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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 14:45
Robert and Shana Parkeharrison "Windwriting" -  « La pensée est comme un éclair dans une longue nuit mais c’est cet éclair qui est tout. » Thomas Jefferson.

Robert and Shana Parkeharrison "Windwriting" - « La pensée est comme un éclair dans une longue nuit mais c’est cet éclair qui est tout. » Thomas Jefferson.

Robert and Shana Parkeharrison "Windwriting" 

 

Pourquoi trouvons-nous quelqu’un « sympathique » ?


D’où nous vient cette furtive connivence ? 


Contrairement à l’homme ordinaire, éminemment prévisible - constant dans la platitude de ses idées, l’invariable fadeur de ses réflexions, ses réponses lancées à l’emporte pièce - l’homme sympathique n’est jamais où on l’attend. Sa simplicité douce produit une richesse d’impressions, un étrange décalage, une sincérité stimulante, joyeuse - déconcertante. 


On pense maths, il nous répond sur le ton de la poésie. 
On parle rigueur, aridité, effort, froideur, grisaille il nous lance : exigence, effort, constance, couleurs. L’outrecuidant ose même avancer le principe Marsupilamien d’humour et de plaisir. 
Inutile de  crier au génie – belle manière d’abriter sa propre médiocrité sous le parapluie de la naissance -, accéder aux principes mathématiques, soudain, à le côtoyer, devient le résultat d’un empire – lâchons un gros mot - celui de la vertu intellectuelle. 
Cédric Villani, en virtuose, remplit l’espace de la chaleur de son travail. A son écoute, le sol est balayé d’une rafale de simplicités, de petites astuces comme celle de boire du thé – autrement dit, créer un bien-être propice à la pensée –  mais aussi une myriade de grands spectacles. 
Dans cet univers de musique et de beauté, le réel est fait d’efforts élevant haut l’exigence. 
 

Cédric Villani :
«Pour moi, il faut rechercher cette souffrance.
 Si on ne souffre jamais, c’est pas bon signe… ça  veut dire qu’on recherche des choses qui sont un peu trop balisées, c’est un peu trop facile. C’est un moment qu’on apprend à apprécier. Il y a une certaine jouissance à se sentir plongé corps et âme dans un problème. Dans votre soirée arrive le moment où elle est passée toute entière en immersion dans un problème. Ça vous fait souffrir mais en même temps ça vous occupe complètement. C’est comme lorsque vous êtes amoureux, par exemple. Ça vous fait souffrir mais vous ne pouvez pas imaginer d’arrêter ça. Ça vous paraîtrait bien pire de mettre un terme à cette souffrance. » 
Cédric Villani – Nouveaux Chemins de la Connaîssance – 03/02/2011 – Sciences en miroir de la philosophie, avec notre chère Madone Adèle Van Reeth, bien sûr.

 



Le mathématicien construit des ponts entre les disciplines, élabore des trajets intellectuels situés entre désir de recherche et jouissance de découverte. Montons dans ce TGV à grande démonstration menant aux idées. 
Le médaillé Fields, équivalent du Nobel des mathématiques*, évoque les gares à traverser :

1 – « Nourrir le cerveau ». La documentation. 
2 – La motivation ; butinez ! 
3 - Un environnement propice,  favoriser les rencontres stimulantes.
4 – Les échanges ; collaborez, échangez ! 
5 – Les contraintes ; osez  "l'audace savante". 
6 – Travail et intuition.
7 – Persévérance et chance ; 
 

Les ingrédients d'une idée, Méthode Poincaré : promenez-vous le long des falaises ou sortez en boîte.

On sent  une charge de principes, un univers de valeurs à emprunter ces chemins buissonnants, pentus, difficiles, exaltants. 


Le voyage nous hisse au dessus des croyances de pacotilles, idées fausses et autres défaillances humaines.


C’est un empire sur le plat.


                                    Alors, laissons-nous gagner par cette perturbation imprévue. 

Cédric Villani - Montage du Chêne parlant - Création d'une idée.

Une vidéo réjouissante. A regarder avec plaisir.

CLASSE - PRATIQUE :

 

La bénédiction des maths.   Cycle 2 et 3 - 

 

La symétrie axiale.

 

Le moulinet à vent. : les clés des mathématiques.

 

Pour aller plus loin : rubrique mathématiques à droite. 

 

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En partenariat avec Philomag. 


Cédric Villani: “L’univers est sous-tendu par des concepts mathématiques”
 

 

 

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 21:02
Patrick Edlinger -            « Regarde les étoiles comme si tu tournais avec elles. » Lucrèce.

Patrick Edlinger - « Regarde les étoiles comme si tu tournais avec elles. » Lucrèce.

Ces temps démesurés passés à braver les appareillages de torture musculaire jusqu’à convulser les visages, tétaniser les nerfs, dominer l’atmosphère de sueur d’aisselles porte un nom : la BIGOREXIE.
La bigorexie n’est pas l’invention - un premier avril - d’un chercheur facétieux en mal de plaisanteries… Cette dépendance excessive au sport, reconnue par l’OMS en tant que pathologie, s’ajoute à la liste - non comique - des traumatismes de l’esprit et du corps touchant le plus proche cousin du chimpanzé. Ainsi, donc, jeune maillot fluo marqué du sceau de la victoire - le Swoosh, virgule allongée, étant moins stylé - ainsi donc, jeune sportif, tes cabrioles gymniques, kicks dansés, sauts fessiers et autres genoux poitrines auront pour effet non seulement de te détraquer l’organisme mais de te réformer l’esprit dans le sens de l’antique.
Résultat d’un entraînement spartiate, de cadences abusives, de la forge des combats, de l’intensité des efforts, des pratiques soutenues, extrêmes, tel Tritannus décrit par Pline l’ancien 1* fait de « nerfs disposés comme un grillage, en long et en travers, dans tout le corps, même aux bras et aux mains » ; te voici devenu esclave des salles de gym, avec pour facteur X aggravant de te faire gladiateur romain à l’insu de ton plein grès.
Peut-être monteras-tu et descendras-tu l’escalier en un mouvement pendulaire frisant la démence. Ou.. parcourras-tu 246 kilomètres tel Philippidès, ce célèbre soldat doué d’endurance ayant réclamé de l’aide sur l’Acropole 2* , et poursuivant d’un trait de 36 heures, veut la légende, la distance séparant Spartes d’Athènes.
Tu mourras d’un coup, seul - mais héroïquement - d’épuisement

 

Lucy and Bart- gonflée à bloc ou victime d'une Bigorexie ordinaire ?

