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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 04:03

« Si l’on voulait dresser un catalogue de monstres,

Le rocher aux sirènes- Edward Matthew Haleon ne pourrait mieux faire

que de photographier en mots les choses

que la nuit charrie jusqu’à nos esprits somnolents,

incapables de dormir. »

Fernando Pessoa*,

Le livre de l’intranquibilité,

p 253.

 

Lorsqu'on rencontre une personne dont on s’était fait une certaine idée, on est parfois surpris. La froideur imaginée fait place à un tact subtil, une proximité étonnante. Le détachement supposé s’efface, se reconnaît comme une lucidité aiguë de la nature humaine, une pensée pleine de finesse. L’inverse étant aussi justement observé. Celui-ci nous semblant débonnaire, amical, proche, s’avèrera véritablement inaccessible ; sans reconnaissance envers le lecteur avide de philosophie, sans réciprocité si ce n’est celle des conférences soigneusement cadrées. Au vrai, lorsqu’on rencontre des personnalités, on s’aperçoit vite de la faiblesse de nos jugements. On est bien obligé de reconnaître combien une façon d’être, un discours bien enveloppé peuvent contenir d’impressions reçues, d’apparences trompeuses. Voilà pour l’être humain.

Mais qu’en est-il des mots ? Du vocabulaire que nous employons ? Entretenons-nous un questionnement sérieux à son sujet ? Remettons-nous suffisamment en cause ce qui nous est proposé ? Et, privés des outils conceptuels adéquats, que se passe-t-il ?

Pour percevoir, voir, décrire, nous avons besoin de nommer les choses. Nos pensées sont conçues à l’aide de mots, des éléments de base décrivant une réalité conceptuelle (1) ou matérielle, précise. Au fond, soutenir une réflexion subtile, c’est penser le vocabulaire – ses attributs, ses liens logiques, ses sens cachés - et ce, avec force. En saisir les nuances afin d’augmenter notre acuité, décupler notre lucidité, cheminer en conscience. Aussi pour Bruner, ça ne fait-il aucun doute… « L’acquisition des concepts est un aspect de ce qu’on appelle traditionnellement « penser » (2)… La langue façonne la pensée, laquelle est également inséparable de l’expression de nos sentiments (3), sensations. « On ne perçoit que ce qu'on conçoit » nous dit Britt-Mari Barth (4) et dans le même temps nos conceptions s’élaborent à l’aide de concepts donnés, reçus ou construits. Restons un instant sur ces briques. (5). User d’un terme n’est jamais neutre (4’), puisqu’il est relatif aux qualités des rencontres intellectuelles et expérimentales ainsi qu’aux liens que nous aurons tissés. Mais il arrive fréquemment que ce dernier nous soit « donné ».

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On ne choisit pas la notion de « reproduction », on l'a choisie pour nous – dans les livres, les conférences, les ouvrages spécialisés, les dictionnaires, cet intitulé fait « référence », il est institutionnalisé. Est-il légitime pour autant ? L’activiste humain Albert Jacquard (6) nous alerte contre ces types d’ondulations sonores qui nous susurrent leurs opinions à l’oreille, nous bercent de leurs idées, nous charment de leurs concepts. Enchantent – endorment, cherchent à nous égarer, nous conduisent bien gentiment en direction des rochers. Eliminer la complexité, substituer des mots dans le sens du simplisme, et ce de manière rationnelle – Orwell en est le merveilleux interprète - c’est agir sur nos pensées, les manipuler, façonner notre vision tout en détériorant singulièrement notre compréhension du monde. En d’autres termes, travailler à transformer l’individu commence par appauvrir son vocabulaire, supprimer les moyens qu’il pourrait employer – ses ressources donc – à fin** d’annihiler tout esprit critique. Ainsi dépouillé, ce dernier se devrait d’obéir aux pensées qu’on lui soufflera – insufflera – à l’esprit sans coup férir. Du moins, l’espère-t-on… "Dans des temps de tromperie généralisée, le seul fait de dire la vérité est un acte révolutionnaire." Martèle George Orwell.

