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28 décembre 2013 6 28 /12 /décembre /2013 18:39
« La lune est le ciel des grands esprits. » Pensée inuite, Jean Malaurie.

« La lune est le ciel des grands esprits. » Pensée inuite, Jean Malaurie.

Anja Stiegler - Galery



Que valent l’anecdotique, les évènements accessoires, l’inessentiel,  dans une classe ?
Pas grand chose. Au mieux - de bons souvenirs. Au pire - une heure de colle.
L’enseignant veille à effacer tout ce qui ne tient pas lieu de sérieux : il n’a que faire d’une mine qui se casse dans un taille crayon.. Tout fait non rattaché à l’exercice lui-même est exclus de l’éducatif, gommé. 


Tout semble marcher ainsi :


Vous voulez avoir le ventre plat ? 
Hé bien, rentrez le ventre !
 
Vous désirez apprendre ?
Hé bien, concentrez-vous sur l’exercice ! 


En adhésion totale, la personne de l’élève doit s’intégrer tout entier au sein du problème donné. Afin de s’engager à penser, ‘l’apprenant’ doit rejeter toute forme de distraction. Même le règlement élaboré avec les élèves à la rentrée des classes a banni le « droit de rêver » de la colonne : « je peux ». 


Pourtant, la réflexion se forge-t-elle uniquement dans la constance du sérieux, du froid apprentissage, de la sobriété dénuée de variation ? La découverte de concepts nouveaux requiert-elle de suivre les sentiers rebattus ?


Rien n’est moins sûr.     Ecoutons Cédric Villani :

Poincaré fait une découverte en se promenant sur une falaise. Nietzsche pense en marchant. Et si la Sérendipité* joue un rôle dans la science, ce n’est pas qu’une question de hasard, ni de « savoir tirer partie de trouvailles fortuites ». Ca va plus loin que ça. 


Créer de la pensée suppose de sauter d’un concept à l’autre en passant par le filtre coloré du « non classique », disons-le de garder un œil flottant sur l’irréel, une oreille sur l’imaginaire, un neurone sur le rêve. Sortir de la rigidité habituelle, suppose d’importer la couleur mystérieuse de la poésie, d’un peuplier admiré par la fenêtre au centre de sa copie. 


Bref, s’élever hors de l’immobilisme,  s’évader du fade, s’extraire d’une représentation ordinaire, c’est en quelque sorte « oser le loufoque ». 


          « pour inventer, il faut penser à côté. » n’hésitait pas à affirmer Souriau, dans sa Théorie de l’invention.


Se laisser envahir par le rêve pour atteindre la profondeur.


Cinquante nuances de vagabondages offrent ainsi des voies vertigineuses d’interprétations, des bifurcations possibles, pléthores de confusions où l’on se perd, pour trouver, se retrouver. 
S’élever - ailleurs - permet d’échapper aux servitudes – d’ici. Parcourir des formes inattendues permet l’inspiration. D’accéder à une vision.


L’escapade intellectuelle, la contemplation et la déconcentration passagère ne sont pas ennemies des savoirs mais des partenaires intellectuels 





                                                 --------------------


De la sérendipité, dans la science, la technique, l’art et le droit – Leçons de l’inattendu – Pek van Andel, Danièle Bourcier – L’Act Mem, Libres sciences, Paris, 2009, isbn : 978-2-35513-018-2


* P 7 : La sérendipité est le don de faire des trouvailles ou la faculté de découvrir, d’inventer ou de créer ce qui n’était pas recherché dans la science, la technique, l’art, la politique et la vie quotidienne, grâce à une observation surprenante. »


… D’autant que dans une société de plus en plus moderne, où la rationalité et la réflexivité tiennent une place croissante, la place et le rôle du hasard méritent un surcroît d’intérêt.
François Ascher – université Paris 8.


P 12 : En pratique une vraie découverte, invention, création est toujours la combinaison d’un élément étonnant et d’une vérification pertinente.
La recherche systématique et la sérendipité ne s’excluent pas, au contraire elles se complètent et même se renforcent. Dans la recherche et en général dans l’action, il faut planifier. Mais un plan n’est jamais sacré : des milliers d’évènements inattendus ou d’effets non anticipés interviennent dans le cours d’une expérience ou d’un projet, dont un bon chercheur doit savoir se servir. 