 

Philippdès - Naissance du marathon.

Cette dimension du sport, inscrite comme conquête, désir de l’emporter quoi qu’il en coûte, de remporter la victoire, d’atteindre un empire, de goûter les honneurs fait partie de l’expérience vécue par Denis Grozdanovitch. 3* Le philosophe, cinq fois champion de France de squash et de courte paume, champion junior de tennis, brise l’esprit de consumérisme dans des ouvrages à l’acuité douloureuse : « L’Exactitude des songes » ou « La Puissance discrète du hasard ». 
« On se fait piéger, si on n’est pas vigilant, au piège de la performance, » déplore-t-il.  
Dans cette course inféodée à l’hyper-performance, l'hyper-compétition, l’émotion des parents lors des matchs se fait violente, menaçante. L’entraîneur ne compte plus les heurs, affrontements musclés, désordres et autres discordes jonchant les tribunes. On parle d’exploiter un potentiel comme un filon d’or à extraire d’une mine.
Le cas de ce tennisman  victime d’un accident de la route en raison d’une drogue placée dans sa bouteille par le père de son adversaire en est l’apothéose prévisible. 

 

 

Boxe - cliquer sur l'image.

Boxe - cliquer sur l'image.

Lors de match de foot médiatisé on mesure le gigantisme de la distance séparant l’esprit de concorde, l’idéal d’entraide, l’engagement d’équipe et la lourdeur du terrain : boueuse de représailles, insultes, simulations et autres réjouissances bien peu fair-play.  
D’où vient cette dissymétrie ? 

Bien évidemment, la chimie acidifiante de l’argent corrompt n’importe quel métal, fût-il billant.
Mais il n’est pas sûr que d’autres interactions, plus subtiles et moins visibles, n’entrent pas en ligne de compte. 
Chacun ayant vécu un match de l’intérieur sait combien de sa dextérité va dépendre la passation du ballon par les coéquipiers. Autrement dit, plus le joueur est habile, plus - fort logiquement -, les partenaires utiliseront cette virtuosité au profit du groupe. Pour le bon, c’est donc l’assurance – mathématique - de renforcer ses compétences. Pour le non habile, non exercé, tenu à l’écart, les  chances de réduire ses difficultés s’amenuisent d’autant.   


Pourtant, si la Bigorexie – est une dépendance, une explosion excessive d’activité sportive, un débordement, doit-on tenir pour argent comptant les conseils de ce sportif américains : « Evitez donc soigneusement de faire du sport, il y a des gens qui sont payés pour ça. » ? Ou encore graver au dessus de sa porte ce secret de longévité confié par Winston Churchill à l’aube de ses 80 printemps :  « No sport ». 


Etienne Klein, coureur de fond, dénonce l’emploi caricatural des pratiques sportives bien vite cataloguées comme délétères.

Dans son intervention à la bibliothèque Médicis, sur Public Sénat, le physicien  oppose à ce concept, celui  de smallorexie – l’amour du canapé-TV, qui, immanquablement est le plus court chemin vers l’abrutissement


 

La physique des équilibres de Patrick Edlinger à Etienne Klein. Acrosport.

Face aux excès, des mouvements colorés, pleins de nuances, poussent, surgissent.   


C’est ici ou là le panache d’un joueur forçant l’admiration. Un Yannick Noa dont le jeu singulier contrecarre les calculs : un tas de mouvements étranges, inventifs, non-stéréotypés, irréguliers, spontanés, sûrement insuffisamment reproduits pour l’emporter. De la « pure extase ludique », évoque Denis Grozdanovitch


Le grimpeur Patrick Edlinger, de même, n’a pas la faiblesse d’un homme voulant se hisser sur l’estrade mais la puissance d’un être rassemblé sur son art. 
Ses gestes précis se  déploient, occupent l’espace, alternent de suspensions et d’actions souples. Patrick Edlinger file de prises en prises, passe d’équilibres en équilibres, danse, plein d’une force verticale endurante, d’une aisance souple rompant radicalement avec le travail de pierres des grimpeurs habituels. 
Tout en puissance, concentré, l’homme harmonieux de simplicité se balade, en accord avec des gestes exigeants, précis, durs. L’esthétique de son monde est unique, c’est le souffle sauvage d’une force sans maître, aux frontières du possible – « c’est une expression corporelle au même titre que la danse sauf que la chorégraphie va être dictée par les prises : c’est l’opéra vertical » dira-t-il. 



Une « Diététique de l’instant présent » ajoute Etienne Klein. 


Un passeport de l’être qui vous fait coïncider avec l’activité, comme seule l’excellence sans artifice peut vous offrir. 

 

Bibliothèque Médicis – Public Sénat Invités: Jean-Michel Asselin, Etienne Klein Physicien – Guillaume le Blanc Philosophe

L’acrosport est un exercice de la lenteur, 
telle la marche, cette "activité naturelle qui accompagne la pensée", souligne le philosophe Guillaume le Blanc. De fait, de Nietzsche, à Socrate se promenant avec des disciples, ou Aristote observant des oursins, la marche est compagne de la pensée depuis l’antiquité. La balade en acrosport, de même, permet de vivre l’intensité,  entre soi et les autres, tout en cohésion  - accessible  - en alliance avec un monde ascensionnel. 
Un «  lieu de passage heureux du présent dans l’avenir » dirait Denis Grozdanovitch

 

Les élèves font face, manœuvrent, signent des figures où les aptitudes individuelles explosent.

