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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 10:15

 Anja-stiegler-1.jpg

Anja Stiegler.

 

Je me rappelle ces moments passés avec Vladimir Jankélévitch, Gilles Deleuze, Lucien Jerphagnon et vous, Raymond Trousson. Vous  spécialement, cher Raymond et votre voix caverneuse au parfum hanté de figures. Vous, faisant battre les tempes du rythme de la pensée.  

 

Vos discours remplissaient l’espace d'un volume de connaissances. Votre univers tempétueux d’anti-modernité s’exprimait en  continu d’un ton docte motivé par les idées. Vos paroles exemptes de modes se faisaient l’écho d’une conscience plus vieille que nous tous. Oui, je me souviens de vos conférences éternelles, saisissantes, contenues de hauteurs de fête, livrant un combat contre le trivial. Alors, votre expression puissante aux accents roques volait en dynamique baroque par delà les représentations ordinaires, se concentrait dans les interstices : moments pleins d’une épaisseur, d’une densité, d’une vitesse n’ayant rien de commun avec cet échelon de l’homme débordant - ce Malstrom Moderne.

Autrement dit, ce cyclone tournant sur lui-même, tornade aspirant l’information sans fin, principe désorienté, instable, indéfiniment tonique, absorbé dans une angoisse démesurée de l’urgence, dégageant un ardant besoin d’action, incessamment en quête de célébrité, produit d’un mépris des sources et d’un goût insatiable pour sa PSPP - pas-si-petite-personne chevillée à la Rolex, pleine de valeurs sans passé ayant le présent pour étalon.

 

Cher Ténor qui jamais ne parle trop, racontez-nous encore ces harmonies nettes et intenses faites du passé, cet idéal issu des humanités. 

Racontez, cher maître, racontez-nous toujours ces symphonies faites de lignes. 

Signes intemporels, principes vivants de l’Important. 

Aromatiques points de départ. 

Chemins retentissants

Une alchimie de mots nous touchants, nous atteignant. Et cette clarté folle et riante... On ne peut rester insensible à ces emballements, entrecoupés d’anecdotes, ces bouffées de richesses, cette plénitude spirituelle, substance essentielle à la vie… modelée par de longues et lentes lectures souterraines. 

Votre profondeur généreuse est celle de ceux qui savent qu’ils ne savent pas, suintent de la science puisée dans les feuillets pliés de l’esprit. Vous êtes, chère rareté, de ces êtres pleins des connaissances toujours en  mouvement sans être surchargés, lourds des livres sans être pesants. 

 

Contez, cher Raymond, agitez ces feuilles sonores. Bruissez de ces pièces de pensées alignées en cortège triomphal. Tintez de ces mélodies - un rien sublimes.

 

Un chant mâture qui avance. Décisif. Un cadeau. Un surcroît de conscience. Une présence. Un don précieux, une prose qui nous laisse sans voix.  

 

Tout à coup, cher maître, à l’annonce de votre départ, au savoir de votre existence aujourd’hui envolée ; 

 

                      …surgit en mon âme un vaste vide.

 

                                                            je suis saisie d’un froid silence. 

 

 

 

Arte vidéo 

 

 

 

 

----------------------

      SITES 

 

Axel Evigiran : En hommage à Raymond Trousson - De Diderot à Rousseau, passant par Voltaire. 

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Published by Le chêne parlant - dans philosophie
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commentaires

Le chêne parlant 21/07/2013 10:19


Oups… Voici le lien, cher Nuage – veuillez pardonner cet oubli. 


 


Belle journée à vous, amicales pensées du sol craquelé.

Nuageneuf 21/07/2013 09:47


 


Et où trouve-t-on Krole pour la lire ?


 


Amitiés.

Le chêne parlant 21/07/2013 09:27


« Une vision du monde achevée n’est pas compatible avec une création poétique. » Ulrich – L’homme sans qualités de Robert Musil. 


 


Chère Carole,


 


Nous irons tout de go sur votre site.


… Je lis actuellement le « Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes. »


Les références à notre cher Montaigne y sont régulières. Mais franchement, ça n'a rien à voir avec les Essais. Ce discours – bien qu’il faille en souligner la modernité – est pétri de moraline.
Ce côté moraliste mâtiné de certitudes, d’achèvements - d’arbitraire aussi – est assez désagréable et gâche, confessons-le, la lecture.   


