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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 08:23
Anne Boissière- Cité philo - Photo : Virginie Le chêne parlant 12-11-16

Anne Boissière- Cité philo - Photo : Virginie Le chêne parlant 12-11-16

En partenariat avec Cité Philo. Merci à Gilbert Glasman.

En partenariat avec Cité Philo. Merci à Gilbert Glasman.

     L’écoute, la réception, l’abandon aux sens sont vécus comme lieux de l’inutile, instants où la passivité offre un paysage sans intérêt à perte de temps.
Comment, dès lors, provoquer des partages affectifs ? Comment sentir l’espace ? Allumer l’étincelle du vivant ? Comment voyager en terre de saisissement ? Convoquer cette lueur clandestine où bouillonnent les vapeurs sensitives ?  Spirituelles ?
La  Directrice du Centre d'Etude des Arts Contemporains, Anne Boissière, bat la pensée au rythme de l'émotion, de la finesse et de l'affectivité, voit le mouvement comme principe de résonance, de vibrations.
   Place au saisissement.
      Plein des dimensions primitives de pensées, on se laisse gagner par de salutaires arrêts sur vitesse.
 Pause. 
        Enfin, se poser. Se reposer. Etre là.

Traversée :
Walter Benjamin voit dans la « Narration », un mode de communication : le lit d’un partage affectif, tout en rapport à l’autre.  Accordage.  Contact.
La réunion d’une communauté.
La narration organise une relation entre les hommes, évoque la professeure d'esthétique à l'Université de Lille 3. Le narrateur écoute et transmet, fait part de son vécu et de ce qu’il ressent. Organise une relation langagière effective, un « champ de présences » , une tonicité où la pulsion des mots est une impulsion vers l’autre.
     Effectivement, les mots du poète sont la preuve d’une certaine unité cérébrale... L'essence des textes peut enivrer. Montrer, guider, ouvrir tout en fermant les yeux.

Voyage vers l’ici où la parole est humaine et la pensée saisissante.
 Là où le roulis du texte peuple l’instant d’instants. Là où l’on ne se préoccupe ni de faim ni de soif. Là où le moment vous emmène avec soi et vous tient par l’esprit. Des flots d'images adviennent.  Le courant emporte.


        Gagne en partage d’instants.  Nous rend tout-à-fait ensembles, présents à autrui.  

 
 

Anne Boissière - L'Art du sentir.

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Anne Boissière- Cité philo - Photo Virginie Le chêne parlant 12-11-16

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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 14:05
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Published by Le chêne parlant - dans Arts vidéos
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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 13:56

L’Art serait-il une reproduction ? Une idée ? Une combinaison de couleurs ? Une imitation ? Une abstraction ? Une œuvre originale issue d’un être singulier ?

Nous le voyons, nous avons beau penser de l’Art - gratter à sang notre questionnement épidermique - nous nous agaçons d’entendre des définitions aussi parcellaires qu’insatisfaisantes.
Heureusement, des acrobates de la pensée – plus virtuoses que d’autres, faut croire - pénètrent dans l’arène des idées et parviennent à mettre un peu d’ordre dans ce cirque de propositions. L’équilibriste es art, Jacqueline Lichtenstein 1* par exemple, mais également le philosophe Régis Debray dont la pensée de haute voltige fait le régal de tout questionneur émerveillé. A nous de saisir le trapèze original lancé à travers l’espace des conventions à géométrie plate. Que nous dit-il ? « L’art, c’est du beau fait exprès »*2.
La proposition interpelle.                        
Du fait exprès – l’objection de la photographie étant balayée par l’intentionnalité de la prise de vue -, la chose est entendue. Quant au beau, naturellement, il s’agit ici de la catégorie kantienne du beau… d’une « finalité sans fin », celle procurant une « satisfaction désintéressée ».   Car évidemment, en matière d’art contemporain la laideur rivalisant de médiocrité -,  retenir ce critère aurait pu paraître contestable. C’est pour cette ambiguïté de la langue que nous l’écarterons.
 « Du fait exprès »…  Bien. Retenons. Mais dans quel but ? Pour quoi faire ? … Montrer… Offrir ?...
Oui, c’est cela…  Donner.
« Du fait exprès pour donner à voir  » L’idée semble étrange. Pourtant sa proximité avec le « donner à penser » philosophique n’est pas inintéressante.  
L’Art – avec grand A, SVP – ne serait-il pas, en effet, ce qui ajoute, accroît, augmente ?
Pour preuve, piquons au fil du hasard deux exemples, celui d’une barre de béton d’un côté et de l’autre celui d’une œuvre de Sonia Delaunay. Comparons. L’essentiel distinguant les deux œuvres ne réside-t-il pas justement dans l’expression de chacune ? Autrement dit, dans le contenu de leurs propositions ?
Face à l’évidence – une fois n’est pas coutume - nul besoin de réfléchir ad vitam aeternam. Constat : la première ne représente qu’elle-même, proposition certes solide, mais quelque peu – avouons-le - monolithique et lourde. La seconde est couleurs, formes, profondeur, semble donc douée quant à elle, d’angles de vue à géométries multiples. Nous entrons là dans le monde courbe de la physique  des multitudes … : une sorte d’univers hyper-dimensionnel.
Nous le voyons, tout comme l’infime translation de sens provoque l’écart qui interpelle, du regard en biais émerge la pensée qui arrête.
Aussi, de la même manière, en s’exprimant sur les photographies atypiques de Gilbert Garcin, le physicien Etienne Klein, donne-t-il à voir une matière qui nous échappe… Plus qu’une interprétation décalée, la densité des savoirs propres au monde de la physique apporte une vision* étonnante. Un éclairage détonant…  Un autre langage, un ajout, un enrichissement, en ce qu’une lecture ordinaire – la nôtre, c’est-à-dire exempte de paramètres scientifiques –  en est incapable et donc, face aux photomontages demeure muette.
L’artiste serait-il alors un traducteur de monde ?
             De la lecture infinie d’un paysage, en tout cas, surgit l’intérêt du flâneur.     