Le sujet entre dans une dynamique, passe la zone – et dépasse l’égo - ne pense pas à l’enjeu.
Personne n’avance seul. Chaque petite invention développe, enrichit la composition ; chaque élément personnel s’additionne, devient essentiel, est soutenu par le groupe. L’impression, la sensation, l’imagination de l’un contamine les idées de l’autre. Tout se façonne, l’inventivité raisonne, les performances se perfectionnent, s’enrichissent. L’espace se délivre. Chacun est relié, se tient à l’autre, acquiert une autonomie, expérimente par contamination, apporte son mieux. Sans en avoir l'air, les petites différences s’assemblent et du presque rien brille l’impulsion de tous. 


Un raffinement de forme aux milles visages se distingue : tableau de figures acrobatiques construit par multiplication. 




Un tout s’élève, un  surgissement fait de puissances. 

 

                                                            NOTES

 

* Corpore vesco, sed eximiis viribus Tritanum, in gladiatorio ludo Samnitium armatura celebrem, filiumque eius militem Magni Pompei et rectos et traversos cancellatim toto corpore habuisse nervos, in brachiis etiam manibusque, auctor est Varro prodigiosa virium relatione atque etiam hostem ab eo ex provocatione dimicante inermi uno digito superatum et postremo correptum in castra tralatum.


" Tritannus, d'un corps maigre, célèbre parmi les gladiateurs qui portaient l'armure des Samnites, avait une force extraordinaire, et, ainsi que son fils, soldat du grand Pompée, il avait les nerfs disposés comme un grillage, en long et en travers, dans tout le corps, même aux bras et aux mains ; c'est du moins ce que rapporte Varron, citant des exemples de force prodigieuse. Il dit même que le fils, combattant contre un ennemi qui l'avait provoqué, le vainquit sans armes, avec un seul doigt, et qu'enfin il le saisit et l'emporta dans le camp." 
Pline, Histoire naturelle, VII, 19.



2* De quoi serait mort le coureur de la bataille de Marathon ? INSERM

« La mort survient le plus souvent à l’interruption de la course comme chez le coureur Francisco Lazaro au marathon des jeux olympiques de Stokholm en 1912. 
Le phénomène est appelé : « Hyperthermie aiguë intracérébrale par interruption de la convection et l’effondrement du refroidissement sélectif du cerveau. »  




3* Les Nouveaux chemins de la connaissance par Raphaël Enthoven -
du lundi au vendredi de 10h à 11h
Philosophie du sport 2/5: Philosophie du tennis - 31.03.2009 - 10:00

Denis Grozdanovitch et Raphaël Enthoven 
« On se fait piéger si on n’est pas vigilant au piège de la performance, » explique Denis Grozdanovitch  

(Attention : Ne pas confondre hyper-performance et match 'ordinaire', désir légitime de l'emporter sur un adversaire lors d'une rencontre. Se mesurer à l'autre fait partie du sport, en est même un attribut positif. C'est par l'échange que l'on s'élève.)
Le philosophe  milite pour l’imitation d’un beau geste. Le sens ludique avant l’efficacité. 
Passer la zone – dépasser l’égo - ne pas penser à l’enjeu.
« il m’arrivait de demander à un élève de plier le genou et il se mettait sur la pointe des pieds ; » tellement nous sommes déconnectés du corps ; 


Denis Grozdanovitch et Raphaël Enthoven © RF / IGOR KRTOLICA
 

 

Pour aller plus loin : Video Arte  - Bataille de Marathon

Public Sénat : Bibliotèque Médicis, une émission de Jean-Pierre Elkabbach

 

Patrick Edlinger - La vie au bout des doigts.

                                                            ------------

                       LOI DE LA REFONDATION DE L'ECOLE - GOUV

« tous les enfants partagent la capacité d'apprendre et de progresser. »

« Il reconnaît que tous les enfants partagent la capacité d'apprendre et de progresser. Il veille à l'inclusion scolaire de tous les enfants, sans aucune distinction. Il veille également à la mixité sociale des publics scolarisés au sein des établissements d'enseignement. Pour garantir la réussite de tous, l'école se construit avec la participation des parents, quelle que soit leur origine sociale. Elle s'enrichit et se conforte par le dialogue et la coopération entre tous les acteurs de la communauté éducative. » ;

« Le service public de l'éducation fait acquérir à tous les élèves le respect de l'égale dignité des êtres humains, de la liberté de conscience et de la laïcité. Par son organisation et ses méthodes, comme par la formation des maîtres qui y enseignent, il favorise la coopération entre les élèves. » ;

art 2
« Elle développe les connaissances, les compétences et la culture nécessaires à l'exercice de la citoyenneté dans la société contemporaine de l'information et de la communication. Elle favorise l'esprit d'initiative. »

Article 4
L'école a pour responsabilité l'éducation à la santé et aux comportements responsables. Elle contribue au suivi de la santé des élèves. La politique de santé à l'école se définit selon trois axes : l'éducation, la prévention et la protection.
Elle contribue à réduire les inégalités de santé par le développement des démarches de prévention.


Il convient aussi de sensibiliser les élèves ainsi que leurs parents à l'importance du rythme veille/sommeil.
Développer la place du sport à l'école :
Le sport scolaire joue un rôle fondamental dans l'accès des jeunes aux sports, aux pratiques physiques artistiques et à la vie associative, créant une dynamique et une cohésion au sein des communautés éducatives et entre les écoles et les établissements. Il contribue à l'éducation à la santé et à la citoyenneté.
L'éducation physique et sportive contribue également à promouvoir le respect de l'éthique et des valeurs éducatives et humanistes du sport. Elle favorise l'égalité des chances des jeunes.
Des activités sportives sont proposées à tous les élèves volontaires, notamment dans les territoires prioritaires, tout au long de l'année, en complément des heures d'éducation physique et sportive. Ces activités doivent avoir un sens pédagogique autour des valeurs transmises par le sport comme le sens de l'effort et du dépassement de soi, le respect de l'adversaire et des règles du jeu ainsi que l'esprit d'équipe.
Au-delà de l'éducation physique et sportive, dans un objectif d'éducation par le sport, le recours au sport, analysé de manière raisonnée et avec un esprit critique, comme vecteur d'apprentissage pour les autres matières, est favorisé.