 


Belle journée à vous, 


 


Virginie. 

k.role 19/07/2013 20:40


Chère Virginie,


Votre chêne est bavard aujourd'hui pour notre plus grand plaisir. J'aime votre esprit de recherche. J'ai de trop vagues notions de philosophie pour argumenter avec vous hélas. J'ai aimé les
rêveries de Rousseau pour leur charme littéraire et c'est à peu près tout ce que j'ai lu de lui. Il a pu dire des choses intéressantes sinon vraies, dans d'autres domaines et se planter dans le
domaine de l'éducation. La philosophie voulant baliser la vérité une fois pour toutes et nous dire comment il faut penser, m'ennuie. ça parait important de choisir son camp dans le monde des
philosophes.. J'ai plutôt l'impression que ceux qui font "école" ne sont pas les meilleurs maîtres... (mais passons, je ne suis rien, moi, pour dire cela)..


Par contre, je vous renvoie à ce que dit de Rousseau, Jean Gillibert dans son livre "l'esprit du théâtre : "Le délire persécuteur de J.-J. Rousseau, son hypermoralisme se référent à la nécessité
d'une "nature" pré-existente à toute donnée sociale, ont trouvé une porte grande ouverte pour que s'y engouffre la fureur passionné contre les gens du spectacle - en première instance, les
acteurs - ces "histrions" ... suis un texte de Rousseau qui témoigne d'une rage incroyable contre les comédiens. c'est plutôt drôle.... tiens je vais le publier !


Bonne soirée à vous.


 


 

Le chêne bavard. 19/07/2013 11:00


J'ajoute :


Nina catach .  


Nina Catach : sortir - enfin - des sentiers
(re)battus d'une réforme impossible de l’orthographe.


Amicalement.

Le chêne parlant 19/07/2013 10:55


Confidence 2. 


(Les facétieuses erreurs auront été corrigées – pour cause de dramatisation orthographique. Nina Catach dans un excellent livre édité aux
PUF montre bien la nature surprenante et arbitraire de certaines règles.  ) 


 


 


Chère Carole,


 


Travaillée par mes recherches en éducation, mainte fois, je suis allée vers Rousseau. Lisant il y a une quinzaine d’années  son ‘Emile’, creusant le texte, hésitant, cherchant à comprendre
l’engouement qu’il suscitait. Il m’était en effet apparu qu’un élève unique, issu d’une famille aristocratique - tout acquis à la cause de son précepteur qui plus est - ne pouvait tel qu’il était
présenté par des universitaires de l’IUFM de l’époque, représenter un modèle. Etre le symbole à soi seul d’un système éducatif. Une technique à appliquer, un exemple à suivre pour des générations
de jeunes professeurs. Tout au plus - m’était-il apparu - pourrait-il tracer les lignes d’un passé grandiose, représenterait-il un exemple novateur pour l’époque. Et c’est effectivement ce que
j’y trouvais. 


 


Un vestige. 


 


Des constructions clairement datées. Des évocations justes pour certaines telle que l’attention à l’enfant – bienveillance de nos jours partagée. Des suggestions ou propositions inapplicables
pour la plupart. 


Qui, par exemple – pourrait se permettre de se perdre en forêt pour développer le sens de l’orientation ? C’est pourtant ce que Rousseau expérimente avec son Emile. Lequel pleure et éprouve de
sérieux sentiments de faim et de peur. (Pratique fort déconseillée.)


 


Entre la naissance et deux ans, c’est l’âge de la nature pour Rousseau – soit. 


Entre 2 et 12, c’est le deuxième âge de la nature, elle vise à empêcher la corruption de l’enfant au contact des artifices. Comment l’école pourrait-elle appliquer cela puisque l’élève rentre
tous les soirs en sa demeure ? Engendrant inévitablement la corruption dénoncée par Rousseau. 