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« Il faudrait supprimer de tous les livres d’école le mot reproduction sexuée. Du moment qu’il y a sexe, il y a pas reproduction, il y a tirage au sort et il a justement mise en place d’un processus extraordinaire de création du neuf à tous les coups. C’est pourquoi, il faut parler de procréation, j’ai été créé et il n’y en a pas deux comme moi. Et on peut dire ça à chacun. »

Le message critique d’Albert Jacquard est relayé par les documents d’accompagnement des programmes qui soulignent le même danger de confusion. En somme – tout le monde s’accorde sur ce point - la maîtrise du vocabulaire est un enjeu primordial.

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      .

 

Albert Jacquard évoque de manière toute aussi rigoureuse ce que recouvre le terme de reproduction.

 

.

 


A écouter et lire Albert Jacquard (7), la différence entre reproduction et procréation est nette, bien établie, ne laisse aucune place à l’équivoque. Alors pourquoi cette ambiguïté ? Pourquoi persévérer dans cet emploi fautif ? Comme souvent, pour comprendre, il s’agit de repérer la source de l’intérêt, de s’en rapprocher. Jacques Testart (2) est bien placé pour ce faire. La reproduction, c’est le domaine du certain, du sûr, de l’exact. Quoi de plus connu et attendu que la photocopie, la copie du mème ? Dans cette science omnisciente, toute puissante, tout est fiable, déterminé. L’homme obéit à une logique implacable, son avenir devient manifeste, probable. On peut considérer toutes ses propriétés en les notant noir sur blanc. Se représenter la ‘procréation’ comme une reproduction, c’est composer une image précise de la conception. C’est la penser en tant qu’expérience fixe – garantie - maîtrisable. Mais plus encore, cette détermination de lois naturelles lisses, homogènes, ordonnées, oriente la recherche dans le sens d’une simplification du monde, de sa réduction à la plus simple expression, celle d’une nature limitée, soumise. Soit, tel Descartes, se rendre « comme maître et possesseur de la nature. »

L’idée de procréation est différente. Ce concept contient ce qu’il est bien convenu d’appeler du vague, de l’incertain, de l’aléatoire, de la nouveauté. Un flottement, un flou règne sur le résultat de l’opération. La représentation de l’homme est ici en germe, indéterminée. Cette part d’indécision - et d’indécidable - ne saurait satisfaire les vendeurs de sciences exactes – ces amoureux de la norme – ces croyants en codes et brevets en bonne et due forme. Ceux qui adaptent l’environnement à leurs besoins et non l’inverse… Comment, en effet s’accaparer ce qui est insaisissable ? On ne peut ‘posséder’ ce qui nous échappe.

Transformer le vocabulaire est donc une arme ; d’autant plus redoutable qu’elle n’a l’air de rien. Elle infléchit néanmoins la pensée de l’utilisateur dans une direction voulue, travaille à modifier l’esprit de celui qui en use dans un sens particulier et déterminé. Celui…d’un système dévoyé puisque dédié à servir ses propres intérêts. Saper les bases de la réflexion, au fond - priver des mots pour le dire, - démonter l’accès à la complexité, masque une violence, une aliénation, la volonté de..

                    fondre le savoir d’autrui en leur volonté, prendre un pouvoir infernal sur les esprits…

                                                            …faire des hommes des moutons labellisés.

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Ce billet est une réponse aux questionnes posées à propos de Charles Darwin.  

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* Fernando Pessoa – Le livre de l’intranquillité. Christian Bourgois éditeur. 1999. ISBN : 2-267-01516-1

** Détournement volontaire - bien sûr. Bien que fautive cette tournure fait sens.

(1) « La notion de catégorie ou concept – définie comme une relation entre mot, ce à quoi le mot se réfère, c'est-à-dire des situations réelles dans lesquelles ce mot est utilisé, et les caractéristiques ou les attributs qui permettent d'identifier ce à quoi on se réfère. » Britt-Mari Barth – Le savoir en construction – Retz – Paris – 2004 – Isbn : 978725622347, p 34.