Offrir un cadre protecteur aux élèves, aux enseignants ainsi qu'à tous les acteurs intervenant dans l'école :
L'école doit offrir aux élèves un cadre protecteur dont l'un des éléments fondamentaux est la présence d'une équipe éducative pluriprofessionnelle travaillant en partenariat.


[FAIRE SOCIETE :] 
L'apprentissage de la citoyenneté et de la vie commune et le respect des droits et des devoirs au sein de la communauté éducative sont des objectifs pédagogiques tout aussi importants que la maîtrise des connaissances disciplinaires.
Pour devenir de jeunes citoyens, les élèves doivent apprendre les principes de la vie démocratique et acquérir des compétences civiques grâce aux enseignements dispensés et par la participation aux instances représentatives et/ou à la vie associative des écoles et des établissements. L'action éducative contribue également à sensibiliser les élèves à la solidarité intergénérationnelle et aux apports réciproques entre les générations, notamment par leur engagement dans la vie associative et par les échanges de savoirs et de compétences.
L'école doit assurer, conjointement avec la famille, l'enseignement moral et civique, qui comprend l'apprentissage des valeurs et symboles de la République et de l'Union européenne, des institutions, de l'hymne national et de son histoire, et prépare à l'exercice de la citoyenneté.
Pour instituer un lien civique entre tous les membres de la communauté éducative, il convient de prévenir au sein de l'école toutes les formes de discrimination et de favoriser la mixité sociale et l'égalité entre les femmes et les hommes.

Redynamiser le dialogue entre l'école et les parents,



 

Acrosport - 2012 - Merci à Mmes Milleville, Daviaud, Legrand - classes de CE1 -   Figures libres

Acrosport - 2012 - Merci à Mmes Milleville, Daviaud, Legrand - classes de CE1 - Figures libres

Acrosport - 2012 - Merci à Mmes Emmanuelle Milleville, Aurèlie Daviaud, Sophie Legrand - classes de CE1  de ces années de collaboration  -   Figures CE1 / CLIS

Acrosport - 2012 - Merci à Mmes Emmanuelle Milleville, Aurèlie Daviaud, Sophie Legrand - classes de CE1 de ces années de collaboration - Figures CE1 / CLIS

Acrosport - 2012 - Merci à Mmes Emmanuelle Milleville, Aurèlie Daviaud, Sophie Legrand - classes de CE1  de ces années de collaboration  -   Figures CE1 / CLIS

Acrosport - 2012 - Merci à Mmes Emmanuelle Milleville, Aurèlie Daviaud, Sophie Legrand - classes de CE1 de ces années de collaboration - Figures CE1 / CLIS

Acrosport - 2012 - Merci à Mmes Emmanuelle Milleville, Aurèlie Daviaud, Sophie Legrand - classes de CE1  de ces années de collaboration  -   Figures CE1 / CLIS

Acrosport - 2012 - Merci à Mmes Emmanuelle Milleville, Aurèlie Daviaud, Sophie Legrand - classes de CE1 de ces années de collaboration - Figures CE1 / CLIS

                       METTRE EN PLACE l'ACROSPORT EN CLASSE - COMMENT  ?

 

Les documents suivant vous aideront à élaborer vos séances.

Attention, ce sont des aides, pas des modèles !

 

 


L'acrosport dans les programmes et le socle commun. Acrosport et pratique scolaire.

Acrosport au cycle 2 et 3 - Académie de Caen - Argentan

                                 

                               

                             APOCALYPTICA – METAL SYMPHONIQUE


Apocalyptica est un groupe finlandais composé de violoncellistes et d'un batteur portant le  répertoire classique à la puissance de la batterie. 


Leur passage par le conservatoire mêlé à une connaissance solide des répertoires contemporains font de ce groupe l’un des plus inventifs et exigeants de la décennie.  


Apocalyptica a été fondé en 1993 par Eicca Toppinen, Paavo Lötjönen, Max Lilja et Antero Manninen (remplacé par Perttu Kivilaakso après son départ en 1999), tous issus de l'Académie Sibelius d'Helsinki. Le leader et compositeur du groupe est Eicca Toppinen.


Pour l’ACROSPORT :  Voici une exploration sans précédent d’une exigence classique et d’une modernité saisissante. Ce morceau "
Quutamo"  convient aux élèves de C3  ou fin C2.                           Vu à Orchies - poétisé et approuvé.

 

N’oubliez pas de déclarer le groupe au niveau de la SACEM
 

Apocalyptica- Quutamo.flv

Pour le plaisir : instant volé - Nothing Else Matters - Apocalyptica

Apocaliptica Romance

                                            

                                                              ENFIN LIVRES

 

© Denis Grozdanovitch

 

L'EXACTITUDE DES SONGES - Denis GROZDANOVITCH -  Ed ROUERGUE 

 

PATRICK EDLINGER - Jean-Michel ASSELIN et Patrick EDLINGER – ED GUERIN 

 

Denis GROZDANOVITCH - La Puissance discrète du hasard – Ed   DENOEL

 

Guillaume LE BLANC, « Courir Méditations physiques » - Ed FLAMMARION

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23 février 2014 7 23 /02 /février /2014 06:49
  L'oral structuré, une entrée dans l’écrit en maternelle ? avec Viviane Bouysse.

