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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 13:22

Photo : Serg Vostrikov

"Quand les héritiers eurent partagé

serg_vostrikov20.jpgTriomphalement royaume et trône, 

Le nouveau Chablon – disait-on –

Ressemblait à l’ancien Chablon. "

 

Heine

 

« Les choses ne passent point pour ce qu’elles sont, 

mais pour ce dont elles ont l’apparence. »

Oracle manuel 

(Oraculo manual y arte de prudencia),

XCIX. trad par Amelot.1*

 

‘Vendre l’air’* appelons ça l’inventivité, le marketing, la modernité, mieux la manie du progrès.

 

La nouveauté sortie tout droit du ciel des pensées atteint la perfection. Géniale trouvaille, condensé de techniques high-tech – brevetées, donc – l’objet dynamique surgit sur la scène commerciale.  L’œuvre d’art est dédiée aux hommes dans le coup. La création - d’une taille faite pour la main – telles les lunettes pour le nez** -, aux fonctions adéquates à l’esprit, au design mieux que beau, sublime - frise le prodige, dépasse l’entendement.

 

Les efforts du piéton lambda à l’esprit vif et enthousiaste pour résister à l’attraction durent peu de temps.

L’individualité à l’œuvre insiste : écoute bien – certes l’ingénieux objet n’est pas donné - mais quelle réalisation, quelle alliance de la science et de l’intelligence… La merveille, nous savons où elle est. Renifle ce métal poli, ces reflets brillant… comme*** une création pure. 

 

Le goût pour cette merveille prend - au milieu de la rue - des allures étranges. Les griffes compulsives du changement  saisissent le consommateur, la nouveauté confuse broie son esprit de mille précisions savantes. Le diable est dans les nano éléments : réplique minuscule, parfaite, du même mais en ‘tout différent’. C’est la révolution industrielle d’une apparence faite de recherche d’artifices. 

                                                     Moins ça change, moins c’est la même chose. 

                                                                            Antidote radical au dépassé, au désuet, au repli identitaire, au vieux monde, à l’archaïque, à l’antédiluvien, le sacrifice vaut la peine.

 

De quoi s’accorder aux besoins de croissance, obtenir un bien, on le sent avec netteté, de quoi réchauffer l'âme... Un sourd pouvoir d’obligation... Il nous le faut.

 

    L’attente avant d’atteindre le premier magasin est insupportable. 

 

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Le biais de conformité.

 

"La vulnérabilité de l’individu vient de la prescription du groupe. " 

 Sébastien Bohler.

 

 

http://www.dailymotion.com/video/xtrtht_l-animal-social-et-son-presque-nouveau-telephone_news

1* Clément Rosset - L'anti-nature, PUF, p 191.

* Gracian.

** Candide Voltaire. 

Les nouveaux chemins - Eloge de la parodie (3/4) : Voltaire, l'esprit français est une chance – Adèle Van Reeth - Sylvain Menant

*** comme maître et possesseur de la nature.

 

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Expérience de Asch , le conformisme

 

 

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 16:29

fritz-Lang-metropolis-movie-cinematheque-.jpg

 

Chaque humain produit en silence 10 000* becquerels contre son gré. Un rapide calcul aboutit au résultat suivant : lors d’un repas de famille modérément arrosé – la radioactive concentration des convives avoisine les 200 000 becquerels. 

 

Mais notre énergie ne constitue pas grand chose - dans cette courte éternité où l'on roule jusqu'à manger la terre - face à notre anti-moi. 

On a beau se débattre, courir, on a beau dormir, flâner, bronzer – se dorer la pilule - nul ne peut échapper à l’émission de son anti-matière ni stopper ce phénomène. Quoi que l’on absorbe eau – vin – oxygène -  élément solide, liquide, gazeux, notre corps émettra 170** positrons en moyenne par tour de cadran. Rassurez-vous, la détérioration du potassium-40 est irrémédiable. Aussi, à tout moment, la charge négative peut-elle surgir de votre corps et disparaître à une vitesse de fou. 

 

metropolis2.jpg

Très certainement à cette catastrophe de la physique ordinaire s’en ajoute une autre ô combien dangereuse. Les scientifiques – encore eux – nous informent du fait suivant : nous renouvelons chaque année l’équivalant de notre poids en cellules. De ce délitement perpétuel – de cette dégradation chaque seconde un peu plus visible – de ce corps où ne vous serez jamais le même*** - découle la transformation du vous.

 

     rembrandt-self-portrait-1629.jpg    rembrandt-self-portrait-1656.jpg rembrandt-self-portrait-1669.jpg

 

En toute logique, on peut se demander ce qui sortira de cette bombe radioactive dotée d’anti-particules

Des positrons ? 