 

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Mais assez de verbiages, place à l'humour vacances : 

Les petits souvenirs... "Les petits moments de joie" ou "fausses joie de l''extrême" - cadeau de Noël du Chêne - versus :

L'enfer du futur. La ludification : au pire, rien d'impossible. ("Double-cliquez" afin d'atteindre la vidéo)

Théodore Chassériau - 1853 - Tepidarium - détail --- Joyeux ennui à tous, puisse-t-il vous inspirer de beaux mots.

Théodore Chassériau - 1853 - Tepidarium - détail --- Joyeux ennui à tous, puisse-t-il vous inspirer de beaux mots.

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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 16:18

Clin d’œil – David Spergel


Etienne Klein – Gamov la mastication des vaches. Ecole Centrale de Paris  N° 9

Cédric Villani – Le mouton noir. Visages.

Etienne Klein - Le fond diffus cosmologique. Ecole Centrale N° 5

Visages - Cédric Villani - Invention du laser.

Etienne Klein - Peut-on avoir raison contre les faits ? Ecole Centrale N° 4

Wolfgang Pauli - la découverte du neutrino. Ecole Centrale N° 6 - Etienne Klein

 

 

 

 

Le paradoxe du chat beurré.

 

 

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29 décembre 2012 6 29 /12 /décembre /2012 17:18

Tu es l’autre  n’est pas un sentiment joyeux 

– lumineux – agréable – simple - son effet est sans récompense. 

« tu es l’autre qui est en soi » est la souffrance la moins humainement transmissible.

Mes pensées n’engagent que vous. 

 

 

Qu’est-ce donc que cet autre – mâle ou femelle – qui se trouve – là - devant moi ? Devant nous ?

Sa physionomie me semble familière, connue. Certes  entends-je sa singularité, mais sa différence est sœur. Sa distinction est l’incarnation d’une pensée voisine, cousine, résolument claire.

 

Nous le comprenons.

Son regard semble clair.

Son attitude limpide. 

 

Telle une mère déchiffrant l’éventail des cris de son nourrisson, nous lisons les pensées d’autrui, interprétons leurs émotions, déchiffrons leurs attitudes – sans difficultés… Parlerions-nous le soi-autre ? Serions-nous des polyglottes des pensées ?

 

Notre intuition nous pousse à aller au devant des sentiments d’autrui.

Nous tous ?… Vous ?  

 

Qui sait ?

 

Aussi, le plein jour d’une froide matinée d’octobre, au détour d’un platane, vous paraît-il évident que cet homme voûté à la tête vagabonde, doté d’un pas hésitant, réclame votre aide.

Ni une, ni deux, vous vous appropriez sa détresse, aussi, rapidement, enfourchez-vous son bras et, aussi sec, passez -vous sans encombre la passerelle de lignes zébrées. 

 

Heureux !

Ou presque…

 

Car, à peine atteint l’autre rive, l’aveugle vous insulte copieusement. 

Vous vous confondez en excuses. L’autre – crispé, froissé, contracté – se ferme à toute tentative de rapprochement. Et, comme si vous aviez commis la pire atrocité, poursuit ses diatribes avec une verve redoublée, la canne vénéneuse élevée dans votre direction.

 

Alors, ses pensées claires et distinctes deviennent un abîme d’incompréhension - son âme accessible vous échappe. 

 

Bouleversé, vous reculez, hébété. Confus, vous vous retrouvez face au monde. La foule autour de vous, vous scrute de ses yeux noirs. Des hochements de tête négatifs par là, des envolées réprobatrices par ci – il y a là un beau réglage d’afflux de sang - une belle composition d’antipathies communes.

Vos pas raisonnent sur l’asphalte  insensible.

 

Qu’importe, vous dites-vous – naturellement – vous incorporez les leçons de cette mésaventure. Le sens de la chose est claire : cet homme est une victime, un blessé, son désir d’autonomie explique ce mécontentement alerte. Encore, ajoutez-vous, des aides à répétitions auront-elles produit l’effet du bien-portant penché sur le malade – autrement dit,  en toute bonne foi, comment cet homme aurait-il pu prendre autrement qu’avec horreur cet exécrable sentiment d’être vu comme un mourrant ? Auriez-vous vous-même enduré pareille torture sans en avoir ressenti brûlure aussi profonde ?

Bien sûr, ajoutez-vous, encore étourdi de la mésaventure …  L’intensité de ses répliques tiennent à distance l’homme de charité – reflet d’une humanité de la pire espèce… etc. etc.

 

– vous voici en pleine réflexion. 

 

 

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Géraldine – le cauchemar des mâles femmées.

