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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 17:09

 babel - Zhenjun Du -Chine -Shanghaï - 1961

"La renommée,

ce sont les nouvelles marques de tabac

ou de vin qui en ont besoin,

pas les hommes."

Janusz Korczak. *


De tout évidence quand tout devient inconfortable et pénible, quand le sombre se mêle au  méprisable, l’homme aimerait s’extraire du monde. Dans ces moments où l’enfer est devant soi, où l’embranchement ne mène nulle part – où faire se heurte au cynisme, où ne rien faire est de sinistre raison – en ce cas, soyez-en sûr - personne ne vous viendra en aide. 

 

A la fourche du jour, Janusz Korczak ne se résigne pas à glisser d’un côté ou de l’autre – il reste. Demeurer est la partie la plus entière de lui-même. 

            « Ne croyez pas les paroles sur le sacrifice, affirme-t-il, elles sont fausses. » 

 

Dans le balancement compulsif des fusils, Janusz Korczak imprime une direction, avec assurance, sans convictions, pris d’une poussée définitive ; sa présence avance sans brassard, lui, tout sauf un roc. Dans l’équation de cette impasse, il existe une inconnue, une interrogation à laquelle il ne peut échapper. « Il est impossible de changer le monde, mais il le faut, n’est-ce pas ? » 

 

Le ghetto est une éternité où l'on roule toujours plus bas, jusqu'à manger la poussière, 

En tendant l’œil, le docteur boit de longues visions, lentes, profitant au maximum de chacune d'entre elles, penché depuis sa fenêtre, vers les moineaux.

 

La Fillette à l'oiseau mort, école des Pays-Bas méridion« J’avais 5 ans, quand mon canari est mort. Je voulais mettre une croix sur sa tombe mais la servante m’a dit qu’il ne fallait pas… c’était un oiseau. 

Un être inférieur à l’homme. 

Que même le pleurer était un péché. Pire, le fils de concierge a dit que le canari était juif. Et moi juif aussi. Lui polonais, catholique, il ira au paradis, et moi… j’irais non pas en enfer mais dans les ténèbres. 

Et moi, j’avais peur du noir dans ma chambre. » 

 

Dans l’embrasure,  la peur coule par vague.

Le regard impassible est écrasé. 

Les vauriens sortent des caves, par rafales, âmes désertiques sans patrie ni début mais dotées parfois de hauts, toujours plus bas. Les agissants n’ont ni  religion, ni camp, ni couleur de peau. Blancs ou noirs, ils n’ont d’ouverture que la rage de leur propre moi, affamés jusqu’à perdre les leurs pourvu d’y gagner un débris d’avantage. Il n'existe pas de coin tranquille en ce monde, ici, tout est ouvert sur tout, toute dénonciation peut frapper d’un ami, cousin ou de votre pire voisin. L’inévitable infection de la convoitise, du médiocre, des collaborations, surgit de la guerre et guérit - génération spontanée de résistance - tranquillement à chaque déclaration de paix. 

.Janusz Korczak

« Et après la guerre ? Lui demande-t-on.

Je m’occuperai des orphelins allemands. »

 

Mais maintenant, l’isolement, la fatigue ont les pigments des marécages. 

On entre dans une démence sans fin. Les décisions pleuves. Les doigts collent au papier. Le charbon gagne du terrain, paysage faussement plat, interminable, fait d’élagages. 

 

Il 'attend la fin du ronronnement des moteurs. Le moment où l’épidémie cessera pour de bon, où il pourra descendre et dévorer 2666 pages à l'ombre, dormir un bon moment. Se détendre. Oublier. Il a l'impression qu’il ne parviendra jamais à ce stade. 

La distance parcourue par notre condition d'errance, se mesure au dix milliardième de cendre. 

 

Nul besoin de tendre l’oreille pour sentir les coups cognés là haut. Des ordres. Immédiatement, exécutés. 

 

 

Film : 

 

 

« Si nous ne pouvons sauver ces enfants mourants assurons-leur au moins une mort humaine. Vous comprenez ? Une mort digne et humaine ! »

 

 

 

 

« Je n’ai pas de dignité, j’ai 200 enfants. » 

 

 

 

 

 

 

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Janusz Korczak, Comment aimer un enfant ? Collection réponses Robert Laffont 1978. 

 

Quelques extraits - en partage :     

p 67 : Et les roues de cette machine infernale tournent ainsi de longues années pour réduire en miettes la volonté, l'énergie de l'enfant, pour voir partir en fumée toutes les ressources de son être.

Au nom d'un avenir hypothétique, on sous estime tout ce qui fait aujourd'hui ses joies, ses tristesses, ses étonnements, ses colères, ses passions. Au nom d'un avenir qu'il ne comprend pas et qu'il n'a pas besoin de comprendre, on lui vole des années entières de sa vie.