Une cocotte minute à électrons libres ?

Une radioactivité bêta ? 

La fusion produira-t-elle seulement l'énergie suffisante pour se modifier ? 

 

 

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* Carbone 14 - pour un être humain de 70 kilos, 4 000 désintégrations par seconde soit 4000 becquerels ; avec le potassium 240 cela fait un total de 10 000 becquerels par individu. 

 

** 180 positons ou positrons pour un individu de 80 Kilos.

*** Alain Prochiantz a cette belle expression - dérivée d'Héraclite : Nous ne nous baignons jamais deux fois dans le même corps.

 

"Pour donner un chiffre qui parle - écrit-il- nous perdons chaque année (et regagnons) notre propre poids en cellules. Ce renouvèlement est bien illustré par notre épiderme dont les cellules souches permettent le renouvellement continu et normal. 

Nous sommes là dans un modèle où le renouvellement n’est pas induit par une lésion, il ne s’agit pas d’une cicatrisation et de son fort composant inflammatoire, mais du mode naturel de la vie et de la mort « la vie c’est la mort » des éléments du tissu épithélial." in Cours : Évolution de la régénération - Processus morphogénétiques - M. Alain Prochiantz, membre de l’Institut (Académie des sciences), professeur.

CNRS.

Citéphilo - Alain Prochiantz. Qu'est-ce que le vivant ?

 

 

 

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Un peu d'humour... 

 

 

Tentative de réponse - sans label de scientificité  : 

 

 

 

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Le Ig Nobel est un prix récompensant les recherches surprenantes, improbables,  étranges, absurdes.

 

"Primés en 2012 :

 

Anita Eerland, Rolf Zwaan et Tulio Guadalupe pour leur étude : "Se pencher sur la gauche rend la tour Eiffel plus petite".

 

L'Office général de la responsabilité du gouvernement américain, pour avoir commandé un rapport à propos des rapports sur les rapports, qui recommande la préparation d'un rapport sur les rapports sur les rapports sur les rapports.

(Ces américains...)

 

La compagnie russe SKN, pour avoir converti de vieilles munitions en diamants.

 

Frans de Waal et Jennifer Pokorny, pour avoir découvert que les chimpanzés sont capables d'identifier leurs congénères à partir de photos de leur derrière.

 

Joseph Keller, Raymond Goldstein, Patrick Warren et Robin Ball, pour avoir calculé l'équilibre des forces entrant en jeu dans la structure et le déplacement des cheveux dans une queue de cheval."

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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 08:34

 « Tu fais l'effet d'un beau vaisseau

qui prend le large,

Caspar_David_Friedrich-Falaises-de-craie-Rugen-.jpgChargé de toile,

et va roulant Suivant un rythme doux,

et paresseux,

et lent. »

Le beau navire,

Charles BAUDELAIRE (1821-1867) 

 

Darwin a «Un passé qui ne prédisposait pas du tout à devenir un grand savant, c’était pas un élève très assidu, très doué, plutôt distrait. » confie Patrice Gélinet au paléoanthropologue Pascal Picq (1). Le spécialiste des hominidés, confirme. Darwin a échoué en médecine (2) en raison d’une pulsion maladive envers le détail, le minuscule, le domaine inexpliqué de l’infime.

On lui reprochera rapidement cette habitude consistant à suivre des pistes sans rapport direct avec les objets d’études, ces écarts, ce cheminement hors sentier balisé. Cette intériorité hors norme sera vite associée à une imperfection, une manie regrettable ; une déviance impardonnable aux yeux de son instituteur.

Darwin est effectivement, ajoute Patrice Gélinet « curieux de tout… » (1).

Le naturaliste peut se le permettre, diront les mauvaises langues. Sa naissance s’enracine dans un terreau familial favorisé puis le jeune homme contractera un mariage avec sa cousine, Emma, la fille des porcelainiers Wedgwood lui assurant sinon un train de vie somptueux, au moins une salutaire indépendance financière. Le contexte scientifique jouera également un rôle. Le naturalisme à l’époque, suscitant peu de passions – était considéré tantôt comme un loisir, un passe-temps, tantôt comme une lubie. Cette dévalorisation lui sera favorable, conférant au praticien une large liberté de penser, celle des hommes attachés aux choses dénuées d’intérêt aux yeux du commun.

Pour toutes ces raisons, Darwin disposera à ses débuts de peu de crédit. Mais le contenu de ses recherches et la qualité des échantillons envoyés en Angleterre viendront vite compenser ce défaut de notoriété.

 

Charles Darwin est l’homme des grands laps de temps.

De la suspension.

