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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 07:59

« Regarder d’en haut, c’est regarder les choses avec détachement, distance, recul, objectivité, telles qu’elles sont en elles-mêmes, en les replaçant dans l’immensité de l’univers, dans la totalité de la nature, sans leur ajouter les faux prestiges que leur prêtent nos passions et les conventions humaines. »

 

Pierre Hadot.

Qu’est-ce que la philosophie antique ?

(1995)


Les sciences, Pourquoi ?

 

Lorsque j’ai passé l’épreuve mémoire du CAFIPEMF, l’un des arguments qui m’a été opposé était le suivant : « On a l’impression – avec vous – que les sciences sont le remède miracle, la réponse à tout. »
Naturellement, vous vous en doutez – ma réponse a été plus que maladroite, lamentable.
Incapable d’évoquer mon travail sur les albums, je me suis jetée tête haute dans les rets du filet. 

(Le stress peut provoquer chez l’individu humain (donc chez l’élève !) des réponses adaptatives assez variées. On peut citer le cas de la totale indifférence ou encore de l’exacerbation des capacités neuronales accompagnée d’un pouvoir de réflexion décuplé ; tel le zèbre qui jaillit des broussailles… Trêve de rêveries… Malheureusement, il existe également une autre réponse physiologique possible : celle de la sidération. La sidération – c’est celle de la girafe qui reste immobile face au prédateur – voire, encore, celle du blaireau qui tombe en catalepsie : un étatMedusa by Carvaggio qui s’apparente étrangement à celui de la mort – lequel s’accompagne généralement d’une odeur exécrable (supposément dissuasive dans le cas où le carnivore affamé tenterait néanmoins de dévorer tout cru la charogne). Pour ma part, vous vous en doutez, j’appartiens à cette dernière catégorie – décomposition totale – black-out de la pensée - effluves en moins. Du moins on l’espère pour le jury…)

 

Evidemment, les sciences ont besoin d’être défendues.

Elles détiennent une qualité, qui se retrouve bien évidemment dans d’autres matières (mais dans une moindre mesure) celle d’être une matière intru-disciplinaire.

        

Qu'es aquò ?

 

J’y viens… 

 

« Les concepts quotidiens se forment spontanément au cours de l’expérience, avec un faible concours du langage »(1) p 53. Reprend Yves Clot à propos des pensées de Vygotski. Pour dire simple : nous serions en quelque sorte « programmés » pour conceptualiser dès la naissance.

 

La chercheuse en sciences cognitives Britt-Mari Barth confirme cette thèse dans un livre consacré à l’apprentissage de l’abstraction : « Quand quelqu’un décide que tels éléments vont ensemble pour certaines raisons, il a formé un concept. » (2) Ce caractère de notre esprit - " naturel" - ou du moins spontané est très avantageux sur de nombreux plans.

Pensée arborescente

 

Ce procédé génère une économie de pensée, permet de gagner en mémorisation, donc de réfléchir plus efficacement.

 

Classer, diviser, trier, compartimenter, voilà des principes efficaces, des procédés commodes, sérieux, rassurants, conformes à la logique. 

  

A l'évidence, l’avantage non négligeable d’abstraire est de pouvoir trier les idées en différents champs, de les classer en différents ensembles susceptibles d'être eux-mêmes enchâssés, croisés, modifiés...

 

 Par exemple, si je dispose de la connaissance :

                                                                     

                                                                       Mammifère


                                                                         carnivore
                

                                                                    Félin -  canidés


                                                                     Chat  - chiens
 

Ces concepts me permettront d'accéder à la complexité du monde plus rapidement, de le rendre intelligible. Si le chat est un mammifère, je sais qu'il a le sang chaud, qu'il allaite ses petits, etc. sans même ne l'avoir jamais vu.

 

De fait... Faire des catégories est une aptitude intéressante.

Et c’est tout le travail de Stanislas Dehaene que de décrypter comment fonctionne ce système.  « Notre système visuel « catégorise » - dit-il -  c'est-à-dire qu’il décide de regrouper des images très différentes en un seul et même objet. » (3)

 

De fait, nous conceptualisons sans cesse, nous analysons de nombreux paramètres afin d’évaluer notre environnement, d’en déterminer les dangers potentiels. Nous émettons des hypothèses, nous jaugeons les risques.

Mais cet avantage adaptatif, cette qualité qui consiste à « intégrer à chaque objet perçu, l’ensemble de ses qualités sensibles »(4) n’est pas sans incidence… « Notre propension à imposer du sens et des concepts inhibe notre conscience des détails qui constituent ces concepts. »(5) p 104. Rappelle Nicholas Taleb. Les glissements sémantiques nous guettent à tous les coins de la pensée. De l’analogie à l’amalgame, il n’y a qu’un pas.  

Ainsi, si elle est inévitable, pour Nicholas Taleb « La catégorisation conduit toujours à minimiser la complexité réelle des choses. » (5) p 43.