« On cherche ainsi avant tout à mettre l’enfant à l’abri du vice et de l’erreur, en visant toujours à empêcher que « les préjugés, l’autorité, la nécessité, l’exemple, toutes les institutions
sociales » ne défigurent la nature.  L’éducation intellectuelle et technique (entre 12 et 15 ans, l’âge de la force) se réalise selon un  apprentissage qui devra lui aussi être naturel
; l’enfant apprend au contact des choses et du monde dans des situations naturelles  où le besoin d’apprendre suffit à faire apprendre. Entre 15 et 20 ans (l’âge des passions), Emile reçoit
une éducation morale et religieuse. » écrit  Normand Baillargeon – in L’éducation GF Flammarion – Paris 2011


 


Rousseau développe donc bien une pédagogie Romantique. Inapplicable. Grotesque face à 27 élèves,  voire dangereuse. Au reste aucun parent ne l’accepterait. A l’essayer, vos poignets seraient
rapidement entravés de jolis bracelets argentés.


 


Pour en revenir au sujet qui nous préoccupe, le plus énervant est sans doute cette posture intellectuelle, c’est-à-dire l’imposture consistant à présenter une chose comme vraie et possible sans
qu’elle le soit. Il y a deux raisons à cet exercice : le manque – criant - d’expérience (certains universitaires n’ont jamais enseigné eux-mêmes – ça n’empêche pas d’être à minima malin,
développer un chouïa de sens pratique, d’être juste envers ceux qui se trouvent sur le terrain… En théorie.) et le manque de probité, de « droiture intellectuelle »… Telle que Nietzsche la
dénonçait chez ces derniers.


« Se tromper tout en prétendant dire la vérité et qu’on est le seul à le dire. » nous rappelle Patrick Wotling en se faisant le porte-parole de Nietzsche. 


Une anecdote propre à Deleuze va en ce sens. Ce dernier ne se gênant point pour vilipender, conspuer ces professeurs incapables d’engager  leurs élèves dans le cercle vertueux de la
motivation, ne sachant les dynamiser, les entraîner voire les enrôler  dans cette envie d’apprendre, etc. Ne voyait aucun problème à enseigner non seulement devant un parterre d’étudiants
acquis à sa cause – transis d’émotions face au « Maître » mais – pire encore – à les inviter à venir « picorer » ses conférences. Les conviant telles des gallinacés de marque ‘Label rouge’, à
engraisser selon leur bon plaisir, à s’emparer des graines du savoir à loisir. Aller et venir, se régaler, agir au gré de leurs envies. 


Essayez donc cette méthode pédagogique avec une classe du primaire (ou du secondaire) – votre directeur d’établissement vous en dira des nouvelles. 


 


« Ce sont tous des avocats sans le savoir… Des avocats de leurs préjugés qu’ils baptisent vérité. Ils sont très éloignés de ce courage. De la conscience qui s’avoue ce qu’il en est. Très
éloignés de ce bon goût du courage qui donne à comprendre ce qu’il en est soit pour prévenir un ami ou un ennemi, soit par générosité et pour se moquer de soi. » Nietzsche.


 


Cette imposture, vous l’aurez compris, m’insupporte… 


 


Pourtant, grâce à Raphaël Enthoven et à ses émissions, dont celles de Raymond Trousson et de Céline Spector, j’ai quelque peu modifié ma position
anti-rousseauiste.  


Je l’étudie derechef sur d’autres points… Nous verrons. 


 


 


 


* Nietzsche -  2011.01.20 - Nietzsche, critique des philosophes et de la philosophie.
Les nouveaux chemins, toujours ! 


 


Belle journée à vous. Votre proposition quant au texte de Pessoa n’est pas tombée dans l’oreille d’une sourde, si je puis dire. Je la retiens, naturellement.


 


Amicalement, Virginie.


 

Le chêne parlant 17/07/2013 12:18


Chère Carole,


 


Le précédent message s’est vu remanié pour cause de ‘crise de cogitation aiguë’. C’est dans mon atavisme et longtemps je crus à une malédiction. 


 


Ainsi – tout au long de ma scolarité - étais-je une élève assez médiocre en orthographe, en revanche, j’excellais en rédaction et en commentaire de texte. L’une de mes amies, Bénédicte, me
surnommant ‘Virgile’ était quant à elle très forte pour tout ce qui touchait à la technicité de la langue. Je l’interrogeais alors sur son secret. 