 

Qui n’a jamais rêvé transformer telle la grenouille en prince charmant, le roi en sujet, le chef d’entreprise en ouvrier, le milliardaire vaniteux en smicard ou….  le misogyne en femme ?

 

 

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      Céline EXCOFFON

Peintre et conférencière en histoire de l'art, amoureuse du beau et curieuse de la création sous toutes ses formes. Je partage ici des images, des œuvres d'art collectées et réunies par thème, parce que la diversité du regard est inépuisable, et que le talent est si enrichissant...

     "Miroir, mon beau miroir."

L'arbre.

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24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 06:55

Entre deux plats de civets d’autruches (coriaces),

trois conversations familiales difficiles à avaler

et cinq cadeaux (points Cora - impossibles à refourguer – mais qu’il va falloir - éducation oblige - exposer sur votre table basse)

vous aurez sans doute besoin de quelques moments de détente…

 

 

Une pointe de fantaisie jetée sur votre vie mortelle…

 

Fêtes attention, une chute - un jour de réveillon - est si vite arrivée. 

 

Animations 100% talent made in France, de quoi faire rougir Hollywood. 

 

Lab... Humour : 

"…seule une pensée superficielle mérite l’attention, à commencer chez le penseur lui-même. « la forme aurait dit Victor Hugo, c’est le fond qui remonte à la surface. »

[La pensée]… on ne lit d’abord en soi que celle de ses aînés et, évidemment, celle de ses maîtres. Pas de pensée propre qui ne soit une appropriation, voire une expropriation ; pas de pensée nouvelle qui ne soit une reprise. 

C’est le style ou le ton qui fera, peut-être, l’originalité de ce que l’on écrit et qui, comme cela est souhaitable, fera l’agrément du lecteur." Frédéric Schiffter, (1) p 16.

 

 

 

Mortys...  (Humour noir)

"La vie, Messieurs, est une tueuse en série qui n’épargne personne et je n’ai pas plus que vous le temps d’apprendre à vivre et à mourir." Frédéric Schiffter (1).

 

 

Infection... (Humour)

« Toute philosophie est une philosophie de façade […] Toute philosophie dissimule aussi une philosophie ; toute opinion est aussi une cachette, toute parole aussi est un masque. » Par delà le bien et le mal § 289.  Patric Wotling, (4), p 84-85. 

 

 

Phobie derrière la porte...

" Nietzsche souligne de manière privilégiée le rôle de l’affect, de l’émotion, de la passion – qui évoquent simultanément ces deux déterminations – lorsqu’il s’efforce de montrer que la pensée consciente est engendrée par les échanges de ces instances infra-conscientes multiples, dont la communauté organisée forme ce que nous appelons notre corps : «  Les pensées sont signes d’un jeu et d’un combat des affects (der Affekte) : elles restent toujours liées à leurs racines cachées. »" Patrick Wotling – La pensée du sous-sol – Allia (4), p 55. 

 

 

 Dans la tête...

" Chercher le sens de la vie ? Autant poursuivre le vent. " (1) p 102.

 

 

 Sombre et magnifique...

" Quand elle s’exprime, la lucidité ajoute à la dureté du réel." Frédéric Schiffter.

"ce qui advient à l’existence, ce en quoi consiste son « être » propre, n’a aucune chance ni possibilité de durer, comme il n’a aucune chance ni possibilité d’occuper une place appréciable dans l’infinité de l’espace." Clément Rosset, La force majeure (3) p 22.

 

 

 Sauvés par la science...  (Humour)...
"… comme s’il pouvait suffire d’une découverte scientifique ou d’une meilleure organisation sociale pour arracher les hommes à leur nature insignifiante et éphémère, autant dire d’une amélioration de l’éclairage municipal pour triompher du cancer et de la mort." Clément Rosset (3) p 29.
 

 

Appuyer sur le bouton...  

"On dit alors communément : ils en sont venus à se détester pour des questions d’argent. Mais la vérité est inverse : ils en sont venus à se heurter sur des questions d’argent parce qu’ils se détestaient. Ce n’est pas le problème d’argent qui provoque la haine mais la haine qui provoque le problème d’argent. De même l’accumulation d’amour en quoi consiste la joie est au fond étrangère à toutes les causes qui la provoquent, même s’il lui arrive de ne devenir manifeste qu’à l’occasion de telle ou telle satisfaction particulière. C’est pourquoi on peut parler ici, encore que l’expression semble heurter la logique, de cause inférieure à son effet : la cause étant si l’on peut dire non pas productrice mais simple révélatrice d’un « effet », ou plutôt d’un fait préexistant à elle." Clément Rosset, La force majeure, (3) p 12.