La conférence de Viviane BOUYSSE, Inspectrice générale de l’Éducation nationale, a eu lieu à l'auditorium de Douai, le 14 novembre 2012.

Une fois n'est pas coutume, afin de diffuser largement la conférence de Madame BOUYSSE, cet article ne sera pas rédigé de ma main mais constitué essentiellement par le compte-rendu de cette intéressante intervention.

Ce dernier a été rédigé par Catherine MULERO, Inspectrice de l’Éducation nationale, circonscription de Douai-Cuincy, Académie de Lille.

Conférence de Viviane BOUYSSE du 14/11/12 - Entrer dans l'écrit en maternelle - Auditorium de Douai. "L'oral écrit n'est pas un oral spontané mais un oral structuré." (Grand merci pour cet accord gracieux.)

  L'oral structuré, une entrée dans l’écrit en maternelle ? avec Viviane Bouysse.

Conférence de Viviane Bouysse du 14/11/12 -
Entrer dans l'écrit en maternelle - Auditorium de Douai.
"L'oral écrit n'est pas un oral spontané mais un oral structuré."

Rendre les enfants conscients qu’on n’écrit pas exactement comme on parle. Développer une conscience syntaxique – quel est le bon ordre des mots dans une phrase - est une aide.
De même, Emilia Ferreiro dit - presque mot pour mot : « On n’écrit pas comme on parle, on n’organise pas les mots de la même façon. » 2) - p 8.
La chercheuse insiste : « Il est nécessaire de déstabiliser l’adulte pour qu’il abandonne cette idée naïve qui correspond à la vision séculaire suivant laquelle l’écriture reflèterait la parole… Il faut rendre plus complexe le regard que nous portons sur l’écriture. Paradoxalement, le regard de l’enfant en développement est plus complexe que celui de l’adulte alphabétisé. » 2) - p.99.

Ecrire, c’est donc se construire un système de représentati
on 8) et non pas simple notation ponctuelle des aspects sonores du langage. (Culture écrite)

  L'oral structuré, une entrée dans l’écrit en maternelle ? avec Viviane Bouysse.

"Lire c’est connaître un code culturel."
"Passer de ce qui est écrit à ce qui est oralisé et inversement, lire c’est connaître ce code et l’appliquer.
… Ce qui est écrit peut être converti en langage oral et en même temps ce que l’on dit, on peut l’écrire.
Ce que je vois écrit, on peut le lire. Et ce que l’on dit, on peut l’écrire.
Rendre explicite cette relation entre l’oral et l’écrit."

Qu’est-ce que c’est un mot ? Vivianne Bouysse et Emilia Ferreiro se sont posées la question, répondant à l’identique.
« C’est par la fréquentation des textes à travers la lecture (une lecture soutenue par autrui avant de devenir autonome) que l’enfant découvre la signification conceptuelle de cette « banalité » technique : les blancs entre les mots ;
… au début de la période phonographique, les enfants préfèrent écrire en scripto continua, c’est-à-dire tout attaché, comme le faisaient les grecs et les romains de la période classique. » Ferreiro Emilia –2) p 8.
Vivianne Bouysse, dans la vidéo, développe : "A l’oral, on ne parle pas par mot. L’unité articulatoire c’est la syllabe.
Il faut connaître l’écrit – d’une certaine façon – pour repérer les mots à l’oral."

Conférence de Viviane BOUYSSE du 14/11/12 - Entrer dans l'écrit en maternelle - Auditorium de Douai. "L'oral écrit n'est pas un oral spontané mais un oral structuré." (Grand merci pour cet accord gracieux.)

  L'oral structuré, une entrée dans l’écrit en maternelle ? avec Viviane Bouysse.

Aussi, conclurons-nous cet article en ces termes au goût, à l’apparence, à la sonorité de tautologies mais qui n’en sont pas :

Ecrire – c’est écrire de la langue écrite.

Lire – c’est lire de la langue écrite.

" Tous les enfants ne sont pas au contact de cette langue modélisante. C'est le rôle de l'école maternelle de le proposer.

J'insiste sur cette idée d'imitation qui ne doit pas être tabou. Plus les enfants sont petits, plus ils apprennent par imitation

ils apprennent par essai-erreur et ils apprennent aussi par imitation.

Les apprentissages les plus culturels ne peuvent pas aboutir uniquement avec les essais et les erreurs, il faut qu'il y ait du modèle quelque part."

Viviane BOUYSSE.

Conférence de Viviane BOUYSSE du 14/11/12 - Entrer dans l'écrit en maternelle - Auditorium de Douai. "L'oral écrit n'est pas un oral spontané mais un oral structuré." (Grand merci pour cet accord gracieux.)

Conférence de Viviane BOUYSSE du 14/11/12 - Entrer dans l'écrit en maternelle - Auditorium de Douai. "L'oral écrit n'est pas un oral spontané mais un oral structuré." (Grand merci pour cet accord gracieux.)

Conférence de Viviane BOUYSSE du 14/11/12 - Entrer dans l'écrit en maternelle - Auditorium de Douai. "L'oral écrit n'est pas un oral spontané mais un oral structuré." (Grand merci pour cet accord gracieux.)

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16 février 2014 7 16 /02 /février /2014 16:25
Georges braque et Picasso. « Il faut toujours avoir deux idées,  l’une pour détruire l’autre. »  Georges Braque.

Georges braque et Picasso. « Il faut toujours avoir deux idées, l’une pour détruire l’autre. » Georges Braque.

« L’ombre : là où gisent les discrets. »
Marie Castelin

Certaine histoires se font destinées et d’autres – exigeantes - pleines de passions calmes, d’apparence froides, se condamnent à rester confidentielles. 
 