[...]

"Je ne suis rien, mais il faut être adulte pour être quelqu'un. Dans quelques temps, je serai un rien avec quelques années de plus. Attendez donc que j'arrive à la majorité..."

Il attend, contraint à la paresse; il attend et il étouffe, et guette ce demain qui lui fait venir l'eau à la bouche... Belle enfance ! C'est à mourir d'ennui. 

P 80 : Tout homme porte en lui sa propre étincelle capable d’allumer des foyer de bonheur et de vérité. 

 

* La renommée, ce sont les nouvelles marques de tabac ou de vin qui en ont besoin, pas les hommes.

p 100 : [Sur la perspicacité de l'enfant.] :

- Oh, un chien...

Il est le seul à s'en être aperçu.

De telles exclamations se font souvent entendre au théâtre... Incapable de saisir le sens du spectacle auquel il assiste, l'enfant accueille avec des cris de joie le moindre détail familier. Mais n'agissons-nous pas de la même manière, lorsque, conviés à une soirée mondaine où nous ne connaissons personne, nous apercevons tout d'un coup dans la foule un visage connu ? 

L'enfant qui ne sait pas rester à ne rien faire, se faufile partout, se glisse dans chaque trou et passe son temps à faire des découvertes. Tout l'intéresse : ce petit point mobile qu'est une fourmi, le brillant d'une perle, un mot nouveau, une phrase qu'il vient d'entendre. Lorsque nous nous trouvons dans une ville étrangère, dans un lieu inconnu, nous ressentons à nouveau cette curiosité d'enfant.

p 101 : L'enfant lit dans un visage comme le paysan lit dans le ciel. Il ne lui faut pas beaucoup de temps pour nous percer à jour. Mais ce fait, nous préférons l'ignorer tant qu'il ne trouble pas notre tranquillité, nous aimons mieux garder nos illusions sur la naïveté enfantine. Autrement nous serions obligés de renoncer à l'image de notre propre supériorité et de faire un effort important pour nous débarrasser de tout ce qui nous dégrade et nous ridiculise à ses yeux. 

p 187 : La plupart des enfants, sinon tous, aiment le mouvement et le vacarme; leur santé morale et physique dépend de leur liberté d'action et de cri. Et toi, sachant cela, tu dois pourtant leur imposer : 

-Restez tranquilles ! Silence !

p 183 [de la nécessité des règles.] : Seuls quelques enfants exceptionnels peuvent se développer normalement en dépit du relâchement des règles et des défaillances de l'organisation ; des dizaines d'autres souffriront d'abandon. 

 

P 250 : J’ai parlé […] non pas aux enfants mais avec les enfants. 

... Distinguer un caprice d'un vrai besoin.     

p 261 : C'est pourquoi j'insiste tant sur la nécessité de bien connaître le plus rapidement possible les enfants, sans cela, on commet tout le temps des erreurs de jugement.

 

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« Comme on n’abandonne pas un enfant malade dans la nuit, on n’abandonne pas des enfants dans une époque comme celle ci . »

 

      Ni roi - ni modèle - ni triste - ni faible - ni certain - funestement homme.

 

 

 

 

 

 

      Janusz Korczak

** Site : Si la pédagogie m'était contée.

 

 

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Le vent l’emportera – Noir désir.

 

 

 

 

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2 juin 2012 6 02 /06 /juin /2012 06:24

Dido-Elizabeth-Belle---vers-1778---avec-sa-cousine-Elizab.jpg« Celui qui est fort, c’est celui qui possède

à la fois la langue de sa communauté

et à la fois la langue du large. » 

Alain Bentolila

 

Alain Bentolila raconte :

« Je suis en Haïti, on milite pour le créole à l’école… Sous Duvalier je ne sais pas si vous voyez l’affaire.

On est avec quelques étudiants qui vont dans les villages et qui disent : « il faut que vos enfants apprennent à écrire et à lire en créole, c’est la langue de nos mères, c’est la langue de nos ancêtres, c’est la langue qui nous a délivré, etc ; »

 

On est là, heureux.

Une femme se lève et dit à l’étudiant qui est en train de psalmodier de donner ses slogans forts.

 

« Dis-moi tu ne serais pas le fils de Pradel Logicia…. ?

Oui, oui, c’est mon père.

Il n’est pas grainetier à la ville ?

Oui, oui.. il est grainetier à la ville.

 

je vais te raconter une histoire : 

Mon mari est mort et m’a laissé sans ressource. J’étais à la ville, j’ai vu ton père.

Il est marchand de graines.