(2) « mais nous avons insisté sur un sens plus large : pratiquement toute activité cognitive comprend et dépend du processus de la catégorisation » p 31. « Le rôle de l’enseignant consiste à faciliter la conceptualisation, c’est-à-dire à guider l’élève dans la mise en relation pour qu’il puisse organiser et intérioriser la nouvelle information à partir de ce qu’il sait déjà. » p 61 Britt-Mari Barth, l’apprentissage de l’abstraction, méthodes pour une meilleure réussite de l’école ; RETZ, 1987, isbn : 9-782725-611990.

(3) « … on ne parle que pour exprimer des choses que l’on sent, ou que l’on pense, on cherche par un instinct naturel le son le plus conforme à ses sentiments et les paroles les plus propres pour communiquer ses pensées : de sorte que si le génie est subtil ou grossier, tendre ou dur, civil ou rustique, humain ou farouche, actif ou paresseux, tout cela se découvre dans les mots et dans les façons de parler. » De Méré, « Œuvres posthumes », t. III (« De l’éloquence et de l’entretien »), p 111-112. In Histoire du visage – Jean-Jacques Courtine, Claude Haroche, Petite Bibliothèque Payot, Paris, 2007. p 162. ISBN : 9782228902144.

(4) def système : ensemble d'éléments interdépendants. « Le savoir est évolutif. … le savoir se structure comme un réseau d'interconnexions (un ensemble organisé d'éléments dépendants), chaque personne crée son propre réseau en associant tout ce qu'elle sait ou ressent par rapport à une idée. Les points de repère ne sont pas les mêmes. Pour un même savoir - un concept -, par exemple « démocratie » , l'expérience qu'un individu en a fait varier le sens qu'il attribue à ce mot. » p 51.

(4’)… (savoir/ subjectivité) « il n'est donc pas parfaitement neutre et objectif, il est pénétré par les valeurs et les croyances de l'individu qui le détient. » p 51 Britt-Mari Barth – Le savoir en construction – Retz – Paris – 2004 – Isbn : 978725622347

(5) « Le développement cognitif comprend une capacité de plus en plus grande de dire à soi-même et aux autres, à l’aide de mots ou de symboles ce qu’on a fait et ce qu’on fera. » (Bruner, JS, Toward a Theory of Instruction, Cambridge, Harvard University Press, 1966, p 13.) Britt-Mari Barth, l’apprentissage de l’abstraction, méthodes pour une meilleure réussite de l’école ; RETZ, 1987, isbn : 9-782725-611990 Procréation ou reproduction ? Le vocabulaire est extrêmement important, il détient un pouvoir politique.

(6) « Connaissant les gènes des parents, il nous est simplement possible d’énumérer les divers génotypes que peuvent recevoir les enfants, non de prévoir celui qui sera effectivement réalisé. Si nous tenons compte de l’ensemble des caractères qui définissent l’individu, cette énumération aboutit à un nombre d’enfants possibles pour un couple donné si élevé que deux enfants ont nécessairement des patrimoines génétiques différents (à l’exception des « vrais » jumeaux qui sont issus du même œuf) ; Chacun de nous est unique, exceptionnel. Il ne reproduit aucun de ses parents ou de ses ancêtres. Il est le résultat d’une création et non d’une reproduction. » P 26 « Dans d’autres cas, par chance, la protéine modifiée apporte un pouvoir nouveau ; elle permet de mieux résister à l’environnement, ou de se reproduire à un rythme plus élevé. De génération en génération, la structure mutée se multiplie et finit par éliminer la structure initiale. Une population peut ainsi se diversifier et se transformer. » P 77

(7) « reproduction sexuée » et qui justement n’est pas une reproduction : deux êtres s’associent pour en procréer un troisième. Le troisième n’est ni l’un ni l’autre des deux « parents », ni leur somme ni leur moyenne : il est nouveau, définitivement unique, exceptionnel. Albert Jacquard, moi et les autres, initiation à la génétique, Point, Seuil, 1983, ISBN : 2-02-048237-1

(8) : Jacques Testart reprend le sens de ces deux termes.