Marie Castelain - Auditorium Musée des Beaux Arts Lille - Dimanche 20/11/13
Marie Castelain - Auditorium Musée des Beaux Arts Lille - Dimanche 20/11/13

Marie Castelain - Auditorium Musée des Beaux Arts Lille - Dimanche 20/11/13

Le monde de Georges Braque est plein de silences fougueux, de limon et de musique. C’est dans cet univers faussement dépassionné – original – que le peintre expérimente, étudie, songe au rythme de ses questions. Dans son atelier - en intimité avec son travail - ses pensées se bousculent. 
Il décortique les teintes : curieux d’en découvrir les propriétés, d’en dépecer l’intensité. Il confie à son ami, le poète Pierre Reverdy : « La couleur a très peu d’importance. C’est le rapport entre les couleurs qui compte  » 


Frère de sang d’Henri Matisse qui « utilise des couleurs comme des bâtons de dynamite. », à l’Estaque, George Braques harponne le soleil par le divisionnisme de la touche. Tout en tonalités franches, ses a plats étanchent la lumière. 


Le peintre commet sa ‘Petite Baie de la Ciotat’ : une géométrie aérée de blanc poussant l’intensité du spectre lumineux à ses limites. « Les couleurs n’y rugissent pas - dira l’artiste - c’est une violence contenue. ». Effectivement, le petit format est une porte ouverte sur un espace miroitant. Nous voici donc embarqués vers un étang flamboyant où la brise de coton délicat déclare la belle saison ; où les roses, les bleus, les jaunes surgissent comme autant de jours d’été au zénith. Il vendra l’œuvre. 
Puis, inconsolable... « J’y pense souvent comme quelqu’un qu’on aime – confiera-t-il - et qui est loin de soi. » … rachètera l’espace de sérénité pour ne la plus jamais quitter.

 

La petite baie de la Ciotat - 1907

La petite baie de la Ciotat - 1907

Son œil bouillonnant poursuit ses analyses. Rapidement, Cézanne l’intrigue. Quels sont les  effets produits par un trait, une ligne cassée, une courbe, un point, sur la conscience ? La géométrie solidifie le paysage, remarque-t-il. La couleur plus qu’un objet ou une matière, se fait flèche, direction - se mêle à l’espace... en Profondeur. 
 Il mariera intensément ces principes dans la ‘Vue de l’hôtel Mistral’. Au premier plan, le mur sert de repoussoir. Au second plan, le végétal s’agrège aux cieux  – l’hôtel Mistral situé au sud de la lumière est barricadé d'une nature ardente, fortifié d’un ciel arborescent d’intensité.

La terrasse de l'hôtel Mistral.

La terrasse de l'hôtel Mistral.

« Le viaduc à l’Estaque » est un théâtre où un rideau d’arbres azurés saluent le jaune distillé de l’urbanisme. Rivière serpentine fondue de hauts fourneaux et de chemins champêtres, scène cimentée d’une antique présence, éclatante – et d’une moderne manufacture - vétuste déjà. Dans cette carte de France industrieuse, le vénérable aqueduc domine les contraires en leur milieu. Rempart à la voracité féroce de l’exploitation du monde.

Georges Braque - Le viaduc de l'Estaque 1907-1908.

Georges Braque - Le viaduc de l'Estaque 1907-1908.

George Braque fait partie de la constellation de Picasso. Les deux étoiles échangent, expérimentent, débattent, brillent - chacune – de l’éclairage de l’autre. Georges lui soumettra son Grand nu 3* : astre au corps massif, au champs gravitationnel de la tête courbant l’espace du dos. L’attraction est immédiate : Picasso terminera Les demoiselles d’Avignon, plein de l’influence de ce nouvel espace-temps.

Georges Braques - La grand nu - 1908

Georges Braques - La grand nu - 1908

Aux yeux de Braque arranger, réarranger des objets, un sujet, des éléments sur la toile, c’est s’enchaîner à un roc peuplé d’habitudes. « La liberté c’est surtout se libérer d’un automatisme. […] L’automatisme, c’est l’accomplissement des lignes. » 2*
 Il attaque la face ouest de la structure de l’objet. Démonte en altitude les points culminants de l’univers.
Sa maison à l’Estaque fourmille de cette orientation particulière. Balayé par le mouvement, un arbre verse sur la gauche. Au centre, le village ocre – gris – vert sans fenêtres ni portes, est battu par des bourrasques de formes ascendantes. La tempête nettoie, purifie, arrache tout élément anecdotique.
 

Georges Braque - Maison à l'Estaque - 1908

Georges Braque - Maison à l'Estaque - 1908

Le peintre entre en cubisme analytique : sacre des compositions / décompositions. Esquisse d’une plénitude en quête de symboles, ordre fait de méditations, de tons à granulosités hétérogènes : sables et papiers collés. 
Les coloris enfilent la bure grossière du lin : l’œil n’a pas besoin d’éclat pour examiner l’essence des choses. Entrer en communion avec les profondeurs ombrageuses réclame un examen des compositions étagées,  plans superposés comme autant de miroirs brisés. On parle d’hermétisme. 




« Je reviens toujours vers le centre. Je cherche à avoir des foyers d’intensité. » dévoilera-t-il.

 

Georges Braques - Verre sur table - 1909

Georges Braques - Verre sur table - 1909

NOTES.


1* - 20/11/13 Marie Castelain – Auditorium Musée des Beaux Arts Lille


2* - Georges BRAQUE (1882 - 1963) - Une vie, une œuvre. Emission du 02/11/ 2013 - de Matthieu Garrigou-Lagrange. France Culture 
« Un maître, c’est quelqu’un qui a un certain talent. Qui a un talent et qui l’exploite. »


3* Les critiques parlent – souligne Marie Castelain de primitivisme, pas cubisme au sujet de ce tableau.
 

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SITES :


ETERNELS ECLAIRS : Les tableaux .
 



Philippe SOLERS : Georges Braque tel quel
suivi de Braque et les écrans truqués par Marcelin Pleynet

 

 

La poésie à l’école : Pédagogie. 

 

George Braque : initiateur du cubisme.

Georges Braque - autoportrait.