Il m’a donné de quoi planter mais il m’a fait signer un papier.

Malheureusement, la maladie s’est mise dans les plantes et j’ai tout perdu.

Il est venu avec un Tonton Macoute et il m’a pris mon jardin.

 

Il m’a dit, regarde, c’est écrit là : Si tu me rembourses pas je prends ton jardin !

En quoi c’était écrit, d’après toi, ce papier ? 

En Français.

Tu crois que mes enfants sauront se défendre avec le créole quand ils sauront lire et écrire en créole ?"

Declarons-les-esclaves-etre-meubles.jpg

 

Si vraiment notre travail, c’est d’aider à se défendre contre l’exploitation. Il faut s’emparer de la langue des autres." 

 

"Si on veut se défendre, il faut apprendre la langue du dominant." 

 

 billet-de-vente-d-esclaves--17-mai-1816---Cuba.jpg abolition03.jpg  

 

-oeuvre-du-Guadeloupeen-Guillaume-Guillon-Lethiere---1760.jpg 

Oeuvre magistrale du Guadeloupéen Guillaume Guillon Lethière (1760 - 1832 )

Guillaume Guillon « Le Serment des Ancêtres » peint en 1822

 

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Dido Elizabeth Belle

 

 

 

Vraie ou fausse égalité ? La réponse est peut-être dans le livre...

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Sites 
Archives numériques Bordeaux - Lycée Orthez
Vente d'esclaves.
The Brimstone Butterfly
Aimer la littérature - Mérimée.
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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 17:19

Portrait-de-Charles-IX--1561-1574--par-Francois-Clouet--Mu.jpg

C’est le 1er mai de l’an 1561 que Charles IX décida d’offrir du muguet en guise de porte-bonheur.

 

 

La reine mère, Catherine de Médicis n’y vit rien à redire, le cadeau – pour le coup - ne coûtant rien à la couronne.

 

Ce que l’on sait moins, c’est que le peuple – affamé et heureux d’un tel présent  – associa cette fleur à sa soupe.

 

Jean Teulé écrit à propos de : Jean-Teule.gif

 

Charly le bon, Charly le maudit :

       ” — Voulez-vous du muguet ? C’est de la part de Notre Majesté qui ne boit que de l’eau où trempent des fleurs…

Assis sur son banc et dos à un misérable lit de feuilles de châtaignier, un père squelettique, qui portait la cuillère à sa bouche d’un air rien moins que soumis, râle après Charly 9 :

— Pour une fois qu’il nous file à bouffer, celui-là !… Donnes-en une poignée, soldat, pour mettre dans la soupe.

Le père répartit également les clochettes et les feuilles de porte-bonheur dans chacune des écuelles de sa famille en calculant :

— Toujours ça de plus à becqueter !…

Puis ils se remettent à manger mais soudain suffoquent, tombent, les yeux révulsés. Ailleurs, c’est une mère qui fait boire à son tout-petit l’eau du gobelet où elle avait plongé la tige d’un brin :

— Allez, ça masquera l’odeur de vase de la Seine. Encore une gorgée pour Notre Altesse !

L’enfant devient violet, tétanisé. Des gens vomissent contre un mur orné d’un graffiti : « Roi de rien ! » Ils ont cru agir tel le monarque en mangeant leur porte-bonheur ou buvant l’eau des fleurs sauf que le muguet est particulièrement toxique. Tige, feuilles, clochettes, sont mortelles sitôt ingérées. D’une agression voisine de la digitaline, même l’eau où a plongé ce porte-bonheur enflamme la gorge, provoque des nausées, diarrhées immédiates. Panique respiratoire, augmentation fantastique de la pression artérielle, on meurt vite d’un arrêt cardiaque. C’est une hécatombe dans Paris.

— Ah, nom de Dieu de nom de Dieu ! Palsangué, vertuguoy, taguienne !…

Sous une frise de pierre où s’insèrent des enfants joueurs tenant des guirlandes fleuries, Catherine de Médicis passe, catastrophée, dans le couloir au rez-de-chaussée du pavillon des reines :

— Bon, le coup du muguet pour le 1er mai, ça aussi c’est une idée… il va falloir l’oublier et le mieux serait qu’en fait le roi retourne à la chasse.

— Oh, morte couille ! Je n’aurai donc jamais de repos ! Quoi ! Toujours des troubles !

Charles_IX---Francois-Clouet---1570---Paris--BNF--Estampes.jpg

Le monarque, dans le même pavillon que sa mère, grimpe à l’étage vers les appartements de sa femme :

— Trop heureux le mortel qui peut cacher sa vie ! Le trône est souvent chargé d’infortunes ! “

 

 

Le roi atteint d’hématidrose – la sueur de sang - une maladie des humeurs qui ne lui porta guère bonheur mourut à l'âge de 23 ans.