Histoire-cnrs.revues.org « la biologie et, plus particulièrement, ce qui touche à la génétique qui soulèvent des questions redoutables. En effet, la maîtrise de la procréation semble avoir atteint le stade où ce qui est incertain est transformé en probable, rejoignant ainsi au niveau des objectifs généraux le but déjà atteint par les autres champs du savoir. C'est la thèse centrale de ce livre, que l'auteur justifie en puisant dans l'histoire des vingt dernières années de recherche. Cette transition est explicite si l'on considère que l'on ne parle presque plus de procréation mais de reproduction. En effet, la maîtrise de la procréation semble avoir atteint le stade où ce qui est incertain est transformé en probable, rejoignant ainsi au niveau des objectifs généraux le but déjà atteint par les autres champs du savoir. C'est la thèse centrale de ce livre, que l'auteur justifie en puisant dans l'histoire des vingt dernières années de recherche. Cette transition est explicite si l'on considère que l'on ne parle presque plus de procréation mais de reproduction. » En gros, les théoriciens insistant sur l’idée de reproduction ont à l’esprit l’idée d’un individu fait de gènes, d'un individu « machine ». 

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Published by Le chêne parlant - dans Concepts
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Cédric 28/11/2012 17:01


Il semblerait que nous n'ayons pas la même vision des choses concernant le rapport entre le monde et le langage.


 


Mais peut-être que nous voyons la même chose et que seuls nos mots diffèrent ? ;-)


Comment savoir ? Si ce ne sont que nos mots et la façon dont on les utilise qui diffèrent, comment s'en rendre compte ? :-)


 


Mais évidemment, il est bien plus probable que nous ne voyions simplement pas les mêmes chose et que, partant, nous n'écrivions pas la même chose. Ce qui n'est évidemment pas du tout, pour moi,
un problème. C'est même plutôt une richesse. Vous imaginez un monde où tout le monde penserait pareil de tout ? :-)


 


Hélas, très souvent, l'homme ne supporte pas celui qui ne pense pas ou ne dit pas la même chose que lui et va même parfois jusqu'à se battre ou tout faire pour le "convaincre qu'il se trompe",
etc.


 


Je ne conçois pas le langage comme un combat ou comme une lutte. Le langage est affaire personnelle. Voyez-vous, je ne vois pas de "bonimenteurs", je ne vois que des humains qui pensent ce qu'ils
pensent, qui disent ce qu'ils disent, qui essaient de partager ce qu'ils pensent et disent, convaincus qu'ils sont de "détenir la vérité vraie".


 


Et même s'il existait des "bonimenteurs", ils ne pourraient jamais rien faire entrer dans mon cerveau, tout simplement parce que leurs "armes", c'est-à-dire les mots, sont si peu de choses pour
moi, ils sont, pour mes yeux, légers et inoffensifs. Je ne suis pas des mots, je suis (comme chaque être humain) une conscience de vie.


 


Et cette conscience de vie est inattaquable, invulnérable.

Le chêne bondissant 28/11/2012 17:01


Effectivement, plus le langage est fin, précis, pensé, plus la réflexion sera pertinente…


Néanmoins, que vient faire le « référentiel bondissant » dans cette galère ? 


 


Certes, cela prête-t-il à sourire telles les chaises de Molière transformées en  « commodités de la conversation » dans "Les précieuses ridicules". Mais il ne s'agit pas de Novlangue,
ici. 


 


Cela ne me paraît pas relever du même plan.

Axel 28/11/2012 16:43


Employer un mot pour un autre n’est jamais anodin.