Virgile, me dit-elle, c’est simple, lorsque tu ne sais pas comment s’écrit un mot, change de phrase. Et mettant un synonyme plus simple ou en la tournant d’une autre manière, le problème est
réglé.


Réglé, réglé… enfin presque. Car de la façon – pas simple – dont je tourne les miennes, changer de forme s’avère une tache des plus ardues. 


L’autre conseil qu’elle me donnât, fut de consulter le Bled ou le dictionnaire.


 


En ce qui concerne le dictionnaire, aucun problème… Ou presque…


Lorsque vous ne savez comment s’écrit un mot et qu’il est mal prononcé comme ‘clinche’ (à la manière nordiste) d’une porte au lieu d’une clenche, comment trouver  le substantif ? Pour ce
faire, il faudrait déjà le savoir écrire ou - au moins - en avoir une vague idée. C’est tout le problème de l’apprentissage de la lecture.  Pour écrire un mot, l’élève doit en avoir conçu
l’idée. Mais cela ne se peut aux prémices de cet apprentissage, la chaîne orale étant distincte de la chaîne écrite des mots. (Essayez avec le russe, c’est assez réjouissant.)


 


En ce qui concerne le Bled, le problème est tout autre. Si vous le consultez régulièrement, vous y trouverez des définitions et exemples de surface. Les subtilités de la langue n’y sont point
précisées.


Petit exemple – en lien avec mon précédent message :


 


Faut-il écrire : « aucune des idées » ou « aucunes des idées »


D’instinct, la seconde forme me paraît fautive – oui mais pourquoi ? 


     On écrit bien « aucuns frais », la seconde pourrait donc être juste… Non, non, l’expression correspond à « pas une », me dis-je, la première est donc correcte.  


 


Heureusement, à présent, il y a Internet. J’ai trouvé la réponse… Aucun se met au pluriel quand le nom auquel il se rapporte ne possède pas de singulier, comme :


Aucunes fiançailles ou aucuns frais…


 


Tiens, on peut écrire « aucunes vacances scolaires ». 


 


Voyez comme ma vie de cogitation est passionnante ! 


 


                                                       
                               C’est pas gagné. 


 





 


Tameka.


 


J’ai une autre confidence à vous faire… Dès que possible, à bientôt.  

Le chêne parlant 17/07/2013 10:58


Cher Nuage,


Merci de votre passage – tris-repetita.  


 


Axel s’accorde avec vos dires, je suis trop compliquée (dans mon écriture, s’entend). Que voulez-vous, je suis des cette étoffe des araignées au plafond … On apprend à s’apprivoiser. 


 


Là encore, c’est pas gagné…


 





Anja Stiegler ‘the enemy within’


Bons nuages à vous, amicalement, Virginie.

Nuageneuf 17/07/2013 09:13


 


Chère Virginie,


 


Vous nous donnez là un fort beau texte ! Et j'avoue, dussé-je vous faire rougir, que lire cet hommage que vous avez si chaleureusement rédigé porte beaucoup plus d'intensité et de vie que vos
brillantes communications. Vos mots sont des mots de cœur et on les goûte avec joie.Avec toute mon adminration pour l'ensemble de votre travail si pasionnant er toutes mes amitiés. 


 


 

k.role 16/07/2013 21:34


Vous avez raison.  Disons que je préfère le style d’Adèle Van Reeth (pour ce qui est des "chemins de la connaissance") je la trouve plus sobre dans son rôle  ... Merci pour toutes ces références d'émissions passionnantes, que je ne connais pas. Je tâcherai d'y promener mes
oreilles.


- Mais dites-moi, votre dernier commentaire (sur votre précédent billet) a disparu, ou alors mon ordi me joue des tours ? ... bon.. alors, je vous réponds ici : la plupart du temps je
fais disparaitre mes lectures presque aussitôt après leur publication. C'est un exercice difficile que de transmettre sa voix.  Dans une langue étrangère je le supporte mieux. De toutes
façons, ce ne sont que des répétitions (tout est répétition) et puis, je ne travaille pas assez... Ceci dit, donnez moi le texte de Pessoa de votre choix : j'essaierai de vous le dire au creux de
l'oreille, chère Virginie...