 

Le problème n'est donc pas le concept en lui-même. Mais la limitation du monde à ces derniers. Lorsqu'on est contonné aux limites d'un petit univers, comment s'envoler vers d'autres mondes ? S'affranchir des frontières et développer de nouvelles représentations ? 

 

Nous y voilà… Enfin.


Le Français, les mathématiques sont des concepts - appelons-les étiquettes, pour quoi non ? - utiles à fin de se repérer, pas de doute.

 

Le souci est de les enfermer en disciplines hermétiquement closes.

 

«Il faut remarquer que l'hyper-spécialisation des sciences humaines détruit et disloque la notion d'homme… » Explique Édgar Morin, science avec conscience, p 118.

 

Pourquoi ?

 

Le fait que les matières soient cloisonnées, qu'une frontière imperméable bien souvent matérialisée par l’emploi du temps, les sépare y contribue.  Ce principe de dissociation ne se fait pas en un jour. Mais il finit par produire de puissantes structures dans l’esprit.  Chaque système étant clos sur lui-même telle une bulle, sclérose l’esprit d’analyse global – interdit les interactions complexes.

 

Il s'agit - non pas d'en revenir à une vision multidisciplinaire ou interdisciplinaire - mais de construire des pratiques "intru-disciplinaire". C'est-à-dire d’être attentif, de rendre lisible les intrusions effectuées par chacune d'entre elle en chacune.

Par exemple, comme nous le verrons dans un prochain article, faire des mathématiques en fabriquant un moulinet (moulin à vent).

 

Pour enfoncer le clou : Loin de complexifier l'apprentissage - rendre explicite l'usage du "français" en "math" (lorsqu'on lit un problème), c'est valoriser l'usage du français, certes. Mais c'est surtout pointer la faille qui - souvent - fait échouer les élèves en évaluation (Ce dont ils n'ont absolument pas conscience. Ces derniers attribuant leurs difficultés à des déficiences en terme de calcul et non de compréhension linguistique de l'énoncé.). Bref, c'est provoquer de nouvelles intelligibilités, c'est pousser encore plus loin la clarté des apprentissages - au sens de Britt-Mari Barth, Patrick Rayou et bien d'autres militants de la "pédagogie explicite" (Bien que cette dernière relève d'un concept différent : celui d'une programmation explicite.). Créer des passerelles, des liens, des ponts. Pour reprendre les propos de Roland Jouvent à propos des neurones  « … l'important c'est moins leur nombre que leur ramification. »

 

Bref, l’important est de non pas réduire un individu ou une discipline à des contenus isolés mais les replacer dans leur complexité, leurs influences, rendre transparente leurs interactions. Simplement, rétablir les relations qui composent le monde.
 Eratosthene - 276 av J.C. - 194 av. J.C.
Aussi en 198 av. J.-C. le Grec Eratosthène était-il à la fois poète, critique littéraire, géomètre, historien, astronome, mathématicien, directeur de la bibliothèque d’Alexandrie et bien sûr encyclopédiste…   A l’époque, jusqu’à une période assez récente (Voltaire…) ce qui était préconisé c’était la recherche d’un savoir universaliste.

  

 

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Roland Jouvent... Psychiatre à l'hôpital de La Salpêtrière, Directeur de l'unité CNRS consacrée aux émotions... France Culture, émission d'Olivier Lyon Caen avec ou sans rendez-vous (14h00-15h00) du mardi 1er septembre 2009 intitulée « mémoire et psychiatrie ».

 


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(1) Avec Vygotski, Sous la direction d’Yves clos, la dispute, 1999, P 53.
( 2) Britt-Mari Barth, L’apprentissage de l’abstraction, Retz, Paris , 1987,  P 29
(3)Les neurones de la lecture, opus cité, page 349-350.
(4) Les origines de la pensée chez l’enfant, Henri Wallon, PUF, 1945 PP 478-479.
(5) Nicholas Taleb, Le cygne noir.

 

 

 

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Sites

 

Revue Tréma.

 

Du graphisme à la verbalisation - Académie de Lille.

 

Skhole.fr. (Une mine su Vygotski - Annah Arendt, et;)

 

Hubert Reeves :

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Published by Le chêne parlant - dans Recherche pédagogique - Sciences
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commentaires

Frédéric Schiffter 21/01/2012 10:29

Constance,

Votre réponse n’est qu’une suite de dénégations.

Vous dites que vous et vos amis n’idolâtrez pas Michel Onfray. Regardez objectivement votre blogue comme si, par hasard, vous tombiez dessus pour la première fois (vous verrez, tous ces portraits
du Maître dupliqués à l’infini, ça fait un choc !).

Vous dites que vous et vos amis y livrez — sur votre blogue — des réflexions personnelles. Personnelles ne veut pas dire philosophiques. Pour ma part, je n’ai jamais lu sous la plume de ce pauvre
Marc ou d’Ewa, la moindre analyse digne de ce nom.

Les éléments de langage pris au Maître ne sont pas des concepts.
Citer n’est pas penser.
Recopier n’est pas écrire.
Nul psittacisme ne donnera jamais la moindre philosophie.