Quand il s’immerge dans un sujet, il l’étudie en profondeur, le pense plus que de raison. Ses recherches, ses analyses, ses classements, ses questionnements ont la gravité du « Festina lente » - du « Hâte-toi lentement ».

La saveur familière du temps perdu (3)...

Le spécialiste de Darwin, Patrick Tort, nous lit un passage de l’autobiographie de Darwin : « Le travail s’est fait très lentement très tranquillement » (4) confiera-t-il à ses enfants. Lente maturation, plages de vie et de vide, rêveries libératrices de l’érudition. Des vacances – retraites - où ses convictions s’affirment. C’est l’otium (une vacuole d’étude révolue de nos jours, à arracher et à conquérir à chaque instant.) (3)  

Darwin est un amateur – « celui qui aime », un « amoureux » des savoirs. Un « libertin », - le libertinus, c’est le fils de l’esclave affranchi (5), celui qui s’arrache à sa condition. Sa méthode méticuleuse(6), son sens du détail, du petit, loin de constituer un défaut, est plus probablement une incurable qualité.

 

Voyage d’un naturaliste autour de la terre. Un périple ordinaire de 4 ans – 9 mois – 5 jours .

       A bord du Beagle, il s’émerveille. 

Le voyage «a déterminé toute la suite de mon travail scientifique. Il m’a procuré des joies si profondes que je recommande à tous les naturalistes de tenter une telle expérience dans les pays lointains. Mais pour supporter les privations qu’elle engendre, il faut avoir un but. Que ce but soit une étude à compléter, une vérité à dévoiler. Que ce but en un mot : vous soutienne et vous encourage. » Darwin.

darwin

Dans son autobiographie de 1876, le naturaliste s’affirme « incrédule » - c’est-à-dire le contraire du crédule - nous confie Patrick Tort. Tout au long de sa vie, ajoute le spécialiste, Darwin se place du côté des missionnaires et fustige les attitudes conquérantes (4’). «Pendant les deux premières années, ma vieille passion pour la chasse existait presque aussi forte que par le passé, mais peu à peu j'abandonnai mon fusil à mon domestique, car la chasse troublait mes travaux. Je découvris insensiblement que le plaisir d'observer et de raisonner était beaucoup plus vif que celui des tours d'adresses et du sport. Je me souviens d'avoir pensé, étant dans la baie du Bon-Succès à la Terre de Feu, que je ne pouvais mieux employer ma vie qu'en ajoutant quelque chose aux sciences naturelles. Je l'ai fait aussi bien que mes facultés me l'ont permis. »

Partout où il pose le pied, il s’interroge, s’arrête sur l’aspect multiforme des organismes, sous-pèse chacune des parcelles de différences qu’il observe entre les individus.

Le « Millionnaire en faits » collecte inlassablement, collectionne, compare, s’interroge, s’imprègne de ce qui l’entoure. Il remarque la proximité divergente, le presque rien*, le caractère différentiel, le détail, des nuances de becs et de plumages chez les pinsons.

lecorail-de-Darwin.jpg

Il s’inquiète d’infimes changements morphologiques, observe de subtiles modifications (4’’). Au fil des générations, aucun individu ne coïncide avec un autre, aucun ne se superpose. En biologie, la vie est en mouvement, en transformation, on parle de procréation (7) et non de reproduction. (La reproduction, c’est celle de la cellule, c'est le monde du clonage, du non subtil – du pareil et sans nuance.)

Donner naissance, c’est faire surgir le mélange, "une pluralité de formes" (8), soit faire émerger l’improbable - la dissemblance - d’une conjugaison connue. Cela pose une sérieuse objection aux conceptions fixistes de l'époque. L'ombre jetée sur le caractère immuable des espèces s'étale. Doute. A partir de 1837, Darwin ne peut plus croire « en une création séparée et indépendante des espèces. » - les variétés sont des espèces différenciées - « il est transformiste en 1837, au printemps ». (4’’).

A partir de ce petit tremblement va naître un tsunami religieux.


Une fois revenu sur la terre ferme, en sédentaire convaincu, Darwin peut déployer ses réflexions nomades à loisir. A l’abri des obligations, des pressions, il se remémore – au fil de ses recherches – il rumine.

Raphaël Enthoven lit : « Je me suis engagé depuis mon retour de voyage à travers le monde dans un travail très présomptueux. Au moins quelques lueurs ont émergé et je suis à présent presque entièrement convaincu, assez à l’opposé de l’opinion que j’avais en débutant, que les espèces ne sont pas immuables, c’est comme confesser un meurtre. » (4)

De ses vagabondages, il soulèvera les clichés les mieux ancrés de son époque.