Petite balade, donc, en langue des sciences…
 

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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 09:27
Garpard Herblot le 18 octobre 2016, répondant aux questions des élèves de l'école Samain Trulin - dans la classe ce2 - Photo Virginie Chrétien

Garpard Herblot le 18 octobre 2016, répondant aux questions des élèves de l'école Samain Trulin - dans la classe ce2 - Photo Virginie Chrétien

L’acrobate, beatboxer Gaspard Herblot évoque son métier suite aux questions perspicaces des élèves de CE2. Des réponses où l’artiste souligne non seulement son plaisir de communiquer mais partage également sa passion musicale, son envie de se dépasser sur scène. Ou encore se confie sur les difficultés physiques à surmonter lorsqu’on se produit en public. Un challenge, une performance - au reste - intéressants à relever. La discipline pratiquée par le chanteur-compositeur s’appelle l’« Human beatbox ». Cet Art sonore réclame de patients et réguliers entrainements. Le musicien a commencé à s’exercer par lui-même puis a progressé en observant, en imitant, des Beatboxers. Enfin, ce dernier a perfectionné sa technique en donnant des cours. Gaspard Herblot conçoit lui-même ses spectacles. Il y incorpore la danse « Free style », laissant une large place à l’improvisation. Le scénario riche imaginé pour le spectacle « Les possédés » aborde nombre de facettes des relations humaines comme l'endoctrinement, l’esclavage, l’obéissance, la rébellion, l’acceptation ou le refus d’obéir. Des questionnements posés avec perspicacité et menés bon train, le tout sur un ton extrêmement léger et humoristique. Merci de son aimable autorisation.

Garpard Herblot le 18 octobre 2016, répondant aux questions des élèves de CE2

Garpard Herblot le 18 octobre 2016, répondant aux questions des élèves de CE2

Classe CE2 Samain Trulin
Classe CE2 Samain Trulin
Classe CE2 Samain Trulin
Classe CE2 Samain Trulin
Classe CE2 Samain Trulin
Classe CE2 Samain Trulin
Classe CE2 Samain Trulin

Classe CE2 Samain Trulin

Questions posées à Garpard Herblot par les élèves de CE2

 

1 - Qu’est-ce qui vous a donné envie de faire ce métier ?

2 - Qu’est-ce » qui vous plait le plus dans ce métier ?

3 – Comment faites-vous des bruits ?

4 - Est-ce que ça s’apprend ?

5 – Quel est votre travail en ce moment ?

6 – Est-ce que vous avez appris à danser, à jongler ?

7 – Quel est le nombre de choses que vous savez faire ? Car vous savez faire beaucoup de choses.

8 – Comment avez-vous imaginé le spectacle ?

9 - Comment avez-vous fait les costumes ?

10 – Comment avez-vous fait les effets spéciaux (Voix, lumière…) ?

11 – Avez-vous fait d’autres spectacles ?

12 - Est-ce que vous préférez faire un spectacle seul ou à plusieurs ?

13 – Avec des instruments ou sans instrument ?

 

Les élèves de la classe de CE2 de Samin Trulin

Le Beatboxer Gaspard Herblot répond aux questions des élèves de CE2 de l'école Samain Trulin - Une maîtresse fière de ses élèves.
Le Beatboxer Gaspard Herblot répond aux questions des élèves de CE2 de l'école Samain Trulin - Une maîtresse fière de ses élèves.

Les possédés de Gaspard Herblot

 

     Le vendredi 14 octobre, nous sommes allés voir un spectacle au conservatoire de Lille nommé : « Les possédés ».