Vous dites que vous, Constance, ne m’avez jamais insulté. Pourquoi, en ce cas, vous êtes-vous félicitée de la page écrite par ce tas de fiel qui se fait appeler Ewa ? Si vous prétendez que vous ne
m’avez pas insulté, dois-je comprendre que vous vous désolidarisez de cette page ? Alors ayez le courage de le dire. Ayez le courage de le faire savoir à l’intéressée. Ayez le courage d’exiger
d’elle qu’elle la retire. Ayez le courage de la retirer vous-même. Pensez-vous que cette si lâche mise au pilori de mon nom contribue à la grandeur philosophique de votre blogue ?


Axel est un gentleman. Il me fait comprendre qu’au fond de vous vous êtes désolée de cette dispute. Peut-être a-t-il raison.

Si tel est le cas, avant que je ne prenne le large, permettez-moi de vous dire encore ceci.


Quand on est sincèrement férue de philosophie, comme vous le prétendez, et que l’on a le désir de faire partager ses lectures, ses goûts, ses pensées, ou bien de faire connaître ses allergies, de
faire part de ses emportements, que sais-je encore, pourquoi s’associer à des gens de moindre qualité que soi et s’abriter derrière une enseigne collective ?

La pensée est affaire de solitude et de singularité. Aucun groupe, fût-il constitué d’amis exquis et hédonistes, ne permet à l’un de ses membres de conjuguer son intelligence et sa culture à la
première personne du singulier. Le groupe est un enfermement.

Sur votre blogue, Constance, il n’y en a qu’une qui travaille : vous. Mais ne remarquez-vous pas que, chaque fois que vous évoquez un autre auteur que Michel Onfray : Misrahi, Lenoir, Enthoven,
Comte-Sponville, etc., vous suscitez une jalousie, un agacement, et provoquez des remontrances «amicales ». On compte sur vous pour conférer au blogue une allure moins sectaire, mais, aussitôt, on
vous en fait grief. Non ? Vous ne le voyez pas ? Vraiment ?

Mon sentiment est que vous ne gagnez rien ni intellectuellement ni affectivement à (on)frayer avec cette bande et je crois que, en secret, vous le savez.

Si, donc, Michel Onfray vous inspire tant de beaux sentiments libertaires, comment se fait-il que vous ne puisiez pas chez lui la sagesse de penser en amazone solitaire ? Faites comme Virginie,
ouvrez un blogue, lancez-vous, façonnez par l’écriture votre propre sculpture spirituelle. Quelle lien — j’ai envie de dire quelle laisse — vous retient ?

Soyez assurée que si vous faisiez montre d’une pareille liberté, vous regagneriez mon estime — ce qui n’est guère important — et, surtout, la vôtre.

Bien à vous,

Frédéric Schiffter

constance 20/01/2012 22:36

Je rajoute ceci, si vous le permettez, Virginie (avez-vous compris que nous sommes chez vous en terre neutre ?).

Monsieur Schiffter,

Je peux comprendre très facilement votre sensibilité. Vous êtes un homme sensible.

Ecrire c'est s'exposer à la brutalité et je suis une inadaptée de ce système. Je vous le redis, le large existe et l'on apprend plus d'un être par ces réflexions intimes, que sont les livres, que
par ses emportements d'ego. Ainsi, je vous invite à laisser là nos échanges car, vous le savez, ils n'ont pas d'importance.

constance 20/01/2012 21:07

Monsieur Schiffter,

Voilà donc ce qui me vaut la poubelle.

Vous ne venez pas assez souvent nous voir alors, car sinon vous auriez compris comment fonctionne BaO. Nous sommes un site communautaire, relayant la pensée de Michel Onfray et qui, durant les
périodes plus calmes, met en avant des réflexions personnelles.

Je ne consulte pas mes amis blogueurs avant la parution d'un de mes articles, ils ne le font pas non plus et n'ont pas à le faire.

J'ai trouvé votre Bluff éthique bien meilleur que votre Philosophie sentimentale, je voulais d'ailleurs le coupler en comparaison avec Frédéric Lenoir et son traité
(http://banquetonfray.over-blog.com/article-frederic-lenoir-petit-traite-de-vie-interieure-frederic-schiffter-le-bluff-ethique-68181429.html), je ne l'ai pas fait, non pas parce qu'on m'en aurait
empêchée (décidément, vous ne comprenez pas), mais tout simplement parce que votre Bluff est trop vaste pour être servi sur un demi-article.


Ce portrait d'Ewa (que vous pouvez ne pas apprécier, qui peut vous rendre la pareille) que vous évoquez m'a fait sourire, comme parfois certaines de vos descriptions hargneuses sur votre
blogue.