 

Etrangement, il existe des points de convergence, des liens entre la manière dont s’élabore sa réflexion - patiente, construite, précise, lente – et le contenu de sa théorie de 'Sélection naturelle'.

De cette lente élaboration, de ce modelage, émergent les linéaments du concept d'Evolution. 

                    

                          Immanquablement, Darwin et ses recherches ont le goût du temps long.

                                                                       C’est ce qui fait de lui Charles Darwin.

 

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Le nouvel arbre de l’évolution.

 

 

L’évolution n’a pas de but. Le corail de la vie propose des embranchements dans toutes les directions (La structure ressemble plus à un buisson qu’à un arbre.)

On a à peine effleuré l’immensité du vivant. L’arbre est plus touffu et plus complexe qu’on le croyait.

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(1) 13 juillet 2010, France Inter, 2000 ans d’Histoire, rediffusion du 04.02.09 avec la collaboration du paléoanthropologue, Pascal Picq. « curieux de tout – il poursuit : ce qui était plutôt un avantage. »

(2) « Darwin avait échappé à cette spécialisation unilatérale professionnelle qui est fatale à une pleine compréhension, des phénomènes organiques. - constate Edgar Morin en citant les écrits de Munford - Pour ce nouveau rôle, l'amateurisme de la préparation de Darwin se révéla admirable. Bien qu'il fut à bord du Beagle en qualité de naturaliste, il n'avait eu aucune formation universitaire spécialisée. Même en tant que biologiste, il n'avait pas la moindre éducation antérieure, sauf en tant que passionné chercheur d'animaux et collectionneur de coléoptères. Étant donnée cette absence de fixation et d'inhibition scolaire, rien n'empêchait l'éveil de Darwin à chaque manifestation de l'environnement vivant. » Science avec conscience op cit P 47.

(3 ) Yves Citton défend ce temps de suspension du jugement, condition indispensable à l’élaboration d’une pensée riche et complexe : « La première condition est la conséquence directe du fait de situer l’interprétation dans l’intervalle « vide » qui peut survenir entre une perception sensorielle et une réaction motrice : une interprétation ne peut se déployer qu’au sein d’une vacuole qui permette à la réaction de ne pas s’enchaîner directement sur l’excitation subie. Il faut avoir de la place (vide) et du temps (disponible) pour se livrer au travail d’interprétation inventrice qui est au cœur de la production de nouveau. Il faut disposer d’un espace assez ouvert pour qu’on puisse y sauter d’un niveau à l’autre ; il faut disposer d’un horizon temporel assez distant pour qu’on puisse « essayer des sauts successifs », « rater », « recommencer le saut ». p 74 « Pour créer quelque chose, que ce soit une pièce de théâtre – écrit Yves Citton - un film, une forme de vie ou une action politique, nous avons besoin de temps comme matière première fondamentale. Les temps vides, les temps de suspension et de rupture, les temps non finalisés, les temps d’hésitation, qui sont les conditions de toute production artistique… » p 74.

« Les leçons épistémologiques – écrit Yves Citton - à tirer de la linguistique saussurienne restent parfaitement valides et éminemment importantes : aucune connaissance n’est imposée au sujet par la réalité matérielle elle-même ; toute connaissance dépend du point de vue à partir duquel on aborde l’objet à connaître, lequel point de vue est déterminé lui-même par les pratiques dans lesquelles est impliqué le sujet connaissant ; la même portion de réalité matérielle peut donc être perçue (connue, interprétée) de façons très différentes (voire contradictoires entre elles) par différents sujets impliqués dans des pratiques différentes. » p 28- 29. Yves Citton , L’avenir des humanités, économie de la connaissance ou culture de l’interprétation ?

(4 ) Patrick Tort aux 'Nouveaux chemins de la connaissance' -

Darwin et la morale. NCC 09/ 03/ 2011.  

Autobiographie de 1876, destinée à ses enfants, non destiné à la publication où « il dit ce qu’il pense. ». « Croire, dit-il c’est être superstitieux. »

(4’) Puis à propos de Darwin et l’esclavage : « Darwin n’aime pas les méthodes des conquérants mais il aime la douceur des missionnaires. Et cela même s’il aura l’occasion au cours de sa vie d’y revenir de manière plus instruite… Il va garder cette sorte de disjonction il y a la violence d’un côté : la violence conquérante et qui écrase et il y a la douceur qui instruit. Et c’est pourquoi il gardera un peu de tendresse pour l’action civilisatrice des religieux. »

(4’’) « Au retour, il aura expertise à la fois de ses spécimens d’oiseaux rapportés des Galapagos et de ses spécimens de mammifères fossiles[…] grâce à John Gould l’ornithologue, il va comprendre que les espèces se transforment [… ] C’est à dire que ces petits pinsons [...] ne sont pas de simples variétés mais de véritables espèces qui ont développé entre-elles des caractères différentiels et de non reproduction qui sont évidemment des caractères de rangs spécifiques. »

à lire d'urgence : Patrick Tort – l’effet Darwin – sélection naturelle et naissance de la civilisation – science ouverte seuil. 2008. Paris ISBN : 978-2-02-097496-7.