Bien amicalement

Le chêne parlant 16/07/2013 17:37


Chère Carole,


 


Merci de vos éloges - l’homme est inspirant, il est vrai.


 


Quant à Raphaël Enthoven, permettez-moi de me distancier de votre avis. Lorsqu’on le découvre, on peut -  par le panache, la rapidité et la sureté de l’expression - il est vrai, avoir cette
impression. Mais l’on se trompe. Les émissions de Raphaël Enthoven et d’Adèle Van Reeth (j’y ajouterai Réplique d’Alain Finkielkraut, la Grande table de  Caroline Broué, Sciences publiques
et Continent sciences... J’en oublie sûrement, ah, oui, le salon noir, aussi, bien sûr !) sont les plus passionnantes qui soient. Elles respectent leurs invités, ne pratiquent pas la langue de
bois, sont vivement documentées et pénétrées d’une commune passion pour la transmission des savoirs.


Cela ne se pratique nulle part ailleurs. Bien des émissions - la majorité, il faut bien le dire - cumulent les invités, ne les laissent pas parler, ne proposent aucun avis contradictoire, ne
développent aucune critique (hors opinion commune). Le manque de fondation intellectuelle de certains journalistes ou leur consensus mou, laissent bien souvent un goût amer dans l'oreille de
l'auditeur. La certitude de n’avoir ni avancé dans le débat ni appris quoi que ce soit. Raison pourquoi je préfère mille fois un Brice Couturier (dont pourtant, je ne partage presque aucune des
opinions) à un grain à moudre flasque, consensuel et sans personnalité.


 


Les prises de positions franches, tranchées sont souvent aussi agaçantes qu’enrichissantes.


 


 


Belle journée à vous, bien amicalement, Virginie.

k.role 16/07/2013 14:16


Quel bel hommage !!!


(mais ce Raphael, décidément, il m'ennerve)

Présentation

  • : Le chêne parlant
  • Le chêne parlant
  • : L'éclectisme au service de la pédagogie & L'art de suivre les chemins buissonniers. Blogue de Virginie Chrétien chrétien. Maître formatrice en lien avec l'ESPE de Lille. Rédactrice chez Slow Classes. Partenariat : philosophie Magazine. Écrivaine : La 6ème extinction - Virginie Oak.
  • Contact

Introduction.

L’éducation, dans son étymologie même, c’est : «Educere, ex-ducere, c’est conduire « hors de » rappelle le philosophe Henri Pena-Ruiz dans Le Philosophoire. Charles Coutel parle quant à lui d'[Educarea] ēdŭcāre ‘prendre soin de l’ignorance de l’élève’. "Le rôle de l’éducation - dit-il - c’est de me disposer à mon humanité en moi grâce à mon instruction." Ecoutons George Sand… « Mes pensées avaient pris ce cours, et je ne m'apercevais pas que cette confiance dans l'éducabilité de l'homme était fortifiée en moi par des influences extérieures. » George Sand, La mare au diable, Folio Classique, 892, P 37. Ce blogue se propose de partager des outils pédagogiques, des moments d'expériences, des savoirs, des lectures, de transmettre des informations relatives à la pédagogie ordinaire et spécialisée, des idées d’activités dans les classes allant du CP au CM2 en passant par la CLIS. Enfin, on y trouvera aussi quelques pensées plus personnelles. « Notre savoir est toujours provisoire, il n'a pas de fin. Ce n'est pas l'âge qui est le facteur déterminant de nos conceptions ; le nombre de « rencontres » que nous avons eues avec tel ou tel savoir l'est davantage, ainsi que la qualité de l'aide que nous avons eues pour les interpréter... » Britt-Mari Barth, le savoir en construction. ________________________________________________________________________________________________ 1 Le Philosophoire, L’éducation, n° 33, P16 2 P 52, Britt-Mari Barth – Le savoir en construction – Retz – Paris – 2004 – Isbn : 978725622347

Contributions et Partenariats.

Contributions gracieuses : Magazine Slow-classes. Numéro 1 Faire Mouche en géométrie et 2. Le moulinet à vent : mettre des mathématiques dans les voiles. ....... SLOW CLASSES : Slow Classes __________________________________________ Partenariat gracieux Philosophie Magazine. Philomag ________________________________________

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