Je ne suis pas une victime, je ne donne aucun sens à ma vie avec le virtuel. Jamais je ne vous ai insulté. J'aime Michel Onfray que vous trouviez cela pathétique ou non. Pathétique : qui touche
l'âme

Aucun de nous trois (Marc, Ewa et moi-même) n'idolâtre Michel Onfray et quand bien même nous le ferions, vous ne seriez pas concerné comme nous ne le sommes pas par votre blogue. Ainsi donc, vous
pouvez me garder en piètre estime. Votre talent n'excuse pas tous les mots. C'est ainsi que j'aime juger du tout.

"Le large existe" Pascal Quignard

Frédéric Schiffter 20/01/2012 11:49

Constance,

Je vais vous dire pourquoi je vous tiens en si piètre estime.

L'idolâtrie m'est odieuse. Le blogue sur lequel vous intervenez fait songer au temple d'une secte où le culte de la personnalité de Michel Onfray est proprement indécent et, surtout, indigne de
toute attitude philosophique. Réfléchissez un peu à ce dernier point. Quand on se rend sur votre page, on a le sentiment qu'il ne s'agit pas d'un forum, comme on dit, mais qu'il s'y joue pour ses
"animateurs" une sorte de drame affectif, qu'ils y expriment un désir — impuissant et malheureux — d'être aimés d'une sorte de figure de Guide Spirituel. Ce n'est pas qu'une impression personnelle.
Les personnes à qui je montre votre blogue pour qu'elles se fassent une idée concrète du dogmatisme onfrayien, sont sidérées par une telle manifestation de servitude intellectuelle. Vous vous
faites pieusement non pas l'écho mais le relai de tous les sermons que profère Michel Onfray ici et là dans les media et, visiblement, rien que cette activité d'apôtres donne un sens à votre vie.
Un indice, que dis-je, un signe, que dis-je, un symptôme de votre carence en personnalité c'est cette habitude d'apposer vos noms au bas d'un texte recopié de Michel Onfray, à côté de sa signature.
Pathétique.

Ensuite, en ce qui vous concerne, vous, plus précisément.
Quand vous eûtes la gentillesse de consacrer une page à mon bouquin, je vous répondis que je me félicitais d'une telle attention. Aussitôt, cette pauvre bonne femme qui répond au nom de Monica,
croyant que le verbe "se féliciter" signifiait non pas "se réjouir", mais octroyer à soi-même des félicitations (quel niveau !), ouvrit contre moi les hostilités, renforcée par votre bande d'amis
tous aussi hargneux les uns que les autres et qui, au passage, Axel a raison, vous firent comprendre à mots couverts que vous aviez eu tort de dire du bien d'un philosophe sans qualités. Un peu
piteuse, vous avez alors tenté des manœuvres diplomatiques non pas sur votre blogue, afin de calmer la meute, mais en douce sur mon propre blogue, messages que j'ai laissé paraître, avec l'idée que
vous n'étiez pas solidaire de ce lynchage.
Car il s'est bien agi d'un lynchage. Quand je suis venu sur votre blogue, vous et vos amis vous connaissiez mon nom, mes traits, ma voix. Mais pour moi, vous êtiez des gens cachés dans l'anonymat
et, sans doute, masqués sous des pseudonymes. Faut-il que mes sarcasmes énoncés à visage découvert aient visé juste, car, malgré votre planque lâche et confortable, vous avez jugé bon de consacrer
une page entière à m'insulter en personne (et non, comme le titre le laisse entendre fallacieusement — audimat internétique oblige — à critiquer mon livre). N'est-ce pas là une méthode riquiqui de
groupuscule sectaire? Vous avez délégué la besogne à une vieille fille qui écrit à l'image même de sa laideur (et qui ne vous aime guère, réfléchissez à cela, aussi) et, vous, Constance, vous
n'avez pas réagi — alors qu'entre nous il n'y avait aucune fâcherie. Naturellement, cette petite infamie a fait "flop" tellement on y a vu rien d'autre qu'une vengeance sans moyens ni talent.
Néanmoins, j'attendais de vous un message, ou même un mayle, où vous auriez pu dire votre gêne ou votre désaccord avec cette page minable. Comme rien de ce genre n'est venu, à ce jour, vous perdiez
ma sympathie et, comme vous sembliez vous-même le désirer, je vous ai jetée dans la même poubelle du mépris avec vos amis sans envergure.

Cessez donc de passer pour une victime de ma prétendue méchanceté alors que c'est votre propre manque de courage qui vous ôte toute qualité aimable et fait de vous votre seule ennemie.

Bien à vous,

Frédéric Schiffter

P.S.: Pardonnez, chère Virginie, pareille occupation de votre blogue. Merci pour votre patience.

constance 19/01/2012 21:23

Bonsoir Virginie, bonsoir Axel,

Chaperon : personne grave qui accompagne une jeune fille.

C'est vrai que parfois, on m'appelle encore mademoiselle, mais cela commence à être rare.


Je suis dans le virtuel telle que je souhaiterais qu'il soit. Nous devons faire des choix.

Mon commentaire précédent était ironique. Hargneuse et culcul. Je revendique ce dernier s'il signifie gentillesse et attention. Le talent ne suffit pas. Monsieur Schiffter écrit à l'occasion, assez
bien. Que faire de sa médisance ? Juger d'un tout. Et le juger mal. La méchanceté comme moyen facile de rendre ridicule. L'impolitesse, le mépris. Et la complaisance envers ceux qui les
pratiquent.