 

(5) Citéphilo – 16/11/11 – L’amour au temps des libertins – Patrick Wald Lasowski.

(6) Nouveaux Chemins de la connaissance.  Dans « La descendance avec modification ». La découverte, Paris, 2010, isbn : 978-2-7071-6009-6

* Jankélévitch.

(7) « Connaissant les gènes des parents, il nous est simplement possible d’énumérer les divers génotypes que peuvent recevoir les enfants, non de prévoir celui qui sera effectivement réalisé. Si nous tenons compte de l’ensemble des caractères qui définissent l’individu, cette énumération aboutit à un nombre d’enfants possibles pour un couple donné si élevé que deux enfants ont nécessairement des patrimoines génétiques différents (à l’exception des « vrais » jumeaux qui sont issus du même œuf) ; Chacun de nous est unique, exceptionnel. Il ne reproduit aucun de ses parents ou de ses ancêtres. Il est le résultat d’une création et non d’une reproduction. » Albert Jacquard, moi et les autres, initiation à la génétique - P 26 - Point, Seuil, 1983, ISBN : 2-02-048237-1

(8) « Une pluralité de formes » - Thierry Hoquet – Philosophe, Historien des Sciences.

(9) Dans la lumière et les ombres , Darwin et le bouleversement du monde, Jean-Claude Ameisen. Fayard/Seuil Darwin – le vagabond de l’émerveillement. Jean-Claude Ameisen. Fayard/Seuil. 07/03/2011

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Pour aller plus loin...

 

 

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 17:13

 « Cela ressemble bien aux Américains d’imaginer un big bang à l’origine de nos univers. »

Julien Green (1) p 49.

 

Joseph-Whright-of-Derby---Experience-sur-un-pigeon.jpg« Au fond de la matière pousse une végétation obscure. 

Dans la nuit de la matière fleurissent des fleurs noires.

Elles ont déjà leurs velours et la formule de leur parfum. » 

Gaston Bachelard. p 111.

" Rentre dans ce néant dont je t’ai fait sortir."  

Racine. p 90 . 

 

L’ironie de l’histoire – écrit Etienne Klein dans le ‘Discours sur l’origine de l’univers’ - c’est que les modèles de big bang, que les spécialistes avaient d’abord appelés modèles « d’évolution dynamique », ont été les victimes épistémologiques de leurs premiers détracteurs. En effet, cette expression de « big bang » fut inventée en 1949, lors d ‘une émission de radio sur la BBC, par l’astrophysicien Fred Hoyle, promoteur d’un univers statique, qui voulait ainsi donner à ses auditeurs une image parlante de ce modèle concurrent du sien… ! Cette onomatopée tapageuse a fait mouche, de sorte que les scientifiques l’ont reprise à leur compte et sont ainsi tombés à pieds joints dans une sorte de piège sémantique.

Cette expression est en effet des plus trompeuses, puisqu’elle suggère, de façon quasi autoritaire, que l’univers aurait résulté d’une explosion cataclysmique qui se serait produite en un lieu précis et correspondrait à l’origine de tout ce qui est. 

 

Le vocabulaire employé par certains astrophysiciens – lorsque ces derniers parlent par exemple de « fraction de seconde après  le big bang » - laissent accroire que l’univers aurait une origine à un instant T, à un endroit précis de l’univers.  

Ces images erronées sont très difficiles à corriger.

 

"Les physiciens ont fini par comprendre que le big bang  ne correspond nullement à la création proprement dite de l’univers, mais simplement à un épisode particulier qu’il a traversé." (1) p 53. 

 

A supposer que les chercheurs puissent "franchir " le « mur de Planck ».

 ["Le mur de Planck est ce qui nous barre l’accès à la connaissance de l’origine de l’univers, si origine il y a eu. Il incarne en effet la limite de validité ou d’opérativité des concepts de la physique que nous utilisons" ; p 54-55 ]

 

Si donc, il parvenaient à traverser ce mur et surtout à « élaborer ce qu’on appelle une « théorie quantique de la gravitation », c’est-à-dire des équations qui unifieraient en un seul et même cadre théorique la physique quantique et la gravitation ».