     C’est l’histoire de trois personnages : le chef, le disciple et l’esclave. Ce dernier en a marre de tout faire, donc il veut voler l’Ours Totem. Il cherche à se libérer. Après l’avoir dérobé, il se bagarre avec l’Ours. Heureusement à la fin, tout se termine bien. Les trois personnages sont devenus amis et l’ours se trouve sur le Totem.

 Texte rédigé par les élèves de CE2 de l’école Samain Trulin

Le Beatboxer Gaspard Herblot répond aux questions des élèves de CE2 de l'école Samain Trulin - Une maîtresse fière de ses élèves.
Le Beatboxer Gaspard Herblot répond aux questions des élèves de CE2 de l'école Samain Trulin - Une maîtresse fière de ses élèves.
Le Beatboxer Gaspard Herblot répond aux questions des élèves de CE2 de l'école Samain Trulin - Une maîtresse fière de ses élèves.
Le Beatboxer Gaspard Herblot répond aux questions des élèves de CE2 de l'école Samain Trulin - Une maîtresse fière de ses élèves.
Le Beatboxer Gaspard Herblot répond aux questions des élèves de CE2 de l'école Samain Trulin - Une maîtresse fière de ses élèves.
Le Beatboxer Gaspard Herblot répond aux questions des élèves de CE2 de l'école Samain Trulin - Une maîtresse fière de ses élèves.
Le Beatboxer Gaspard Herblot répond aux questions des élèves de CE2 de l'école Samain Trulin - Une maîtresse fière de ses élèves.
Le Beatboxer Gaspard Herblot répond aux questions des élèves de CE2 de l'école Samain Trulin - Une maîtresse fière de ses élèves.
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Published by Le chêne parlant - dans Arts vidéos conférences
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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 08:56
Les cierges d'Oussios Loukas - Gif Virginie Le Chêne parlant

Les cierges d'Oussios Loukas - Gif Virginie Le Chêne parlant

Qu’est-ce qui produit l’émerveillement ? « Rend passionnant ce que l’on ne regardait plus » évoque Raphaël Enthoven 1*, brise les vitres grises du quotidien à coup de mercure de ciel ?

L’Art ?
Mais encore…
Serait-ce un voile lumineux jeté sur la pénombre du jour ?
Une technique ? Une originalité ? Un discours ? Une méthode ? Une sensibilité ?

Pour accéder à l'article et aux vidéos cliquer ici

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Published by Le chêne parlant - dans philosophie poésie Arts vidéos musique
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Présentation

  • : Le chêne parlant
  • Le chêne parlant
  • : L'éclectisme au service de la pédagogie & L'art de suivre les chemins buissonniers. Blogue de Virginie Chrétien chrétien. Maître formatrice en lien avec l'ESPE de Lille. Rédactrice chez Slow Classes. Partenariat : philosophie Magazine. Écrivaine : La 6ème extinction - Virginie Oak.
  • Contact

Introduction.

L’éducation, dans son étymologie même, c’est : «Educere, ex-ducere, c’est conduire « hors de » rappelle le philosophe Henri Pena-Ruiz dans Le Philosophoire. Charles Coutel parle quant à lui d'[Educarea] ēdŭcāre ‘prendre soin de l’ignorance de l’élève’. "Le rôle de l’éducation - dit-il - c’est de me disposer à mon humanité en moi grâce à mon instruction." Ecoutons George Sand… « Mes pensées avaient pris ce cours, et je ne m'apercevais pas que cette confiance dans l'éducabilité de l'homme était fortifiée en moi par des influences extérieures. » George Sand, La mare au diable, Folio Classique, 892, P 37. Ce blogue se propose de partager des outils pédagogiques, des moments d'expériences, des savoirs, des lectures, de transmettre des informations relatives à la pédagogie ordinaire et spécialisée, des idées d’activités dans les classes allant du CP au CM2 en passant par la CLIS. Enfin, on y trouvera aussi quelques pensées plus personnelles. « Notre savoir est toujours provisoire, il n'a pas de fin. Ce n'est pas l'âge qui est le facteur déterminant de nos conceptions ; le nombre de « rencontres » que nous avons eues avec tel ou tel savoir l'est davantage, ainsi que la qualité de l'aide que nous avons eues pour les interpréter... » Britt-Mari Barth, le savoir en construction. ________________________________________________________________________________________________ 1 Le Philosophoire, L’éducation, n° 33, P16 2 P 52, Britt-Mari Barth – Le savoir en construction – Retz – Paris – 2004 – Isbn : 978725622347

Contributions et Partenariats.

Contributions gracieuses : Magazine Slow-classes. Numéro 1 Faire Mouche en géométrie et 2. Le moulinet à vent : mettre des mathématiques dans les voiles. ....... SLOW CLASSES : Slow Classes __________________________________________ Partenariat gracieux Philosophie Magazine. Philomag ________________________________________

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