Moralité :

Doit-on offrir du muguet à son pire ennemi ?

                                                                     A vous de voir…

 

 

Quoi qu’il en soit, bon premier mai à tous ! 

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L'express - Jean Teulé.

 


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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 08:33

L'abolition de l'esclavage -  Sénat

 

« Victor Schoelcher, 

Victor-Schoelcher---portrait-1833----1804-1893-.jpgun des rares souffles d’air pur

qui ait soufflé sur une histoire de meurtres, 

de pillage, 

d’exactions ».

Aimé Césaire, 

introduction à Esclavage et colonisation, 

recueil de textes de Victor Schoelcher, 

P.U.F., 1948.

 

« Evoquer Schoelcher,

 ce n’est pas invoquer un vain fantôme, 

c’est rappeler à sa vraie fonction un homme 

dont chaque mot est encore une balle explosive. [...] 

Schoelcher dépasse l’abolitionnisme 

et rejoint la lignée de l’homme révolutionnaire : 

celui qui se situe résolument dans le réel et oriente l’histoire vers sa fin ».

Recueil de textes de Victor Schoelcher publié par Emile Tersen, 

Presses Universitaires de France, Paris, 1948. 

Aimé Césaire, introduction de Esclavage et colonisation,

 

Dès le XVIIIe siècle, des philosophes engagèrent un débat sur la légitimité de l’esclavage, affirmant haut et fort l’importance de l’égalité entre les hommes, se battant et débattant de leurs droits naturels à la liberté.

Parmi ces philosophes et hommes de pensées célébres, on pouvait compter : Condorcet, Montesquieu, de Mirabeau, de l’abbé Grégoire, de William Wilberforce, de Thomas Clarkson ou encorede Morenas.

 

En 1848, Louis Napoléon Bonaparte abolissait l'esclavage.

 

Pourtant, ce que l’on sait moins, c’est qu’en 1791, les esclaves se révoltèrent violemment.

esclave-puni-de-s-etre-revolte.jpg

La rébellion des Caraïbes obligea les commissaires civils délégués par le gouvernement révolutionnaire à proclamer l’abolition de l’esclavage en août 1793. Mais cela ne s’arrêta pas là. Le 16 pluviôse an II (4 février 1794), la Convention étendait la mesure aux autres colonies – la Martinique exceptée, qui était alors occupée par les Anglais – en votant un décret le jour éponyme. Depuis 1794 – donc -  l’abolition de l’esclavage avait cours dans la majeure partie des colonies françaises. 

C’est Bonaparte lui-même – qui - sous la pression des planteurs antillais – le rétablit en 1802

 

Quelques repères chronologiques indispensables afin de s’y retrouver…

 

Victor Schœlcher, autodidacte , mais surtout homme de conviction et de combats méconnu se battit de longues années – envers et contre tous les courants de l’époque, contre tous les préjugés, contre tous les pouvoirs – afin d’abolir ce qu’il appela un « crime de lèse-humanité ».

 

L’homme engagé pour la liberté procéda, bien sûr par étapes, on ne s’attaque pas impunément à de telles conventions historiques, ce qui l’amena à préciser : « Loin de nous cependant, la pensée de bouleverser le monde, de compromettre les intérêts et la vie de tant de colons attachés à l’esclavage »... La « mort » et les « affranchissements successifs » des esclaves mèneraient selon lui à l’extinction de l’esclavage.

Peinture-anonyme-representant-un-groupe-d-esclaves-dans-un.jpg

Schoelcher rédige la pétition pour l’émancipation immédiate publiée par la Société Française pour l’Abolition de l’Esclavage, 1847

      « Nous demandons, Messieurs, l’abolition immédiate et complète de l’esclavage dans les colonies françaises ;

Parce que la propriété de l’homme sur l’homme est un crime ;

Parce que l’épreuve des lois des 18 et 19 juillet 1845 a rendu plus manifestes que jamais l’insuffisance et le danger des moyens prétendus préparatoires ;

Parce qu’aujourd’hui même ces lois ne sont pas encore appliquées dans leur entier ;

Parce qu’on ne peut détruire les vices de la servitude qu’en abolissant la servitude elle-même ;

Parce que toutes les notions de justice et d’humanité se perdent dans une société à esclaves ;

Parce que l’homme est encore vendu à l’encan, comme du bétail, dans nos colonies ; (...)

Parce que la prolongation de l’esclavage porte atteinte aux véritables intérêts des colonies et à la sécurité de leurs habitants ;

Parce que l’abolition, en réhabilitant le travail agricole, y rattachera toute la population libre ; (...)