La question du comment s’est produite l’origine de l’origine resterait entière. « Lorsqu’il pose la question de l’origine de l’univers, de l’origine de toutes les origines, notre langage se réfracte lui-même, pour s’abîmer dans ce qui n’est que son ombre. Un ombre définitivement envoûtante. » p 161.

 

Si notre univers n’est qu’une singularité, une brane ou tout autre objet flottant – rebondissant – la question des causes premières - de son émergence -  reste entière.  

 

 

"On définit souvent le vide comme étant ce qui reste dans un volume après qu’on en a extrait tout ce qui est possible : le volume demeure, il n’y a plus rien à l’intérieur ; l’espace a en quelque sorte été lavé de toute matière, du moindre atome. Forts de cette définition, imaginons que nous puissions enlever de l’intérieur d’une enceinte toutes les particules de Joseph-Wright-of-Derby.-An-Experiment-on-a-Bird-in-copie-1.jpgmatière et de lumière qu’elle contient, sans la moindre exception, et atteindre ainsi le vide parfait. Se réduirait-elle à de l’espace pur ? A cette question, la physique quantique répond par la négative : le vide n’est pas vide. Il contient de l’énergie, il est même gorgé de ce qu’on pourrait appeler de la matière « en état de veilleuse ». Demeurerait en effet, au sein de cette enceinte où nous aurions fait le vide avec la meilleure des pompes à vide imaginable, des particules dites « virtuelles », c’est-à-dire des particules bel et bien présentes mais qui n’existent pas réellement : elles ne possèdent pas assez d’énergie pour pouvoir vraiment se matérialiser et, de ce fait, ne sont pas directement observables. Elles se trouvent, si l’on peut dire, en situation d’hibernation ontologique." 

Pour exister, réellement exister, elles ne réclament qu’une chose : l’énergie qui manque à leur existence pleine et entière. 

Note Bas de Page : Cette énergie du vide constitue elle aussi un hiatus important entre la physique quantique et la relativité générale." p 90-91. 

 

Ainsi notre monde est-il "un océan rempli de particules virtuelles capables, dans certaines circonstances, d’accéder à l’existence." p 93. 

Joseph-Wright-of-Derby.-An-Experiment-on-a-Bird-in-the-Air-.jpg

                                            La vie n’est-elle pas un infime élément d’énergie perdu

                                                              dans un magma bâti de milliards de milliards de vide ?

 

 

 

 

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Etienne Klein, Discours sur l’origine de l’univers, Flammarion – ISBN : 978-2-0812-2879-5

 

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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 10:51

intelligence 

« On n’ « est » pas intelligent, on le devient  - nous rappelle Albert Jacquard -
Il est très facile de ne pas devenir intelligent, la recette est simple : s’assoupir dans la passivité des réponses apprises, renoncer à l’effort de formuler ses propres questions . » Albert Jacquard, moi et les autres (1) p 123.
 

« La meilleure façon de réaliser ses rêves

est de se réveiller. »

Paul Valéry.


Qu’est-ce que « Le Quotient Intellectuel » ?

 

Explications :

 

Le QI s’appelle « en anglais l’« intelligence quotient » ou IQ - explicite, Albert Jacquard - Il n’y aurait rien à en dire, si ce nombre n’avait été utilisé dans des conditions aberrantes.
Le fait qu’il soit un  nombre et soit même présenté comme un quotient (ce qu’il n’est le plus souvent pas) lui donne une façade de scientificité : on ne se permet pas de discuter un nombre, surtout lorsqu’il résulte de longs calculs auxquels il est difficile d’avoir accès.
En réalité, ce qui importe n’est pas le nombre lui-même, mais ce qu’il représente. Pour rester très « mesuré », j’admettrai qu’il mesure peut-être quelque chose ; mais force est de constater que personne ne peut dire quoi ? je ne pense pas qu’un seul psychologue oserait affirmer que « le QI mesure l’intelligence ». Ce serait évidemment absurde : comment un nombre unique parviendrait-il à mesurer un objet aux multiples caractéristiques ?
Malheureusement cette idée est très répandue dans le public par certains auteurs ayant un large accès à des journaux à grand tirage, et a été étrangement acceptée. » (1) p 104-105.

 

« Le véritable enjeu est plus grave encore, c’est le regard même que nous portons sur l’homme qui est en cause. En effet, le QI étant un nombre obtenu à la suite d’observations réalisées avec objectivité, et de calculs rigoureux, on admet facilement qu’il correspond à une caractéristique de la personne mesurée. » (1) p 107 :

 

Le problème est bien là. 
A la fois dans cette fonction fixée par la science, donc scientifique ! Dans la pseudo-objectivité, de la « mesure ».
Mais le pire reste à venir, puisque par un glissement sémantique bien senti, ce quotient se fait valeur… Et pas n’importe laquelle, puisqu’il s’agit de la mesure de l’intelligence de la personne.
Puis d’évaluative, elle se fait prédictive. La "mesure du QI" vous poursuivra toute votre vie (Vous êtes intelligent… ou pas.)