Alors bien évidemment, je choisis Michel Onfray car il est sur ce point l'exact contraire de monsieur Schiffter.

Axel 19/01/2012 11:39

Pour Ewa,

« … pures inventions et manipulations de Frédéric Schiffter » : Je tiens à rétablir les faits : Frédéric Schiffter il ne m’a jamais parlé de ce sujet ; c’est en allant sur votre espace que je suis
tombé sur des échanges assez chauds pour cause de philosophie sentimentale’ (cela remonte à quelques mois déjà).

« Que vous le suiviez et répétiez ses paroles, cela ne m’étonne plus ».
Pourquoi un tel procès d’intention ?
Je ne voulais ici que glisser une parole aimable à Constance. Vous répondez à sa place. Soit. Je suppose que vous etes son chaperon.

Ps : restons-en là, si vous le voulez bien, a polémique ne m’intéresse pas.

Ewa 19/01/2012 10:31

Excusez-moi, Virginie, mon irruption sur votre blog (entre parenthèses, très intéressant), mais cette intervention m’a paru nécessaire. C’est la première et la dernière, je vous promets.
Bonne journée à vous!
Ewa

Ewa 19/01/2012 10:29

Pour Axel,
« Les remontrances amicales » sont des pures inventions et manipulations de Frédéric Schiffter, Que vous le suiviez et répétiez ses paroles, cela ne m’étonne plus.
Sur « banquet avec onfray », chacun de nous trois (nous étions quatre au départ, une personne n’est plus là, sûrement parce qu’elle adorait Frédéric Schiffter et les autres l’ont empêché de l‘
»aimer« ) est libre d’écrire et de publier l’article qu’il veut.
Les différents points de vue sont à la base de notre blog, c’est grâce à nos différences qu’il a été créé :
http://banquetonfray.over-blog.com/article-apres-avant-59734040.html

et de nombreuses discussions enflammées en témoignent, par exemple :

- sur le féminisme : http://banquetonfray.over-blog.com/article-non-au-proces-du-feminisme-78571017-comments.html#anchorComment

- sur la psychanalyse : http://banquetonfray.over-blog.com/article-michel-onfray-les-actus-72633026-comments.html#anchorComment

- sur l’université populaire : http://banquetonfray.over-blog.com/article-experience-a-l-up-au-theatre-du-rond-point-a-paris-78866856-comments.html#anchorComment

- sur Guy Môquet http://banquetonfray.over-blog.com/article-mo-88835713-comments.html#anchorComment

- sur l’amour http://banquetonfray.over-blog.com/article-michel-onfray-conferences-sur-france-culture-82482967-comments.html#anchorComment

virginie 18/01/2012 15:53

Chère Constance,

Allons, n’allez pas vous mettre à me ressembler !

Vos contributions sur le site de « Banquet avec Onfray » sont toujours mesurées, alternant désir de partage, curiosité et envie de calmer les passions humaines (ce qui – soit dit en passant –
réclame une sacrée dose de courage – et d’abnégation ! - à lire certains échanges.)

Par ailleurs, vous avez toujours su me témoigner attention, écoute et bienveillance (La bienveillance est un substantif qui fait ricaner les imbéciles.), c’est un trait de caractère que
j’affectionne particulièrement. Un point encore qui – je l’espère - nous réunit.

Au plaisir de vous lire.

Amicalement, Virginie.

Axel 18/01/2012 08:01

Bonjour,


Allons Constance, vous aviez aimé ‘Philosophie sentimentale’ et l’aviez en son temps fait savoir du côté du Banquet, ce qui me semble vous avait valu quelques déboires - ou remontrance amicales ;
vous n’etes point du genre à vous laisser abattre pour si peu… Rien n’est irréversible ni figé.

Je m’en laisse Virginie vous remonter un peu le moral, mais c’est toujours plaisir que de recevoir vos contributions pleines d’humour et de courtoisies.

Sur ce, je vous souhaite une fort agréable journée, mon ‘patron’ venant me harceler…

constance 17/01/2012 20:39

Bonsoir Virginie,


"l'insignifiance cucul et parfois hargneuse de ses considérations" - je crois ne rien avoir à dire, en effet. Tout moi.

Axel 17/01/2012 11:11

Chère prosatrice de la nuit,

Je me dois de reconnaître que sans encore avoir lu le livre « L’ordre libertaire », j’en suis déjà saturé jusqu’à nausée tant le tapage médiatique fait autour de cette défense de Camus (en avait-il
vraiment besoin ?) a pris des proportions frisant l’indécence.

