n’achète pas son salut par le comportement «désintéressé« . Mais bon, je chipote, c’était plutôt une sorte de panthéisme cosmique qui animait le berger.


3) Et enfin, Jean Giono semblait entretenir la légende de l’authenticité du personnage de Elzéard Bouffier, et je ne comprends pas très bien pourquoi vouloir créer l’illusion de
la «vérité historique»…


Mais les qualités du film soulignées par Axel et la force du «message» priment et prennent largement le dessus. Je l’ai regardé à nouveau avec plaisir. Donc merci d’avoir «décidé à ma place». :~)


 


Et encore une petite remarque. Vous avez écrit : «Un texte parlant à ceux qui connaissent la valeur des choses.» C’est certainement pour cela que la personne à qui ce texte ne parle
pas ou qui pouvait avoir au moins quelques réserves sur lui, ne s‘est pas manifestée, car elle se serait retrouvée d’emblée du mauvais côté, du côté de ceux qui ne connaissent pas la
valeur des choses…


 


P.S. Je ne peux que confirmer le propos de Nuageneuf concernant la qualité des sites québécois. L’immense culture, l’érudition, la gentillesse et la bienveillance, la disponibilité, l’humour et
cette manière adorable de ne pas se prendre au sérieux caractérisent les professeurs d’outre-Atlantique. Je généralise certainement, mais tant pis. Oui, un grand merci.

Le chêne parlant 14/10/2012 19:06


Cher Nuage,


Au delà du sel, de l’eau et du vent, il y a  la liqueur noire du texte, oui.


« … là comme ailleurs les lieux communs nous encagent : je commençais à comprendre que l’audace de l’esprit ne suffit pas à elle seule pour s’en débarrasser, et que le poète ne triomphe des
routines et n’impose aux mots sa pensée que grâce à des efforts aussi longs et aussi assidus que mes travaux d’empereur. » Marguerite Yourcenar. Mémoire d’Hadrien.


 


Hadrien de Marguerite, quel roman – ça oui. Comme un poisson multiforme, je me faufile entre les roches, rocailles et pépites du texte. L’ambre de Marguerite coule dans mes veines, ça, oui, cher
Nuage comme 2 et 2 sont quatre et 4 et 4 sont 8 – c’est une histoire de trouble et d’esprit.


 


Merci de vos messages, toujours appréciés, soyez-en sûr.


Très amicalement, Virginie. 

nuageneuf 14/10/2012 12:17


 


Bonjour Virginie,


 


En vrac :


a) profiter de votre lien de ce jour pour encenser dans leur globalité les sites internet du Canada francophone et tout particulièrement ceux des universités, des écoles et collèges en général.
La somme d'informations contenues n'a d'égale que leur amour passionné de tout ce qui touche à la langue française. Et les professeurs ou personnes diverses que l'on peut contacter sur tout sujet
sont d'une rare courtoise, répondent très rapidement et partagent, partagent avec enthousiasme. Les jugements péremptoires et les anathèmes doivent être des mots qu'ils ignorent. Fabuleux
canadien(ne)s français(es), merci !


b) G.Gallienne : avec André Dussolier, tous deux sont des lecteurs hors pair. Hier encore, G.G. nous emportait dans Hadrien pendant une heure ! Quel phrasé, quelle diction ! On le savait depuis
longtemps mais comme ça fait plaisir de le redire ! On notera au passage que ces deux-là ne font guère les couvertures des magazines, ne donnent pas à tour publicitaire de "chaînes" des cours de
morale politique, etc.... Si Dussolier n'avait pas enregistré il y a une bonne dizaine d'années A la recherche, jamais je n'aurais pu me mettre finalement à la lecture de Proust, qui
m'est toujours tombé des mains (tout comme La Princesse de Clèves d'ailleurs). Pour info, Gallienne est toujours sur France inter le samedi de 18 à 19h. 


c) vous remercier encore, chère Virginie, de tout ce que nous faites partager de beau.


 


Bien cordialement.


 

Le chêne parlant - Virginie 13/10/2012 19:58


Chère Ludivine, 


 


Comment allez-vous ? Ravie de vous lire !