 


Il peut s’agir d’un lapsus, d’un manque de culture, la marque d’une sottise, ou d’une volonté délibérée de manipuler, de travestir ou d’édulcorer une idée, etc.


Pire encore est le contre-sens manifeste. C’est la double pensée et la
 novlangue d’Orwell.


La novlangue est répandue aussi dans notre belle société :


Ballon = référentiel bondissant ; personne qui fait le ménage = technicien de surface...  vieux = sénior ; Etc.


Ici un lexique plus
politique.


Si j’ai besoin d’un bol le matin pour mon thé et que je demande une tasse j’aurai un souci de contenance.


Si  dans une discussion un peu soutenue je dis reproduction pour procréation, je passe au mieux pour approximatif au pire comme inconséquent, si ce n’est ignare.


Si enfin dans la rue je vois un chien et que je dis « Oh un chat ! », je passe pour un con – ou un fou.

Le chêne parlant 28/11/2012 14:23


Cédric, je vous avais répondu sur une question similaire le 5 février 2012. Voici donc un « clone » de commentaire ou un recyclage… tout est affaire de vocabulaire :


 


Au contraire, avoir une idée claire de ce que cache les mots, c’est augmenter sa lucidité sur le monde. 


 


Voyez-vous, si nous étions dans un monde idéal, bienveillant, serein, fait d’écoute et de partage – bref, vous l’aurez compris, l’univers de Candide, soit l’exact contraire de celui au sein
duquel nous vivons – effectivement, la question du vocabulaire serait moins brûlante.


 


Seulement voilà, des bonimenteurs – plutôt finos, il faut bien le dire – parviennent à assouvir leurs goinfreries mercantiles et leur soif de pouvoir en insufflant à leurs « marionnettes »  
l’idée d’agir par soi-même.


Pierre Rosanvallon décrit magnifiquement le phénomène dans ses
conférences.


 



Nuageneuf 28/11/2012 12:34


 


Convenons qu'au portrait d'Albert Jacquard, la troublante beauté et le charme corrosif des lolitas de Waterhouse -dont quatre ont une merveilleuse chevelure blond vénitien - font bien de l'ombre.
On ne cherche même plus à savoir si elles furent reproduites ou procrées...


 


Plus sérieusement, cher Chêne éroticant, je reviendrai avec quelques questions. A tantôt.

Cédric 28/11/2012 12:06


Je vais procréer un commentaire :


 


Un nouveau merci, cher chêne ! Un merci neuf qui est différent des mercis passés et de ceux futurs. Un merci procréé, unique même quand je le clone, voyez plutôt :  merci, merci, merci.


 


La différence entre "reproduction" et "procréation" me semble, quant à moi, assez futile. On donne à un mot une définition ou parfois un mot à une définition, je ne vois là rien de génant ni de
fautif, cette définition fût-elle en opposition à l'étylomogie du mot. Combien de mots ne sont-il pas dans ce cas !  Et puis l'essentiel n'est pas dans le vocabulaire mais dans la réalité,
pas dans les mots mais dans la vérité.


 


Et la vérité c'est que votre billet est plein de beauté, de questions intéressantes, d'ouvertures vers la vérité.


 


Le clonage ne me choque en aucune façon. Puisque le 'moi', la conscience "d'être moi", n'est pas issue des gènes mais du corps et plus précisement du cerveau. (les siamois ont deux "moi" car ils
ont bien deux cerveaux même s'ils partagent une grande partie de leur corps).


Les jumeaux, comme évoqué par Albert Jacquard, sont des clones. Se sentent-ils "inférieurs" ou "plus malheureux" parce qu'ils ont un clone ou parce qu'ils sont le clone d'un autre ? Non. Et leur
sensation de "je suis moi" est unique, inattaquable, invulnérable et aussi belle que celle des "non-clones".