Cela devient aussi un peu rengaine que cette manière qu’a M.Onfray de présenter les auteurs et penseurs qui ont sa sympathie comme des exclus du « système », des parias de l'intelligentsia, des
non-normaliens, etc. Nous parlons ici, comme souligné à juste titre d’un Nobel de littérature. Comme paria on fait mieux…
Camus, anarchiste et libertaire, proudhonien, je veux bien mais au vu de mes souvenirs cela me paraît relever en grande partie de l’entreprise de récupération (pour le démontrer il me faudrait me
replonger dans cette très belle et très complète biographie de Camus commise par Olivier Todd – le temps m’en manque pour l’instant).
Quant à Camus proudhonien, pour avoir lu il y a peu le petit livret de Proudhon sur l’art, ainsi que, suivant là un fort judicieux conseil, la pornocratie, je ne pense pas que vouloir ranger Camus
sous la bannière de Proudhon soit à la vérité très flatteur pour l’auteur de si belles Noces.

Médiapart conclu son billet à ce sujet ainsi : « Michel Onfray dresse un portrait de Camus. Mais sans doute aussi un auto-portrait. Il ne s'en défend pas vraiment lorsque François Busnel lui pose
la question ». Ce qui donne raison à la remarque N°3 soulevée plus haut (commentaire 6).

Enfin, et ce fut le pompon pour moi, la lecture d’un entretien récent ou se trouve ce passage :

Michel Onfray, la joie dont parlent les mystiques qu'affectionne Franz-Olivier Giesbert ne vous fait-elle pas envie?

M. O.: Pour tout vous dire, et c'est un scoop, j'aurais aimé être moine. Consacrer ma vie à mes idées, ça m'aurait plu. Et je n'aurais pas voulu être moine dans un ordre laxiste, non, mais dans un
monastère où l'on ne voit ni ne parle à personne. Il n'y avait qu'un obstacle à cette vocation, c'est que je n'avais pas la foi… Mais, d'une certaine façon, je ne suis pas loin de mener cette
vie-là. Je me lève pour me mettre à mon bureau, travailler, puis prêcher, faire des sermons!

Le cloitre pour un hédoniste libertaire est quelque peu surprenant. Mais soit (je connais la musique, et l’hédonisme défendu ici n’est pas l’hédonisme du vulgaire, etc.). De là à entendre que
l’existence du désormais très médiatique philosophe n’était pas loin de la vie monacale !.. J’en fus presque renversé de ma chaise (sauf à imaginer M.Onfray en Monseigneur Gaillot de la philosophie
je ne vois pas comment ce miracle est possible). Mais de mon fauteuil j’ai bien chu en apprenant que l’exercice auquel il s’adonnait avec tant de convictions relevait en pratique du prêche et du
sermon.

J’en aurais été amer à moins que cela…

Au plaisir de nous revoir pour en discuter de vive voix, ce qui ne saurait tarder j’en suis sûr.

Frédéric Schiffter 17/01/2012 08:16

Chère Virginie,

Un mot sur le mot que vous avez laissé sur mon blogue.



L'époque est à la vulgarisation, c'est-à-dire à une forme de destruction du savoir. Oyez, braves gens ! Vous voulez tâter de l'astrophysique ? Voilà du Tranh-Truc-Chose (avec du spirituel en
prime). De la philosophie ? Voilà du Onfray (avec de la rébellion pour épicer la soupe). Bien sûr, une fois que vous aurez consommé ces produits, vous serez ignorants comme devant, mais, comme vous
en retirerez des éléments de langage, vous pourrez donner le change.

C'est ainsi que, de même que Valérie Damidot relouque les gourbis populaires avec un design de pacotille, les gourbis restant des gourbis mais repeints et remeublés, de même ces auteurs médiatiques
relouquent au rabais l'ignorance de leurs consommateurs qui restent ignorants mais font les malins sur des blogues (je ne parle pas de vous).

Regardez ceux-ci et ceux-là. Ils font des Oh! des Ah! Les larmes leur viennent zauzieux tellement ils sont éblouis par tant d'audace esthétique et intellectuelle.

Naturellement, Valérie Damidot et les deux types cités plus haut se foutent des gens. Que les gens s'en montrent satisfaits est un phénomène banal puisqu'ils ont eu le sentiment qu'on s'occupait
d'eux. C'est la servitude intellectuelle.

Prenez l'exemple de Constance. Elle s'imagine que les journalistes découvrent "l'homme-Camus", alors que, manifestement, c'est elle qui ignore tout de Camus — comme si, selon le bobard d'Onfray, le
vilain système platonico-freudo-sartrien, avait cherché à lui dissimuler la "grandeur" de cet écrivain. Camus est l'auteur de chevet de Valérie Damidot et des petites bonnes femmes.

Si cette personne n'est pas autorisée à dérouler son pataquès sur mon blogue c'est tout simplement en raison de l'insignifiance cucul et parfois hargneuse de ses considérations.


Je me félicite que vous soyez une lectrice de Clément Rosset.