Parce que l’affranchissement des nègres français entraînera l’émancipation de toute la race noire ;

Parce qu’en vertu de la solidarité qui lie tous les membres de la nation entre eux, chacun de nous a une part de responsabilité dans les crimes qu’engendre la servitude ».

 

Un site exceptionnel - HISTOIRE PAR L'IMAGE - propose une étude de ce tableau :

Cliquez sur l'image pour accéder à l'animation :

Animation - La Deuxième République abolit l'esclavage

 

       BiardAbolitiondel-esclavage1849.jpg

 

L'abolition de l'esclavage (27 Avril 1848). François BIARD (1798-1882) Musée national du Château de Versailles

L'article - La Deuxième République abolit l'esclavage-  de Mathilde LARRÈRE est excellent. 

 

Tableau-de-Johann-Moritz-Rugendas--1835.-Danse-de-la-guerre.jpg

      Danse de la guerre.

La capoeira est un art martial afro-brésilien qui puise ses racines dans les méthodes de combat et les danses des peuples africains du temps de l'esclavage au Brésil. Elle se distingue des autres arts martiaux par son côté ludique et souvent acrobatique ."

 

 

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Des servitudes contemporaines.


      Site de l'Assemblée nationale.

 

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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 08:08

Ne pas tomber dans 

« Le … positivisme plus ou moins naïf 

qui prétendrait se borner à « laisser parler les faits » 

Claudine Cohen (1), p 250.

La méthode Zadig, La trace, le fossile, la preuve 

 

On parle de sciences exactes. 

A priori, quoi de plus banal ? De plus anodin ? De plus fiable ? Que l’histoire écrite avec un grand H ? Apprise par cœur, justifiée au nom d’une vérité - objective et inattaquable. Nous désignons l’histoire comme le plus sûr moyen de nous cultiver sérieusement. Au point que nous l’envisageons sous un joug réaliste, celui de faits « avérés », sous l’angle d’une  « Réalité » historique, incontestable. Nous en faisons un objet de savoir idéal. Une religion. Ne parle-t-on pas des « Grandes Leçons de l’Histoire ? » 

 

Mais tout n’est pas aussi simple. Les faits ne sont peut-être pas aussi objectifs  qu’on pourrait le penser.

Ainsi, partons d’une assertion ô combien ressassée : 

 

1492, Christophe Colomb découvre l’Amérique.

 

Information réelle ou interprétation subjective ?

 

Le problème est bien celui-ci : c’est celui de la manière dont nous allons formuler l’histoire. 

 

Effectivement 1492 et Christophe Colomb constituent deux faits indiscutables. 

 

Pour le reste...

discovery_of_the_mississippi-de-soto.jpg

 William Henry Powell (Peintre américain 1823 - 1879), Discovery of the Mississippi by De Soto, 1541. 

 

Qu’est-ce qu’une découverte ? 

      « 1)  Action de découvrir, de trouver, de faire connaître ce qui n'était pas connu. La découverte d'un trésor, d'un pays. Faire une découverte. La découverte de la vaccine par l'anglais Jenner. La découverte de l'Amérique, des satellites de Jupiter.

Fig. Chose nouvelle qu'on aperçoit dans un sujet quelconque.

Voyage de découvertes, navigation dont le but est de trouver des terres, des îles, des baies, des roches, ou, en général, des objets qui étaient ignorés des navigateurs, des géographes, des naturalistes. »

 

2) Terme de guerre et de mer. Aller à la découverte, aller en avant d'une armée navale ou de terre pour trouver l'ennemi, reconnaître ses forces et savoir la route qu'il tient.

Par extension, aller observer ce qui se passe.

Il leur fallait tous les jours des voitures pour aller à la découverte, et ils ne découvraient rien. [Voltaire, l'Ingénu, 13]

Être à la découverte, être à la recherche.

Terme de marine. Bâtiment léger envoyé en avant ou sur les ailes d'une escadre, pour observer les mouvements de l'ennemi. Matelot en vigie au haut d'un mât. »    Littré

 

Pour le « Larousse » :

A) Action de découvrir ce qui était caché, dissimulé ou ignoré ; la chose découverte : Découverte d'un trésor, d'un complot.

B) Action de trouver, d'inventer un produit, un matériau, un système nouveau ; invention : Découverte de la pénicilline.

C) Fait de prendre conscience d'une réalité jusque-là ignorée ou à laquelle on n'attachait aucun intérêt ; révélation : La découverte du monde extérieur par le petit enfant.

D) Personne, artiste révélé récemment au public : Une des dernières découvertes de la chanson.

 

Ces définitions se classent en 2 catégories :

 

1) Découvrir ce qui était caché ( 2- A - B – D et 1 pour partie ) ce qui suppose une volonté implicite ou explicite de la personne cherchant. 