 

« Certes, un QI de 90 permet de prévoir un manque de réussite – reconnaît Albert Jacquard -. si les conditions restent ce qu’elles sont. Mais pourquoi le resteraient-elles ? Il n’y a là aucune fatalité. Tout au contraire, l’objectif de la mesure du QI doit être non le plaisir de prévoir l’échec, mais la possibilité de prendre les mesures qui permettrons de l’éviter. » (1) p106- 107.

 

étiquettes - prisons

 

Seulement voilà, une fois le code barre placé – bien haut sur le front  - difficile de s’en extirper.
En science cognitive « l’effet Pygmalion », "Je pense donc tu es", est bien connu (cf IUFM de la Réunion) et a été démontré par de nombreuses études (psychologie sociale). (Vous croyez aux qualités intellectuelles, manuelles de quelqu’un et cette personne en surinvestissant effectivement le domaine valorisé, va développer une compétence réelle en la matière.)
Inversement, la dépréciation va générer une non-mobilisation des compétences. Les capacités potentielles n’adviendront donc pas. 
On parle alors de prophétie auto-réalisatrice ou en climatologie de boucle de rétroaction.
Le ressort psychologique est simple à comprendre.
 (Je produis ce que l’on me dit que je suis, en conséquence de quoi, je deviens ce que l’on m’a dit que je serais : la boucle est bouclée CQFD.)
 

A partir de là, pourquoi travailler ?

 

 

Vision du monde scindée en deux catégories :  

Les Minus    et les Cortex.

 

Sylviane Giampino et Catherine Vidal, « Nos enfants sous haute surveillance, Albin Michel, 2009, dénoncent cette vision simpliste et régressive des choses : « Chez l’enfant – rappellent-elles avec force -  c’est l’interaction avec l’environnement familial, social, culturel qui va orienter le développement de certaines aptitudes et contribuer à forger les traits de la personnalité. »P 193. « Plus tard, la plasticité cérébrale va nous permettre d’acquérir de nouveaux talents, de changer d’habitudes, de choisir différents itinéraires de vie. Muni de son gros cerveau, l’être humain a pu échapper aux lois dictées par les gènes et acquérir une liberté de penser de se projeter dans l’avenir, d’imaginer et de rêver. » pp 193-194.
 

« Cette plasticité est à l'œuvre de la même façon pour le développement des aptitudes intellectuelles. De nombreuses études ont montré que des enfants adoptés à la naissance et élevés dans un milieu favorisé ont un QI supérieur à celui d'enfants élevés dans un milieu défavorisé (3). Mais rien n'est inéluctable. Si l'adoption concerne des enfants de quatre à six ans issus des milieux défavorisés avec au départ un faible QI, ces enfants peuvent aussi rattraper leur retard, et ce d'autant plus que le milieu socio-économique des familles d'adoption est élevé. » (2) p 75.


« Tous les tests réalisés face à un examinateur qui déclenche un chronomètre sont avant tout des tests de rapidité : cette qualité est importante certes, mais pourquoi en faire une qualité première ?" (1) p 119.  

[Quoi de plus bloquant - tétanisant - stressant - qu'une évaluation chronométrée ? ]

 
« On sait également qu'un environnement affectif et social défavorable peut induire chez l'enfant un retard de développement mental. Ce fut le cas des enfants issus des orphelinats roumains dans les années 1980 et qui présentaient des altérations du fonctionnement cérébral. Cependant, une fois placés dans des familles d'adoption, la plupart ont progressivement rattrapé leur retard et ont pu suivre une scolarité comme les autres enfants. » (2) P 68.

 

Oui – martelons-le, énonçons-le, rappelons-le, crions-le - la réflexion, comme Albert Jacquard l’a signifié, c’est aller lentement.

L’intelligence est une construction.

C’est un processus, un déploiement, «Etre intelligent » revient – a-t-on dit -  à se poser sans cesse des questions, sans n’être jamais satisfait des réponses.