Bien à vous,

Frédéric Schiffter

virginie 17/01/2012 03:50

« sa joie ne peut se recommander d’aucun fait précis,
d’une part en raison du principe qui interdit à une louange générale de s’appuyer sur un seul fait,
d’autre part pour cette simple raison qu’il n’est de toute façon aucun objet dont elle puisse se recommander, celui-ci cédant invariablement à l’effet corrosif de l’analyse et de la réflexion.
»
Clément Rosset.
La force majeure. P 8

Chère constance,

Nos points de vue semblent assez proches – à vous lire. En conséquence, permettez-moi de poursuivre à partir de ce dernier regard de votre 5ème billet.
Effectivement ce « trop » - cet accord inconditionnel – ce consensus médiatique - semble trop lisse – trop « vrai » – trop « beau » pour ne pas (r)éveiller – chez moi – un mécanisme fait dans un
premier temps de surprise, d’interpellation, d’une manière générale d’écoute attentive, puis dans un second temps – invariablement – d’une analyse réservée, pour ne pas dire méfiante.

Remarque n° 1 :
Michel Onfray a bâti sa notoriété sur le concept de « contre histoire de la philosophie ».
Ce regard singulier sur le « petit », l’oublié, le non « révélé » (pour rebondir sur les termes bibliques usités par MO lui-même), le presque perdu, l’inaudible, voilà un acte réjouissant. Lutter à
la marge – s’opposer au rejet – aux discours préfabriqués – aux idées toutes faites – faire ressortir les pensées ou êtres méprisés au grand jour s’accorde – effectivement - avec mes propres
dispositions.
Donner à penser – sortir des sentiers battus – lire et taper des considérations philosophiques sur « ma table de chêne », pour reprendre les termes de Clément Rosset, est un principe de vie - pas
si mal – non ?

Remarque n° 2 :
Aux performances télévisuelles et éditoriales du philosophe proprement surhumaines (après tout, pourquoi pas, « Il faut bien occuper le terrain » – disait-il – sinon, ce serait laisser place aux
discours rebattus des ‘bloubliboulguistes’ du savoir – des conformistes de la pensée.) à cette hyper médiatisation, donc, s’ajoute peu à peu les contradictions propres aux discours rapides,
intenses, fréquents. L’intensité percutante et particulière de ses premiers écrits semble peu à peu se modifier… On se trouve peu à peu confronté à autre chose - quelque chose de différent.

Remarque n° 3 :
Les éléments biographiques propres à Camus et à Michel Onfray semblent trop proches, trop « semblables » pour ne pas allumer les « warnings » de la gêne et de la réserve. Bref un vague malaise –
pour ne pas dire un désagréable arrière goût m’ont soudainement envahi.
Citons entre autre points communs : la progression du rien au tout, le passage de l’ultra « rusticité » à un confort « bourgeois ». L’ascension sociale – les combats aussi (bien que ceci mérite
développement) – bref, on dégage rapidement un ensemble de points – ou de données – étrangement communs.

Aussi, dans bien des imaginaires le passage de l’un à l’autre s’effectuera-t-il « naturellement » (ce qui est – du reste – dores et déjà le cas). L’identification opérera sans même y réfléchir,
spontanément.

En gros, la notoriété de l’un – prix Nobel de littérature, excusez du peu – rejaillira sur l’autre.
De l’hommage, on passe à l’auto-célébration.

Simple coïncidence… ou escroquerie intellectuelle ?

Bonne journée. :)

constance 15/01/2012 21:21

Ah, oui, et pour les mèches :), je suis naturellement sur le roux, je l'aime bien, je vais le garder :-))

Pour ce qui est du stress, je n'y ai songé qu'en terminale, et il m'a gâtée. Moi aussi, je m'accroche, la curiosité nous sauve :-)


J'ai vu votre com chez Frédéric Schiffter, je ne peux vous répondre sur son blog, puisque je suis persona non grata. Que Michel Onfray (philosophe passionné, à passions donc) fasse un éloge (bon,
d'ailleurs) à Camus, voilà plusieurs années qu'il le promettait, cela n'a rien d'extra-ordinaire (dans son sens premier).
Ce qui m'étonne beaucoup plus, ce sont tous ces journalistes qui ont l'air de découvrir les qualités de l'homme-Camus, comme s'il avait fallu ce livre pour qu'ils en prennent conscience ou plutôt
qu'ils trouvent ce sujet vendeur. Le phénomène Onfray est un peu effrayant depuis Freud, je vous l'accorde, même pour moi.

constance 15/01/2012 18:39

Et si, en plus, on cumule avec http://news.doctissimo.fr/Psycho/Le-declin-cognitif-debuterait-des-45-ans-26536 l'âge... :-)

Virginie 14/01/2012 20:20

Chers Constance et Axel…

Et pourtant, sachez que cet état de sidération, (dû au stress) n’est que très peu exagéré. Bien sûr ai-je répondu au jury mais de manière fort peu appropriée.

En passant le concours de professeur des écoles, je me souviens avoir lu le sujet à 4 reprises sans en comprendre un traître mot ! (Le stress avait bloqué tous les flux d’informations.) Je vous
assure que c’est un état terrible que je ne conseille à personne.
Je me souviens de cette auditrice de France Inter confiant aux auditeurs combien le passage du bac en anglais lui avait été difficile : l’examinateur lui avait finalement conseillé de ressortir
quelques instants afin de respirer. Ce qui, finalement lui avait été bénéfique.