L'histoire du cubisme.

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25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 17:26
Igor Morski - Book

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Pierre Macherey – Gérard Engrand - Citephilo.
 
On respire avec gourmandise le monde d’un Proust, d’un Hugo, d’un Flaubert. Rapidement, les lignes d’apparence calme, enflent, grondent, infiltrent nos pensées avec obstination. L’air s’entête ; c’est un tourbillon de culture qui grouille – là - sous nos yeux. 
Comment ce phrasé « susceptible d’une compréhension immédiate »2* arrive-t-il à nous renverser ?  Comment parvient-il à nous souffler ?

Pierre Macherey a bien une idée.

Le professeur émérite à l’Université de Lille 3 n’a jamais pu se contraindre à délaisser la philosophie au profit de la littérature - et vice versa. Lors de sa conférence au Goethe Institut 1*, le maître ondoyant d’une vivacité délicate nous fait part de cette anecdote délicieuse : 
« Hegel a assisté à sa première mise au programme de l’agrégation. Ses collègues lui disaient : toi tu prendras ‘La Politique’, moi, ‘Spinoza’… Hegel dit : la philosophie n’est pas faite pour être enseignée. » « Il y perdrait sa liberté de penser. » conclut le professeur.
A l’époque, le couloir des disciplines était étanche : la philosophie s’alignait aux côtés des lettres sans croisement possible. 

Cette « séparation des matières : c’est incompréhensible », fustige Pierre Macherey. Effectivement, la raison se révolte contre tout cloisonnement d’un Montaigne, d’un Pascal, d’un Voltaire dans l’une ou l’autre de ces cellules cérébrales. Le penseur se dresse contre les idées escarpées : « J’ai passé ma carrière  - vue en tant que parcours, précise-t-il -  à être incommodé par cette distinction. C’est pénible et dérangeant. J’essaye de colmater la brèche. » Au reste, « il y a des cas où » les frontières dressées « ne fonctionnent pas. » 
Par exemple, de la 6ème à la terminale, ces auteurs ne changent-ils point de statut ? « Une fois mis au rang de la philosophie. Une fois mis au rang des lettres. » Ces orfèvres en bijoux précieux passent au rang des laissés pour compte, des SDF - Sans Discipline Fixe. Condition désœuvrée de textes allongés sur le pavé de l’indifférence, à côté desquels on passe sans s’arrêter, et dont l’insaisissable présence implique une situation hugolienne : précaire, indéterminée, injuste et misérable. 

 

Georgia Russell - Entre deux mondes

Georgia Russell - Entre deux mondes

Georgia Russell - Entre deux mondes

 

Le littérasophe Macherey rythme ses mots à la vitesse de ses lumières. Certains pensent qu’«il y a de la philosophie dans la littérature comme le lièvre dans le pâté. C’est faux. […] Il ne s’agit pas de philosopher sur la littérature mais au moyen de la littérature. A partir de ce qu’elle donne à penser. » A partir de son intensité philosophante.  

Pierre Macherey entre en philosophie littéraire. Voyage en pure littérature, au cœur des raisonnances multiples. Penché sur ses études, l’explorateur en vibrations déambule tel Jules Verne dans l’intimité de son bureau, au centre de lignes étroites, ouvertes sur l’infini. Le marcheur infatigable entame des balades orientales en usage singulier, chasse les idées générales, redoute leur appétit carnassier 3*, se perd dans les dédalles surprenants des temps et des verbes d’un Proust, des pronoms personnels d’un Flaubert. 
«  Je me suis demandé à quoi il faut penser – explicite-t-il - : c’est un travail d’explication de texte. Décortiquer un texte mot à mot, voir comment il fonctionne. » Au contraire des anglais/ américains regardant un texte de loin, en extrayant une phrase, le chercheur étudie les strates du mot. 
La richesse atomique de la matière littéraire. 

 

Pierre Macherey – Proust, entre littérature et philosophie  - Citéphilo 20/11/2013  - médiateur : Gérard Engrand – Goethe Institut de Lille. Merci de son accord gracieux.

Pierre Macherey – Proust, entre littérature et philosophie - Citéphilo 20/11/2013 - médiateur : Gérard Engrand – Goethe Institut de Lille. Merci de son accord gracieux.

Voyage au bout de la nuit n’est ni un miroir contemplatif ni répétitif - une imitation vulgaire - de la vie, c’est un Monde, et plus exactement sa Fosse commune ;
« Céline s’est enlisé » pour l’écrire. Dans un jeu d’ombre foutrement sombre, « il invente une nouvelle façon de façonner et d’enchaîner les phrases. » Saisit l’indicible barbarie de la parole orale transcrite en écriture. Alors l’image se teinte de noirceur, de cruauté, de misérable lucidité. Alors la voûte nocturne s’encre d’une accumulation d’ordure. Alors, le feu sans étoiles incarne une monstruosité vertigineuse où l’âme du lecteur frappée de vertige, paniquée vient à chuter, tomber, s’enfoncer, buter. 

            S’écrase encore - dans ce gouffre de souffre et d’horreur…
 
Les pages provoquent une « étrangeté intérieure », confie le philosophe. Un paradis pour l’explorateur - un enfer pour certains hommes plombés, bouleversés, secoués, déboussolés, laissés dans un état lamentable sur la grève. 


Un écart monde, une transgression aux reflets crépitants, frappants. L’anomalie scintille, chauffe, file, gronde, brûle, carbonise l’entendement. L’errant reniflera avec bonheur l’odeur de la cendre et la suie : strates roussies et grises sur lesquelles poussent les lichens et la mousse.


« Je est un autre. » d’Arthur Rimbaud.
                                                            Trésor national.


« Je préfèrerais ne pas… » de Bartleby.
                                                            Trésor non monnayable.




Le chasseur émérite est un  débuscoeur d’étrangetés.