Tout se répond, que voulez-vous…


La première fois que j’écoutai cet excellent texte, ce fut par l’intermédiaire d’une émission proposée par Guillaume Gallienne, « Ca ne peut pas faire de mal » du 17 août 2011. J’hésitais depuis à le mettre en
ligne, Axel m’en persuada ce matin.


Naturellement, Giono, c’est aussi le « Roi sans divertissement. »


 


Je dois également à Guillaume Gallienne, de m’être décidée à lire Virginia Woolf, « Mrs Dalloway ». Je me laissais conduire par le style de
Virginia, j’entrais dans ce monde aristocratique nimbé de superficialité, d’ennui et d’hypocrisie. 


Un fond de toute évidence emprunté à Proust… Mais contrairement au « Côté de chez Swann », la cuisson ne prend pas : aucune texture ne fait frissonner, aucun personnage n’est attachant, aucune
émotion ne surgit du texte.


Le roman décrit un monde,  une réalité bien campée - certes - mais trop fade pour affecter.


Mrs Dalloway est un succédané de Proust. 


 


Quant à Cédric Villani,
merci pour ce lien, figurez-vous que je l’ai manqué de peu… 


Heureusement, j’ai pu voir sa vidéo. Il y a des choses à dire …


 


Bientôt, sans doute, lors d’un prochain billet.


 


Excellente soirée à vous, très amicalement, Virginie.

Ludivine 13/10/2012 17:08


Cet article me décide à vous écrire ! Moi aussi, ce texte m'a touchée quand je l'ai découvert - il y a peu également. Mon grain d'esprit a rencontré le vôtre :).


 


J'ai pensé à vous pour un petit quelque chose - cela concernera Cédric Villani et le TEDx Paris http://tedxparis.com/cedric-villani/.


 


Amitiés

Axel 13/10/2012 08:57


Fort belle découverte !
Une nouvelle écologique avant l’heure... Un récit sur la solitude choisie qui ne laisse pas indifférent.

(L’animation et la voix de Noiret sont un délice dans ce désert...)

Présentation

  • : Le chêne parlant
  • Le chêne parlant
  • : L'éclectisme au service de la pédagogie & L'art de suivre les chemins buissonniers. Blogue de Virginie Chrétien chrétien. Maître formatrice en lien avec l'ESPE de Lille. Rédactrice chez Slow Classes. Partenariat : philosophie Magazine. Écrivaine : La 6ème extinction - Virginie Oak.
  • Contact

Introduction.

L’éducation, dans son étymologie même, c’est : «Educere, ex-ducere, c’est conduire « hors de » rappelle le philosophe Henri Pena-Ruiz dans Le Philosophoire. Charles Coutel parle quant à lui d'[Educarea] ēdŭcāre ‘prendre soin de l’ignorance de l’élève’. "Le rôle de l’éducation - dit-il - c’est de me disposer à mon humanité en moi grâce à mon instruction." Ecoutons George Sand… « Mes pensées avaient pris ce cours, et je ne m'apercevais pas que cette confiance dans l'éducabilité de l'homme était fortifiée en moi par des influences extérieures. » George Sand, La mare au diable, Folio Classique, 892, P 37. Ce blogue se propose de partager des outils pédagogiques, des moments d'expériences, des savoirs, des lectures, de transmettre des informations relatives à la pédagogie ordinaire et spécialisée, des idées d’activités dans les classes allant du CP au CM2 en passant par la CLIS. Enfin, on y trouvera aussi quelques pensées plus personnelles. « Notre savoir est toujours provisoire, il n'a pas de fin. Ce n'est pas l'âge qui est le facteur déterminant de nos conceptions ; le nombre de « rencontres » que nous avons eues avec tel ou tel savoir l'est davantage, ainsi que la qualité de l'aide que nous avons eues pour les interpréter... » Britt-Mari Barth, le savoir en construction. ________________________________________________________________________________________________ 1 Le Philosophoire, L’éducation, n° 33, P16 2 P 52, Britt-Mari Barth – Le savoir en construction – Retz – Paris – 2004 – Isbn : 978725622347

Contributions et Partenariats.

Contributions gracieuses : Magazine Slow-classes. Numéro 1 Faire Mouche en géométrie et 2. Le moulinet à vent : mettre des mathématiques dans les voiles. ....... SLOW CLASSES : Slow Classes __________________________________________ Partenariat gracieux Philosophie Magazine. Philomag ________________________________________

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