Science publique, Comment notre cerveau évolue-t-il avec l'âge ? émission du vendredi 5 février 2010 par Michel Alberganti, le vendredi de 14h à 15h

« ce qui contribue au vieillissement (du cerveau), c'est le stress. »
Olivier Phan, Psychiatre, praticien hospitalier, qui travaille en pédopsychiatrie à l’Institut Monstsouris : « ...il y a quelque chose d'essentiel pour le développement, c'est les émotions. Les
émotions ne se développent pas toutes seules mais se développent constamment en interaction avec les autres. Et on sait là de plus en plus l'importance des émotions dans le développement (du
cerveau) et la suite. »
André Delacourte, Président de l'ADNA, ancien directeur de recherche à l’Inserm : «Je suis tout à fait d'accord. Et je pense que les émotions participent justement à la deuxième phase du
vieillissement qui est pas le vieillissement moléculaire des tissus mais le vieillissement des réseaux neuronaux. Il y a certains réseaux neuronaux qui sont vulnérables. J'en parlais avec
l'hippocampe et avec la substance noire.. et je pense que.... L'hippocampe fait partie d'une région qu'on appelle la région limbique, le cortex limbique, c'est un vieux cortex, un
archéo-cortex…c'est celui des émotions, le cortex qui va gérer les peurs, les réflexes de fuites... Dans le stress ces régions là sont très stimulées. Et c'est peut-être les gens stressés qui vont
avoir finalement un vieillissement accéléré de ces régions et c'est là que démarre justement les processus dégénératifs... donc je crois qu'il y a un lien, en tout cas dans certains
circonstances...
Dominique Leglu, Directrice de la rédaction de la revue Sciences et Avenir «... les militaires dans des situations terrifiantes.. J'ai cru comprendre qu'il y avait même... presque des trous, en
tout cas des neurones qui avaient été détruits... »
… Phan acquiesce.

En conclusion : Je dois m’accrocher aux peu de neurones qu’il me reste.

Fort heureusement ma blonditude me permet de dire quelques nombre de sottises (Deleuziennes) que l’on me pardonne gentiment.

Moralité : faites des mèches !

Ps : ce conseil ne s’adresse pas à Axel… Quoi que de nos jours, qui sait ?

Bonne soirée :)

constance 14/01/2012 16:31

En effet, non crédible :)

C'est la peur, comme toujours, qui nous paralyse.

Axel 14/01/2012 09:53

"la sidération. La sidération – c’est celle de la girafe qui reste immobile face au prédateur – voire, encore, celle du blaireau qui tombe en catalepsie"

Mais c'est de l'auto-flagellation ! Un chêne parlant qui se compare à une girafe ou à blaireau en catalepsie, allons, ce n'est point un instant crédile.... :)

Présentation

  • : Le chêne parlant
  • Le chêne parlant
  • : L'éclectisme au service de la pédagogie & L'art de suivre les chemins buissonniers. Blogue de Virginie Chrétien chrétien. Maître formatrice en lien avec l'ESPE de Lille. Rédactrice chez Slow Classes. Partenariat : philosophie Magazine. Écrivaine : La 6ème extinction - Virginie Oak.
  • Contact

Introduction.

L’éducation, dans son étymologie même, c’est : «Educere, ex-ducere, c’est conduire « hors de » rappelle le philosophe Henri Pena-Ruiz dans Le Philosophoire. Charles Coutel parle quant à lui d'[Educarea] ēdŭcāre ‘prendre soin de l’ignorance de l’élève’. "Le rôle de l’éducation - dit-il - c’est de me disposer à mon humanité en moi grâce à mon instruction." Ecoutons George Sand… « Mes pensées avaient pris ce cours, et je ne m'apercevais pas que cette confiance dans l'éducabilité de l'homme était fortifiée en moi par des influences extérieures. » George Sand, La mare au diable, Folio Classique, 892, P 37. Ce blogue se propose de partager des outils pédagogiques, des moments d'expériences, des savoirs, des lectures, de transmettre des informations relatives à la pédagogie ordinaire et spécialisée, des idées d’activités dans les classes allant du CP au CM2 en passant par la CLIS. Enfin, on y trouvera aussi quelques pensées plus personnelles. « Notre savoir est toujours provisoire, il n'a pas de fin. Ce n'est pas l'âge qui est le facteur déterminant de nos conceptions ; le nombre de « rencontres » que nous avons eues avec tel ou tel savoir l'est davantage, ainsi que la qualité de l'aide que nous avons eues pour les interpréter... » Britt-Mari Barth, le savoir en construction. ________________________________________________________________________________________________ 1 Le Philosophoire, L’éducation, n° 33, P16 2 P 52, Britt-Mari Barth – Le savoir en construction – Retz – Paris – 2004 – Isbn : 978725622347

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