 

Daniel Essignet - les clous

Daniel Essignet - les clous

Extraits choisis :

1 * Conférence Citéphilo 20/11/2013  - 17h00 à 19h00 donnée au Goethe Institut de Lille. Pierre Macherey – et Gérard Engrand, médiateur.
 Proust – Entre littérature et philosophie
Je me suis confronté à des textes et me suis demandé à quoi il faut penser : c’est un travail d’explication de texte. : Décortiquer un texte mot à mot, voir comment il fonctionne.
Les anglais/ américains regardent un texte de loin, en extraient une phrase.
Mon livre « théorie marxiste de littérature » était venu en son temps. J’étais éberlué par les comptes-rendus des journaux et naturellement bien content.


« A quoi pense la littérature »… Je n’ai eu aucun succès.
J’ai changé le titre « Philosopher avec la littérature »
Penser : personne ne sait ce que ça veut dire. 
Littérature (lieu de pensée philosophique)
forme stylistique. Il faut repérer les anomalies. C’est ce qui est intéressant, fait sens
Valéry (poïétique) un style, c’est une manière de déstructurer la langage. 
Herméneutique : Qu’est-ce qui est caché en dessous ?
Proust : que faire de l’intelligence stylistique ? Existe-t-elle ?
La littérature « oblige » à philosopher.


2 * « Note de bas de page : C’est ainsi qu’on peut lire dans « Drôles de goûts », article publié dans le n°11 de Volontés en novembre 1938 : « Toute œuvre demande à être brisée pour être sentie et comprise, toute œuvre présente une résistance au lecteur, toute œuvre est une chose difficile ; non que la difficulté soit un signe de supériorité, ni une nécessité ; mais il doit y avoir effort du moins vers le plus » (VG, p 140) 
NBP (4) Ainsi cette indication qu’on trouve dans « Drôles de goûts » (art. cit.) : « L’œuvre doit être susceptible d’une compréhension immédiate, telle que le poète ne soit pas séparé de son public possible (tout homme parlant la même langue), abstrait du monde culturel où il vit. Et cette compréhension immédiate peut être suivie d’appréhension de plus en plus approfondies. » (VG, p 140.) Ceci signifie que la lecture d’un texte littéraire se déploie successivement à plusieurs niveaux. [VG = Le Voyage en Grèce, Raymond Queneau, Gallimard, 1973.] » Pierre Macherey – Philosopher avec la littérature P 116 :
 Pierre Macherey – Philosopher avec la littérature – Exercices de philosophie littéraire – Essais Hermann


3* « Je n’aime pas les idées générales, je les redoute. » Conférence Citéphilo 20/11/2013  - 17h00 à 19h00 : Proust – Entre littérature et philosophie

 

La philosophie au sens large
Groupe d'études animé par Pierre Macherey


La philosophie au sens large 
 

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Gai savoir de Raphaël Enthoven et Paola Rayman.
Moby Dick - Melville (Rediffusion du 07.04.2013) à écouter d'urgence !
 

Les Nouveaux Chemins de la connaissance avec Adèle Van Reeth
Peut-on échapper au travail ? (2/4) : L’effet Bartleby
 


Les Nouveaux chemins de la connaissance par Adèle Van Reeth. 

Actualité philosophique : Pierre Macherey.

 

Une figure éclairée de l’impérative examen de l’écrit.  L’irruption du texte touchant nos conscience du doigt.  Pour cette joie confuse du pur plaisir d'écouter, cette rencontre personnelle avec l’étoile de la  lecture, cette présence  - dix fois plus saisissantes, cent fois plus épaisses que les terres continentales... 

 

Proust – Entre littérature et philosophie - Citéphilo 20/11/2013 - Pierre Macherey – Gérard Engrand – Goethe Institut de Lille. Merci de son accord Gracieux.

Proust – Entre littérature et philosophie - Citéphilo 20/11/2013 - Pierre Macherey – Gérard Engrand – Goethe Institut de Lille. Merci de son accord Gracieux.

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Présentation

  • : Le chêne parlant
  • Le chêne parlant
  • : L'éclectisme au service de la pédagogie & L'art de suivre les chemins buissonniers. Blogue de Virginie Chrétien chrétien. Maître formatrice en lien avec l'ESPE de Lille. Rédactrice chez Slow Classes. Partenariat : philosophie Magazine. Écrivaine : La 6ème extinction - Virginie Oak.
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Introduction.

L’éducation, dans son étymologie même, c’est : «Educere, ex-ducere, c’est conduire « hors de » rappelle le philosophe Henri Pena-Ruiz dans Le Philosophoire. Charles Coutel parle quant à lui d'[Educarea] ēdŭcāre ‘prendre soin de l’ignorance de l’élève’. "Le rôle de l’éducation - dit-il - c’est de me disposer à mon humanité en moi grâce à mon instruction." Ecoutons George Sand… « Mes pensées avaient pris ce cours, et je ne m'apercevais pas que cette confiance dans l'éducabilité de l'homme était fortifiée en moi par des influences extérieures. » George Sand, La mare au diable, Folio Classique, 892, P 37. Ce blogue se propose de partager des outils pédagogiques, des moments d'expériences, des savoirs, des lectures, de transmettre des informations relatives à la pédagogie ordinaire et spécialisée, des idées d’activités dans les classes allant du CP au CM2 en passant par la CLIS. Enfin, on y trouvera aussi quelques pensées plus personnelles. « Notre savoir est toujours provisoire, il n'a pas de fin. Ce n'est pas l'âge qui est le facteur déterminant de nos conceptions ; le nombre de « rencontres » que nous avons eues avec tel ou tel savoir l'est davantage, ainsi que la qualité de l'aide que nous avons eues pour les interpréter... » Britt-Mari Barth, le savoir en construction. ________________________________________________________________________________________________ 1 Le Philosophoire, L’éducation, n° 33, P16 2 P 52, Britt-Mari Barth – Le savoir en construction – Retz – Paris – 2004 – Isbn : 978725622347

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