L’exemple 1, de la découverte d’un trésor ou de « la vaccine » suppose un acte volontaire de la part du chercheur. De même, la découverte de la pénicilline souvent citée comme un cas exemplaire d’intervention du hasard (sérendipité) est le résultat d’un travail préalable effectué par Alexander Fleming sur les bactéries. 

L’exemple D d’une « révélation musicale » implique un travail singulier et personnel  - une caractéristique - de la personne elle-même qui engendrera sa notoriété.

 

2) Faire connaître – révéler  - ce qui n’était pas connu ( 1, - C ).

Les cadres des définitions C et 1 correspondraient mieux à la découverte telle qu’on l’entend à propos de Christophe Colomb. Quoi que de placer la découverte d’un trésor sur le même plan que la découverte de l’Amérique soit surprenant - pour le moins - voire sujet à caution. En ceci qu'un trésor enfoui est un objet, qui plus est réellement caché au monde, il est en "sommeil", sa découverte et son appropriation sont légitimes, s'en "emparer" ne fait de mal à personne.

La découverte d'un continent est d'un tout autre ordre.

 

L’étymologie précise :

Étymol. et Hist. 1209 a le descoverte « ouvertement, franchement » (Reclus de Molliens, Charité, 29, 7 ds T.-L.); 1595 descouverte « action de trouver ce qui était ignoré ou caché » (Montaigne, Essais, éd. A. Thibaudet, livre III, 5, p. 995). Part. passé fém. substantivé de découvrir*.

 

Trois remarques - de taille - s’imposent. Première remarque :

 

Christophe Colomb n’a pas découvert l’Amérique volontairement.

 

 

Christophe Colomb pensait effectivement trouver une voie plus sûre – ou du moins plus aisée – à fin d’atteindre les Indes. Le voyage sur mer étant – on comprendra pourquoi – moins soumis au brigandage, mais surtout, les voies terrestres faisant l’objet d’octrois ou d’embargos divers et variés de la part des pays traversés. Le commerce étant remis en cause par les turcs, Isabelle se laissa convaincre de la nécessité d’une telle expédition. Il s’agit bien d’une lutte pour l’hégémonie. 

Première leçon, l'inscription narrative de cette erreur, son analyse n'ont pas eu lieu dans l'histoire (ou si peu). L’image du tâtonnement, de l’erreur, succède à l’autre, à une vitesse impressionnante… à une vérité qui nous arrange ?… La proposition a fait place à une autre, plus grandiose, clinquante pour le coup – réjouissante pour les occidentaux que nous sommes. Christophe Colomb – nous autant dire  - avons découvert l’Amérique !

L’assertion suivante : « Christophe Colomb est tombé – par hasard – sur l’Amérique croyant découvrir l’Inde. » serait plus juste. Mais avouez que cela est beaucoup moins « réjouissant ».

Cette découverte « accidentelle » est un exemple – nous dit-on - de  Sérendipité

Soit.

Ce serait l’action de trouver quelque chose d’inattendu. 

Soit.

 

On me rétorquera : peu importe si Christophe Colomb « est tombé sur l’Amérique par hasard », il l’a quand même découverte le premier !

Est-ce vrai ?

 

Deuxième remarque, Christophe Colomb n’était pas le premier.

Dans le sillage des Vikings.

Eif Erikson  Leif vient de découvrir l’amérique qu’il nomme le Vinland (arte)

 

Là encore, les recherches attestent de la fausseté de cette assertion.

Jared Diamond, dans son livre intitulé « Effondrement » rappelle l’occupation Viking de l’Amérique. 

Laquelle a quand même duré  deux décennies. 

La colonisation du « Vinland », littéralement « Pays du vin » par les Vikings est fascinante.

« Les Vikings – écrit Jared Diamond - établirent donc un camp de base sur Terre-Neuve pour y passer l’hiver, afin de pouvoir consacrer la totalité de l’été suivant aux explorations.

Les explorations du Vinland dont l’histoire a conservé la trace furent organisées au départ du Groenland par deux fils, une fille et une belle-fille du même Erik le Rouge qui avait fondé la colonie du Groenland en 984. Leur objectif était de prospecter le territoire, afin d’identifier ce qu’il avait à offrir et d’évaluer son potentiel par la colonisation. D’après les sagas, ces premiers explorateurs emportèrent du bétail à bord de leurs navires, de manière à pouvoir éventuellement établir une colonie permanente dans le pays si celui-ci leur paraissait favorable à leur installation. Par la suite, après que les Vikings eurent abandonné cette idée de colonisation, ils continuèrent d’explorer la côte nord-américaine pendant plus de trois cent ans dans le but de trouver du bois de construction (dont les réserves étaient toujours minces au Groenland) et peut-être d’extraire du fer sur les sites où l’abondance du bois rendait possible la fabrication du charbon de bois (qui lui aussi était rare au Groenland) pour la fabrication d’outils. 