 


Ceci dit je n'ai aucune envie que le clonage existe, je ne compte ni me cloner ni aider à ce que le clonage existe un jour, je ne compte déjà pas me réproduire (ou disons procréer ;-) ). Il
existe assez d'humains sur Terre, et même s'il n'en restait plus aucun, je ne verrais là aucun problème.


 


En ce qui concerne le début de votre billet, qui sait peut-être se rencontrera-t-on un jour ! Ce serait amusant de constater l'écart qu'il y a entre l'image que vous vous faites de moi (je souris
en imaginant cette image) et celle après une éventuelle vraie rencontre ! ;-)


 


Au plaisir.


 


Cédric.


 


 


 


 


 


 


 


 

Le chêne parlant 28/11/2012 10:58


Les compositions de  Waterhouse déçoivent rarement la gent masculine. 


 





 


Impression vague d’une représentation éternelle. 

Axel 28/11/2012 09:20


Je note que le Chêne parlant, dans son choix des représentations picturales, soigne son lectorat masculin.
C’est là faire œuvre de pédagogie ! On en redemande…

Le chêne parlant. 28/11/2012 08:19


Cher Alfonso,


 


Me voici impatiente  de lire vos conclusions de 10h00, donc.

Alfonso 28/11/2012 08:05


Chère Virginie, je suis entrain de faire une espèce d'Alfonsoïade sur les rapports entre peinture et philosophie.


Entre les entretiens de francis Bacon avec Archimbaud et la Beauté, une éducation esthétique de qui vous savez.


Inexplicablement ce que vous venez d'écrire me donne un élan assez irrésistible.


à 8h05 j'en suis là.

Alfonso 28/11/2012 06:58


Maintenant que je sais que j'ai été procréé et non pas reproduit ça va beaucoup mieux ce matin. Le flou, le vague, l'indéteminé : mon royaume ondesque.


Nous sommes tous uniques mais certains sont plus uniques que d'autres.


Grâce soit rendue à la ferme re-ondesque du chêne procréé.

Présentation

  • : Le chêne parlant
  • Le chêne parlant
  • : L'éclectisme au service de la pédagogie & L'art de suivre les chemins buissonniers. Blogue de Virginie Chrétien chrétien. Maître formatrice en lien avec l'ESPE de Lille. Rédactrice chez Slow Classes. Partenariat : philosophie Magazine. Écrivaine : La 6ème extinction - Virginie Oak.
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Introduction.

L’éducation, dans son étymologie même, c’est : «Educere, ex-ducere, c’est conduire « hors de » rappelle le philosophe Henri Pena-Ruiz dans Le Philosophoire. Charles Coutel parle quant à lui d'[Educarea] ēdŭcāre ‘prendre soin de l’ignorance de l’élève’. "Le rôle de l’éducation - dit-il - c’est de me disposer à mon humanité en moi grâce à mon instruction." Ecoutons George Sand… « Mes pensées avaient pris ce cours, et je ne m'apercevais pas que cette confiance dans l'éducabilité de l'homme était fortifiée en moi par des influences extérieures. » George Sand, La mare au diable, Folio Classique, 892, P 37. Ce blogue se propose de partager des outils pédagogiques, des moments d'expériences, des savoirs, des lectures, de transmettre des informations relatives à la pédagogie ordinaire et spécialisée, des idées d’activités dans les classes allant du CP au CM2 en passant par la CLIS. Enfin, on y trouvera aussi quelques pensées plus personnelles. « Notre savoir est toujours provisoire, il n'a pas de fin. Ce n'est pas l'âge qui est le facteur déterminant de nos conceptions ; le nombre de « rencontres » que nous avons eues avec tel ou tel savoir l'est davantage, ainsi que la qualité de l'aide que nous avons eues pour les interpréter... » Britt-Mari Barth, le savoir en construction. ________________________________________________________________________________________________ 1 Le Philosophoire, L’éducation, n° 33, P16 2 P 52, Britt-Mari Barth – Le savoir en construction – Retz – Paris – 2004 – Isbn : 978725622347

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