 

Philippe Ravoux dans son livre intitulé « l'unité des sciences », explique page 102, combien « les travaux de Piaget ont mis en évidence que les tests d'intelligence n'ont jamais mesuré l'intelligence, mais des savoirs et des savoir-faire qui ne sauraient à eux seuls définir l'intelligence. De plus, les items de ces tests étant culturels, ils sont par conséquent sans valeur universelle. »


Albert jacquard conclut  :


« Ce qui est dramatique avec le QI aujourd'hui, c'est qu'il est utilisé comme n'importe quelle mesure, aussi simplement qu'on pourrait mesurer votre taille; or, votre taille existe avant d'être mesurée. Au contraire, le QI n'a d'existence que par la mesure. Il est aberrant de faire croire qu'une telle mesure correspond à une vérité objective, et que les mots : « Il a un QI de... » équivalent à : « Il a un poids de x Kg ». L'intelligence dont il est question, lorsque nous parlons de QI, se limite à celle que mesurent les tests ! Ces tests pourraient être différents; autrement dit, le QI n'est pas quelque chose qui serait en nous. Si, à l'âge de cinq ans, vous obtenez 95 points de QI, votre entourage pensera que vous êtes quelqu'un d'inférieur par nature ! Or, ce n'est pas du tout ce que disait Binet. Il attirait l'attention des éducateurs en disant : « Il y a un problème, il faut donc y veiller. » (5)

 

En d'autres termes – comme le souligne Nicolas Gauvritt "il ne faudrait pas confondre l’intelligence au sens commun et l’intelligence au sens du QI" . 

 

J'ajoute : ces tests font appel à l'intelligence mais ne mesurent en aucun cas l'intelligence.

 

 

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(1) Albert Jacquard, moi et les autres, initiation à la génétique, Point, Seuil, 1983

(2) Sylviane Giampino et Catherine Vidal, « Nos enfants sous haute surveillance, Albin Michel, 2009,

(3) M. Duyme et al. , « How can we boost Iqs of dull chidren ? A late adoption study », PNAS, Vol.96, 8790-8794, 1999.

(4) Philippe Ravoux dans son livre intitulé « l'unité des sciences »,

(5) Albert jacquard, Axel Kahn, L'avenir n'est pas écrit, p 95.

 

Nicolas Gauvrit est maître de conférence en mathématiques à l’Université d’Artois, docteur en sciences cognitives, et membre du comité de rédaction de Science et pseudo-sciences.

 

 

A lire sur la toile  : J.J. Rousseau, aux sources de l'effet Pygmalion".

 

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 Comment  "contrer le système" ?

En vous entraînant...

 

 


Dans notre effort de compréhension du monde qui nous entoure, les progrès les plus décisifs ne sont pas contrairement à ce que l’on croit trop facilement, les réponses trouvées à nos questions, mais la formulation de questions plus pertinentes et mieux posées. » (1) p 119.

 

Le QI, Un " moyen " efficace d’éliminer les plus fragiles ? Une technique de sélection ? 

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  • : Le chêne parlant
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  • : L'éclectisme au service de la pédagogie & L'art de suivre les chemins buissonniers. Blogue de Virginie Chrétien chrétien. Maître formatrice en lien avec l'ESPE de Lille. Rédactrice chez Slow Classes. Partenariat : philosophie Magazine. Écrivaine : La 6ème extinction - Virginie Oak.
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Introduction.

L’éducation, dans son étymologie même, c’est : «Educere, ex-ducere, c’est conduire « hors de » rappelle le philosophe Henri Pena-Ruiz dans Le Philosophoire. Charles Coutel parle quant à lui d'[Educarea] ēdŭcāre ‘prendre soin de l’ignorance de l’élève’. "Le rôle de l’éducation - dit-il - c’est de me disposer à mon humanité en moi grâce à mon instruction." Ecoutons George Sand… « Mes pensées avaient pris ce cours, et je ne m'apercevais pas que cette confiance dans l'éducabilité de l'homme était fortifiée en moi par des influences extérieures. » George Sand, La mare au diable, Folio Classique, 892, P 37. Ce blogue se propose de partager des outils pédagogiques, des moments d'expériences, des savoirs, des lectures, de transmettre des informations relatives à la pédagogie ordinaire et spécialisée, des idées d’activités dans les classes allant du CP au CM2 en passant par la CLIS. Enfin, on y trouvera aussi quelques pensées plus personnelles. « Notre savoir est toujours provisoire, il n'a pas de fin. Ce n'est pas l'âge qui est le facteur déterminant de nos conceptions ; le nombre de « rencontres » que nous avons eues avec tel ou tel savoir l'est davantage, ainsi que la qualité de l'aide que nous avons eues pour les interpréter... » Britt-Mari Barth, le savoir en construction. ________________________________________________________________________________________________ 1 Le Philosophoire, L’éducation, n° 33, P16 2 P 52, Britt-Mari Barth – Le savoir en construction – Retz – Paris – 2004 – Isbn : 978725622347

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