Nous disposons de deux sources d’information concernant ces tentatives de colonisation de l’Amérique du Nord par les Vikings : les comptes rendus écrits et les fouilles archéologiques. Les comptes rendus écrits se présentent essentiellement sous la forme de deux sagas… intitulées La saga du Groenland et La saga d’Erik le Rouge. » p 326 – 327.

 

 

De fait, les vestiges retrouvés ne sont pas minces : 

« Le site de l’Anse aux Meadows, dont la localisation semble correspondre à la description fournie par les sagas  d’un camp connu sous le nom de Leifsbudir est constitué de vestige de six constructions, parmi lesquelles trois vastes résidences pouvant accueillir quatre-vingt personnes, une forge où l’on extrayait la limonite et où étaient fabriqués des clous en fer pour les bateaux, un atelier de charpentier et des ateliers de réparation des navires, mais on n’y trouve ni bâtiment de ferme ni matériel agricole. 

D’après les sagas, Leifsbudir n’était qu’un camp de base dont le lieu avait été choisi parce qu’il permettait de passer l’hiver et de repartir en exploration une fois l’été revenu ; les véritables centres d’intérêts des Vikings doivent bien plutôt être recherché du côté  de ces zones d’exploration qu’on appelle le Vinland. » (2) P 329.

 

 

 

   Pourquoi la colonisation Viking a-t-elle échoué ? 

Les sagas, dit Jared Diamond,  l’expliquent par un manque de tact vis-à-vis d’indiens de plus en plus hostiles. Dès leur arrivée, les Vikings rencontrèrent neuf indiens ; ils en tuèrent huit. Le rescapé revint donc plus tard, accompagné de nombreux autres. « On prétend que Thorvald, agonisant, arracha une flèche de son ventre et déclara : « Il y a de la graisse autour de mon ventre ! Nous avons trouvé un beau pays regorgeant de fruits, mais on ne nous laissera guère en profiter. » (2) p 331 

 

Les vagues de colonisations successives aboutirent toutes au même résultat : les Vikings par manque d’échanges culturels finirent toujours par se mettre les populations autochtones à dos.

       Valhalla Rising, le Guerrier Silencieux. (pour public adulte et vacciné), 

 (Terrible, sombre, magnifique.)

 

On me rétorquera : 

Certes les Vikings ont sans doute été les premiers à fouler le sol américain mais – il y a toujours un mais – ces derniers ne l’ont pas ‘fait savoir’ au ‘reste du monde’, ils n’ont donc pas « Découvert l’Amérique ».

 

D’accord, on veut jouer sur les mots, alors dansons sur les mots !

 

Troisième remarque : 

Christophe Colomb a-t-il fait savoir au reste du monde qu’il avait « découvert » l’Amérique ? 

 

La réponse ne vous surprendra pas, là encore, est négative.

Non seulement Christophe Colomb n’a jamais fait savoir ‘au reste du monde’ qu’il avait « découvert » un nouveau continent, mais plus grave encore, il n’en a jamais eu conscience. La 'découverte' ayant été réalisée après.

 

« En partant – écrivent Pek van Andel et Danièle Bourcieril ne savait pas où il était allé. Il avait cependant vécu la plus grande aventure de tous les temps. Bien qu’il fit quatre voyages aux Indes orientales, il mourut sans savoir qu’il avait découvert un nouveau monde. »  (3) p 95.

 

La définition prodiguée par le Larousse tombe donc.

« Action de découvrir, de trouver, de faire connaître ce qui n'était pas connu. »

 

La règle appliquée aux Vikings, devant – par une honnêteté intellectuelle primaire  - de base - s’appliquer de même à Christophe Colomb. 

Eh bien non, on nous rétorque avec le plus grand sérieux : « OK, il ne l’a jamais su de son vivant… Mais… Mais il est précurseur. APRES LUI LES CHOSES NE SERONT PLUS JAMAIS COMME AVANT ! IL A FAIT PLACE A LA DECOUVERTE DU MONDE ! »

      Rien que ça.   

 

Conclusion : 

      Christophe Colomb est un navigateur qui s’est beaucoup trompé. 

Christophe Colomb n’a pas découvert l’Amérique mais « est-tombé-dessus-par-hasard-en-croyant-trouver-l’Inde-sans-jamais-réaliser-son-erreur. »

 

Il a accosté sur des îles américaines, les bahamas, proches d’un continent non pas désert mais habité de milliers d’autochtones. Des terres non pas inconnues «  du monde » mais juste inconnues de nous, de notre point de vue idéalo – européano – centré.