 

 

 Entreprise privée (Parodie)...

     " Par « jeux de langage », Wittgenstein ne désigne pas seulement des formes convenues de discours, mais des habitudes ou des stéréotypies d’expression si bien établies, si solidement intégrées dans le psychisme, que ceux qui en usent et le perpétuent n’éprouvent jamais le besoin d’en interroger la pertinence.  Pareil à une idéologie , soit un ensemble de représentations fantasmatiques du réel suggérées par des mots dénués de signification à force d’en dire trop et répétés en toutes circonstances, un « jeu de langage » enferme ses « joueurs », ou ses adeptes, dans une logique exempte de toute tentation ironique. Leur « forme de vie », dès lors, n’est autre que le sérieux. Si, en effet, rien n’est moins sujet à l’ironie qu’un « jeu de langage », ce n’est pas parce que, comme dans tout jeu, les joueurs oublient que ce n’est qu’un jeu, mais parce qu’ils désirent que ce soit tout sauf un jeu et se comportent comme s’ils ne jouaient pas – définition exacte de ce mode d’automystification appelé l’esprit de sérieux. " Frédéric Schiffter (2) p 84. 

 

 

Electrochoc (Parodie)...

".. le fanatisme, et avec lui toutes les formes de déchaînement brutal des instincts, représente un symptôme de faiblesse : c’est parce qu’il n’a pas la force nécessaire pour spiritualiser que le décadent succombe à la violence d’un affect – en l’occurrence la haine-, et qu’il se montre incapable de maîtriser cet affect en le sublimant. Ce qui caractérise au contraire la véritable puissance, c’est précisément le fait de parvenir à maîtriser les passions les plus fortes et à leur imposer une direction nouvelle."  Patrick Wotling, (4), p 96.    

 

 

Aubade pour un oiseau...  (Poésie). 

"Loin de prétendre à la scientificité, toute la psychologie nietzschéenne est en un sens métaphorique."  Patrick Wotling – La pensée du sous-sol, p 59.

 

 

            Puis, après un repas bien arrosé.... Un petit geste pour la planète... un grand geste pour l'humanité...

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Etat d'apesanteur de lendemain de fête... 

      ....

"En conclusion – et tant pis si, selon Flaubert, « la bêtise consiste à conclure » -, je dirais que seule la mélancolie, la « maladie du temps », incline un mortel à méditer sur sa vie et qu’il en existe deux formes. L’une lui laisse entrevoir un ailleurs à travers les trouées de la nostalgie et de l’espoir ; l’autre ne lui fait voir rien de neuf sous les nuages. Je suis passé de la première à la seconde comme on passe d’un jour gris à la nuit, quand les yeux sont peu à peu contraints à davantage de clairvoyance. J’ignore ce que le lecteur retiendra de ces pages écrites par un ego triste dont la vie spirituelle oscille de l’aboulie aux convulsions. Peut-être quelques formules qu’il saura placer dans un dîner en ville, à un moment où la conversation s’éteint – combler un vide par du vent, beau destin, en somme, pour les mots d’un auteur."

 Frédéric Schiffter in Frédéric Schiffter – (1) Sur le blabla et le chichi des philosophes, p 104. 

(2) Le bluff éthique – Frédéric schiffter – J’ai lu, essai 

(3) Clément Rosset – La force majeure – Les éditions de minuit – collection critique  .

(4) Patrick Wotling – La pensée du sous-sol – Allia. 

 

Offrez des livres...

 

 

 

 

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 18:44

 

 

      « L'alcool tue lentement, on s'en fout on n'est pas pressé. »

Georges Moinaux, dit Georges Courteline.

 

 «Le fumet d'ivresse grâce à une dose infinitésimale, soit mille fois moins qu'un verre d'alcool»

 

Que devient-on lorsqu'on ne se nourrit pas ?

 

On végète. 

                On se flétrit. 

                              On jaunit. 

                                   On se décompose.

 

Heureusement Les ‘Designers’ en mal d’intelligence concrète ont toujours – où que vous soyez – un ‘Concept’ génial à vous fourguer. 

J’ai nommé La brum’ivresse. Conseillée à tous. Sans l'inconvénients. Un condensé de particules ultra-volatiles – infinitésimales - provoquant la « La sensation d’ivresse » sans jouer avec votre vie. 

Impossible, dites-vous ?

Quadrature de l’ivresse ? 

           Votre raison raisonnante manque singulièrement d’intersections.

 

Cette petite merveille en vente libre saura délecter vos goûts d’élévations. 

Le «Wahh Quantum Sensations», le spray libère 0,075 millilitre d’alcool – quantum nécessaire à la stimulation des neurones. Une homéo-évasion, un paradis qui vous emporte sans nuisances.

A votre guise – votre cerveau s’offrira de vraies spiritualités tout en vous libérant du fardeau du porte-monnaie.

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Le « Whif » inhalateur de thé vert, café, chocolat. 

Dans un emballage comestible « WikiCells ».

 

Mais attendez, je me suis dit – cette note narcotique, ce produit, cet effet… 

Ce fumet d’intelligence à une dose infinitésimale de culture, soit dix mille fois moins qu'un livre classique. Je le connais. J’en ai fait l’expérience. 

Les produits de la rentrée littéraire… 

 

                       L’espace de la non pensée

                                                           Appelons ça le néant. 

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  R comme réseau de résistance.

 

 

« La vie est poésie, c’est-à-dire création. » Georges Canguilhem 1952. 

 

Précision nécessaire. 

Le concept au sens de Deleuzien est un processus créatif et effectif de la pensée. 

C’est la figure d’une philosophie apprenant à penser, une matière critique, formatrice, opposée au réductionnisme - inscrite, donc, dans une conception traditionnelle. 

 

Une philosophie exigeante et questionnante au sens de Georges Canguilhem, lequel affirmait que le cours de philosophie au lycée avait pour but «d’apprendre à penser ». 

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ENIVREZ-VOUS de poésie, de vertu, à votre guise.

Buvez ce breuvage qui « rétablit l’estomac et l’esprit dans l’équilibre naturel de l’idéal*. » *Baudelaire salon de 1846, Pléiade p 48.

 

ENIVREZ-VOUS 

Il faut être toujours ivre, tout est là ; c'est l'unique question. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.

 

Mais de quoi ? De vin, de poésie, ou de vertu à votre guise, mais enivrez-vous!

 

Et si quelquefois, sur les marches d'un palais, sur l'herbe verte d'un fossé, vous vous réveillez, l'ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l'étoile, à l'oiseau, à l'horloge; à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est. Et le vent, la vague, l'étoile, l'oiseau, l'horloge, vous répondront, il est l'heure de s'enivrer ; pour ne pas être les esclaves martyrisés du temps, enivrez-vous, enivrez-vous sans cesse de vin, de poésie, de vertu, à votre guise.

 

Charles Baudelaire. (In Les petits poèmes en prose)

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Présentation

  • : Le chêne parlant
  • : L'éclectisme au service de la pédagogie & L'art de suivre les chemins buissonniers. Blogue de Virginie Chrétien chrétien. Maître formatrice en lien avec l'ESPE de Lille. Rédactrice chez Slow Classes. Partenariat : philosophie Magazine. Écrivaine : La 6ème extinction - Virginie Oak.
  • Contact

Introduction.

L’éducation, dans son étymologie même, c’est : «Educere, ex-ducere, c’est conduire « hors de » rappelle le philosophe Henri Pena-Ruiz dans Le Philosophoire. Charles Coutel parle quant à lui d'[Educarea] ēdŭcāre ‘prendre soin de l’ignorance de l’élève’. "Le rôle de l’éducation - dit-il - c’est de me disposer à mon humanité en moi grâce à mon instruction." Ecoutons George Sand… « Mes pensées avaient pris ce cours, et je ne m'apercevais pas que cette confiance dans l'éducabilité de l'homme était fortifiée en moi par des influences extérieures. » George Sand, La mare au diable, Folio Classique, 892, P 37. Ce blogue se propose de partager des outils pédagogiques, des moments d'expériences, des savoirs, des lectures, de transmettre des informations relatives à la pédagogie ordinaire et spécialisée, des idées d’activités dans les classes allant du CP au CM2 en passant par la CLIS. Enfin, on y trouvera aussi quelques pensées plus personnelles. « Notre savoir est toujours provisoire, il n'a pas de fin. Ce n'est pas l'âge qui est le facteur déterminant de nos conceptions ; le nombre de « rencontres » que nous avons eues avec tel ou tel savoir l'est davantage, ainsi que la qualité de l'aide que nous avons eues pour les interpréter... » Britt-Mari Barth, le savoir en construction. ________________________________________________________________________________________________ 1 Le Philosophoire, L’éducation, n° 33, P16 2 P 52, Britt-Mari Barth – Le savoir en construction – Retz – Paris – 2004 – Isbn : 978725622347

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