 

Comme si ce continent n’avait eu aucune forme d’existence avant notre arrivée ! Comme si les indiens (appelés ainsi par la même confusion de l’Amérique avec l’inde) n’avaient pas eu d’historicité propre (Cela a donné la suite que l’on sait.). 

 

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Nota Bene : Précisions importantes !

Le but de cet article n’est pas de trancher si « Christophe Colomb a découvert l’Amérique » ou « n'a pas découvert l’Amérique » - je ne suis pas historienne - le but est d’interroger le sens des mots, sur le sens – profond – des choses. Sur ce qu’entraîne tel ou tel vocable. Là je dispose d'une petite compétence car je puis regarder les définitions du dictionnaire et réfléchir. Essayer de comprendre pourquoi le terme de « découverte » a été utilisé - préféré - à celui par exemple de "trouver" ou " tomber sur" n’est donc pas hors de portée.

La valeur de la philosophie tout comme l’enseignement, à mon sens, se situe dans leurs capacités à interroger, leurs encouragements à apprendre – cette invite à penser.  

C’est-à-dire à aller jusqu’au bout du sens de ce qui est dit, à réfléchir sur les mots, sur leurs implications – à saisir les nuances.

Il s’agit – donc – d’un article destiné aux adultes  et exclusivement à eux.

Ce n’est pas un cours d’histoire, bien sûr.

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(2) Jared Diamond – Effondrement – Folio essais – Malesherbes - 2009 – Gallimard – isbn : 978-2-07-036430-5 

P 292 : "… l’abandon forcé par les Vikings de leur colonie la plus lointaine, le Vinland, vers l’an 1000, après seulement deux décennies d’occupation.

… Lorsque des immigrants colonisent une nouvelle terre et se l’approprient, le mode de vie qu’ils y établissent reprend en général des caractéristiques du mode de vie qui était le leur dans leur pays d’origine ; ils puisent dans un « capital culturel » de connaissances, de croyances, de moyens de subsistance et d’organisation sociale accumulés dans leurs pays d’origine. "

p 325 :" La brève existence de la colonie viking la plus éloignée de l’Atlantique Nord, le Vinland, constitue en elle-même une histoire fascinante. Considérée comme la première tentative européenne de colonisation des Amériques, près de cinq cents ans avant Christophe Colomb, elle a fait l’objet de spéculations romantiques et de nombreux ouvrages. Pour le présent ouvrage et ce qu’il entend montrer, les leçons les plus importantes de l’histoire du Vinland sont celles que l’on peut tirer des causes de son échec."

 

(3) Peek van Andel, Danièle Bourcier - De la sérendipité, dans la science, la technique, l'art et le droit, leçons de l'inattendu - Act Mem, libres sciences, ISBN : 9782355130182.

Editions Hermann. Sérendipité, le hasard heureux (tout dépend pour qui). 

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Published by Le chêne parlant - dans Histoire - Préhistoire
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L’éducation, dans son étymologie même, c’est : «Educere, ex-ducere, c’est conduire « hors de » rappelle le philosophe Henri Pena-Ruiz dans Le Philosophoire. Charles Coutel parle quant à lui d'[Educarea] ēdŭcāre ‘prendre soin de l’ignorance de l’élève’. "Le rôle de l’éducation - dit-il - c’est de me disposer à mon humanité en moi grâce à mon instruction." Ecoutons George Sand… « Mes pensées avaient pris ce cours, et je ne m'apercevais pas que cette confiance dans l'éducabilité de l'homme était fortifiée en moi par des influences extérieures. » George Sand, La mare au diable, Folio Classique, 892, P 37. Ce blogue se propose de partager des outils pédagogiques, des moments d'expériences, des savoirs, des lectures, de transmettre des informations relatives à la pédagogie ordinaire et spécialisée, des idées d’activités dans les classes allant du CP au CM2 en passant par la CLIS. Enfin, on y trouvera aussi quelques pensées plus personnelles. « Notre savoir est toujours provisoire, il n'a pas de fin. Ce n'est pas l'âge qui est le facteur déterminant de nos conceptions ; le nombre de « rencontres » que nous avons eues avec tel ou tel savoir l'est davantage, ainsi que la qualité de l'aide que nous avons eues pour les interpréter... » Britt-Mari Barth, le savoir en construction. ________________________________________________________________________________________________ 1 Le Philosophoire, L’éducation, n° 33, P16 2 P 52, Britt-Mari Barth – Le savoir en construction – Retz – Paris – 2004 – Isbn : 978725622347

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